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Les entreprises nées de la recherche



Start-up, jeunes pousses, nouvelle économie…autant d’expressions pour désigner un seul phénomène : le formidable essor qui dynamise et bouleverse le paysage de l’économie traditionnelle. Les chercheurs, inventeurs et autres esprits innovants n’hésitent plus : ils créent leur propre entreprise et développent leur projet, avec l’aide de structures et organisations, nombreuses et parfois difficiles à identifier...

Une interrogation demeure : ces résultats seront-ils probants, à long terme ? Combien de sociétés vont réellement perdurer et s’agrandir ?

A travers ce dossier, expériences et commentaires alternent pour présenter, d’une part, les principaux partenaires institutionnels et privés qui soutiennent les démarches de création d’entreprises de haute technologie (Anvar, mais aussi technopoles, centres de transfert, relais " innovation", espaces "entreprendre ", cellules de valorisation des organismes de recherche, collectivités territoriales…) et d’autres part, quelques témoignages de créateurs non seulement dans le domaine des NTIC, mais aussi dans d’autres domaines : services de santé humaine ou animale, biotechnologies, aquaculture, biomatériaux… " Réseau " s’est limité aux exemples bretons, mais donne en dernière page quelques pistes pour mieux comprendre l’ébullition internationale qui soutient le dynamisme breton.

Car ces "start-up" bretonnes n’envisagent pas d’autre marché que celui de la planète ! Certes toutes n’y parviendront pas : leur principale qualité étant leur avance technologique, elles prennent parfois le risque, comme en surf ("Highwave", grande vague, est le nom de l’une des " start-up " bretonnes les plus en vogue actuellement !), d’être trop en avant de la vague, qui les dépassera sans les emporter… Leurs financeurs : sociétés de capital-risque, " business angels" et autres pourvoyeurs de " love money" (1) qui se substituent aux frileux banquiers, font confiance aux créateurs et les encouragent à se lancer, en partageant avec eux les risques de l’innovation…

JC et HT

 (1)… Le " love money " ne désigne pas les recettes de la prostitution, mais un système de financement de création d’entreprise par l’entourage proche du créateur : collègues de travail, amis, famille, voisins…investissent dans son projet parce qu’ils l’aiment bien et qu’ils lui font confiance.