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Une dizaine de tombes, contenant en tout 23 sujets, ont été trouvées à Téviec par les époux Péquart, entre 1928 et 1930 : voici celle dun homme tenant un enfant dans ses bras. Source Archives de linstitut de paléontologie humaine, Mémoire n° 18, Pl. IV, Fig. I.
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Marthe et Saint-Just Péquart furent parmi les premiers, dans les années 1920, à formuler tout lintérêt que pouvaient présenter les îles et îlots des côtes bretonnes, autrefois rattachées aux côtes bretonnes. Leur isolement actuel font que ces vestiges archéologiques sont souvent mieux préservés quailleurs. Le but des époux Péquart était également de mettre en avant la relation entre les sépultures et les habitats néolithiques (1). Cependant, ils vont surtout sillustrer par la découverte des célèbres gisements mésolithiques (2) de lîlot de Téviec et de lîle dHoëdic dans le Morbihan. Lextrême sérieux de leurs recherches et de leur approche du terrain en font les grands spécialistes des fouilles des années 1930 en France.
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Cest comme touristes que Marthe (1884-1963) et Saint-Just (1881-1944) Péquart, nancéens dorigine, se rendent en 1912 à Carnac, ils sy fixeront pour entreprendre des recherches archéologiques sous la conduite dès 1915 de Z. Le Rouzic, conservateur du Musée de Carnac et reconnu comme un savant denvergure internationale. Il trouva dailleurs dans ce couple dindustriels lorrains des élèves assidus et une aide financière importante pour relayer les crédits publics. Ils furent associés entre autres à la restauration du site dEr Lannic, aux fouilles du Manio, au Lizo et éditèrent le fameux " Corpus des signes gravés des monuments mégalithiques du Morbihan " en 1927.
Lessor de larchéologie insulaire
Ils manifestèrent très rapidement un grand intérêt pour les îles " il nous sembla préférable de porter plus spécialement notre activité vers des régions vierges
Seuls les îles ou îlots, au large des côtes bretonnes, inhabités ou à peu près paraissent devoir remplir les conditions requises pour lenquête que nous désirons mener ". Cest ainsi quau cours des années 1920-30 le couple mena des recherches à Er Yoh près de lîle dHouat puis à lîle Brunec et à lîle aux Moutons dans lArchipel des Glénans. Ces fouilles réalisées dans des conditions matérielles difficiles, se font de façon très minutieuse (tamisage des terres) et raisonnée avec des relevés stratigraphiques. Elles saccompagnent très souvent de restaurations (relèvement de menhirs ou de dalles dallées couvertes) et systématiquement dune remise en état du terrain. Tous les objets sont déposés au musée de Carnac ou de Quimper après étude.
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Sur lîle dHoëdic ont été retrouvées quatre sépultures ornées de bois de cerf. Dressés en forme de hutte, ces bois supportaient les dalles funéraires et la terre qui recouvraient les sépultures (on en trouve aussi à Téviec). Source " Inventaria Archeologica ", éditions De Sikkel, " Hoëdic ", par Marthe et St-Just Péquart, 1954.
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| Bibliograhie |
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Marthe et Saint-Just PEQUART ; 1954 Hoëdic, deuxième station-nécropole du Mésolithique côtier armoricain. Anvers, De Sikkel, 93 p. (comporte une liste exhaustive de leurs travaux et publications).
Marthe et Saint-Just PEQUART et al. ; 1937 Téviec, station nécropole mésolithique du Morbihan. Paris, Archives de lInstitut de Paléontologie Humaine, 18, 227 p.
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| Saint-Just Péquart (1881-1944), licencié en droit, président de la Société préhistorique de France, fondateur de lAssociation lorraine détudes anthropologiques à Nancy, auteur de nombreux ouvrages, dont lun sur lîle de Hoëdic et lautre sur lîlot de Téviec, en Bretagne sud. Source " Inventaria Archeologica ", éditions De Sikkel, " Hoëdic ", par Marthe et St-Just Péquart, 1954. |
Le Mésolithique de Téviec et Hoëdic
Ces techniques de fouilles encore assez peu courantes à lépoque seront également appliquées à la fouille des sites de Téviec (1928-1930) et dHoëdic (1931-1934). Ces sites caractérisent le Mésolithique côtier armoricain (de 5500 à 4800 ans av. J.C.) qui sest développé principalement sur le littoral sud de la Bretagne. A Téviec, comme à Hoëdic, les fouilles de M. et S.J. Péquart ont mis en évidence un site archéologique exceptionnel avec un riche outillage en silex, quelques foyers, quelques traces dhabitats et des structures funéraires nombreuses, sous forme dinhumations avec foyers rituels, mobilier et offrandes. Deux squelettes étaient entourés dimposantes ramures de cerfs, ce qui pourrait suggérer lexistence de niveaux sociaux différents. Ces nécropoles semblent marquer lexistence dune communauté et par là même annoncer le Néolithique. Tout le mérite revient à M. et S.J. Péquart davoir pressenti limportance archéologique des deux sites. Suite à ces fouilles, le couple part en Ariège étudier la grotte du Mas dAzil.
Ils continuèrent leurs activités archéologiques jusquen 1942, date à laquelle Saint-Just semble avoir dautres occupations. Celles-ci le mèneront en 1944 devant la Cour Martiale de Montpellier, où il fut exécuté le 11 septembre. La veille il écrivait à sa femme : " Désormais votre tâche doit être de poursuivre notre uvre et après lavoir mise au point de la publier
Ne cherchez pas à le faire pour ma plus grande gloire mais pour celle de la science
Il vaut mieux que nos individualités soient mises au second plan plutôt que de priver le monde savant de la connaissance des faits nouveaux que nous avons eu la chance de découvrir
"
Nathalie Molines
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