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Respectueuse de son environnement, la voiture du futur sera communicante, c’est sûr. C’est d’abord une question de sécurité : chaque automobiliste souhaite être rapidement secouru en cas d’accident. Certains systèmes à déclenchement automatique prévoient déjà de localiser la voiture accidentée (par GPS, le système de positionnement par satellite), afin d’alerter le centre de secours le plus proche. Autre contribution à la sécurité : la détection d’obstacles ou de danger. L’autre souci exprimé par l’automobiliste est sa soif d’information. L’évolution des modes de travail implique des déplacements plus nombreux. A bord du véhicule, téléphone, fax et ordinateur constituent un bureau mobile, qui permet de travailler à distance et de gagner du temps. Aussi, des terminaux de type " Visionaute ", mis au point au CCETT (1) à Rennes, ou les équipements multimédias de la nouvelle Xsara, construite par Citroën à Rennes… sont destinés à améliorer le plaisir et le confort de la conduite, mais aussi son efficacité. Autre question évoquée dans ce dossier : la sécurité au volant n’est-elle pas menacée par une utilisation irraisonnée de tous ces gadgets ? Le risque d’accident vient surtout de notre manque d’habitude à être attentif à plusieurs choses en même temps. Pour ménager les méninges du conducteur, le flux d’informations pourra, par exemple, être géré par un ordinateur, dont la voix synthétique ne transmettra que les informations pertinentes. Bien que d’actualité, le problème de l’attention au volant devrait moins affecter les générations suivantes, qui apprennent très tôt à gérer simultanément des flux d’informations de sources variées. Les nouvelles technologies impliquent de nouveaux comportements et les révolutions, que ce soit celle de l’automobile (années 1950), de la télévision (années 1970), d’Internet (années 1990) et maintenant de la voiture communicante (années 2010), ne se font pas en un jour !
H.T.
Notes : (1) CCETT : centre de recherche commun à France Télécom et à Télédiffusion de France (TDF) |