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Image en microscopie électronique de Spiroplasma melliferum, une bactérie pathogène des abeilles.
c. H. Wroblewski
université Rennes 1
UMR CNRS 6026.
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Elles sont partout. Elles résistent à (presque) tout. Certaines résistent même au temps
en se transformant en spores que lon est parvenu à "réveiller" après plusieurs siècles dattente. Il y en a au fond des mers, vivant sous des pressions phénoménales ; certaines vivent à des températures de plus de 100°C (113°C, "record" actuel), dautres survivent dans du méthane ou dans des lieux totalement privés doxygène. On en trouve dans les glaces des pôles, au sommet des montagnes, dans les sols, dans lair
Et même au cur des organismes vivants !
Elles, ce sont les bactéries. Des organismes unicellulaires de dimension microscopique (0,2 à 0, 3m m de diamètre et, de 0,3 à 100 m m de long, voire même 100 fois moins chez les nanobactéries), caractérisés par labsence de noyau défini. On les appelle cocci lorsquelles sont sphériques, bacilles lorsquelles sont cylindriques, vibrions pour les incurvées ou spirilles quand elles se présentent sous forme de petites spirales. Une molécule principale dADN programme leur vie. Une vie étrange et fascinante, car ces petits êtres sont capables de prouesses inouïes. Certaines peuvent synthétiser (fabriquer) des molécules organiques à partir de composés inorganiques comme des métaux lourds par exemple (synthèse par photosynthèse ou chimiosynthèse) ; on les dit alors autotrophes. Elles sont hétérotrophes, lorsquelles ne synthétisent que des composés organiques déjà transformés par dautres organismes. Ce sont par exemple les bactéries de la "flore intestinale", ou celles qui sont responsables des caries dentaires.
Cette propriété de synthèse en fait des alliées formidables pour lindustrie, la pharmacologie, la dépollution des sols ou des eaux, lalimentation
Cest pourquoi elles font depuis une vingtaine dannées lobjet de recherches très poussées et de nombreux dépôts de brevets. Leurs capacités à résister aux radiations, à des températures élevées, à des pressions colossales, à labsence de lumière ou doxygène
sont en effet bien utiles pour travailler dans des milieux extrêmes, comme les fours, les boues de stations dépuration, les sols pollués
Des capacités qui intéressent également les généticiens qui voient là un inépuisable réservoir de gènes.
À côté de ces enjeux économiques, les bactéries passionnent également ceux qui tentent de comprendre les origines de la vie. Car les bactéries sont parmi les premiers êtres à avoir peuplé la Terre (Cf encadré).
Réseau a voulu savoir où en étaient les recherches et leurs éventuelles applications. Loccasion de faire un point, un peu plus de dix ans après son lancement, sur le programme Britta. Visite guidée .
JFC
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| Larbre du vivant |
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Tout part de lidée de Darwin : les espèces vivantes descendent despèces plus anciennes qui descendent elles-mêmes
Et ce, jusquà un ancêtre commun. Durant des décennies, on a donc tenté de classer les espèces, par létude morphologique, et ce que lon supposait être une évolution. Létude génétique vient de balayer larbre "classique". En effet, en étudiant les "chronomètres moléculaires", notamment lARN ribosomal (les ribosomes sont des organites intracellulaires fabriquant les protéines des cellules), que lon rencontre chez tous les êtres vivants, on peut classer ces êtres selon une complexification, qui témoigne de leur évolution. Cest ainsi quun nouvel arbre du vivant voit le jour depuis peu. À la place dun ancêtre commun, apparaît en fait un ensemble de cellules primitives, ayant évolué simultanément, jusquà lapparition de trois grandes lignées distinctes. Dun côté il y a les procaryotes (cellules sans noyau), que sont les bactéries et les archébactéries (dont la structure moléculaire lipides des membranes, ARN messager
est plus proche de celle des eucaryotes que de celle des bactéries) ; et de lautre côté, les eucaryotes (cellules avec un noyau : animaux, champignons, plantes
).
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