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Ademe - La gestion des déchets en Bretagne
Des bactéries au secours des industriels
Un incinérateur pilote à Brest
Le CET de Pont-Scorff, dans le Morbihan
Les déchets spéciaux :ceux de la marée noire
L'éco-mobile de Saint-Nicolas-du-Pelem
Déchets agricoles - Les solutions du Cemagref
L'histoire juridique du "zéro décharge en 2002"
Pour en savoir plus

 

 

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D
evant la multiplicité des acteurs et des enjeux tournant autour de la thématique des déchets en Bretagne, il convient de fournir quelques clés essentielles à la lecture et à la compréhension des articles qui vont suivre… Et tout d’abord, qu’est-ce qu’un déchet ? (voir
encadré)

Si le problème des déchets est historiquement né en ville, à Paris, la Bretagne est aujourd’hui davantage préoccupée du devenir de ses déchets agricoles, car leur excédent par rapport aux possibilités de valorisation par l’agriculture, est à l’origine des problèmes que connaît actuellement la qualité de notre eau. Devant l’absence de données scientifiques sur l’état initial des milieux naturels, les principaux acteurs des déchets, que ce soit l’Ademe, le Cemagref (1), l’Etat, les collectivités territoriales et les sociétés privées, telles que Grandjouan Onyx (filiale de Vivendi) et Sita (filiale de la Lyonnaise des eaux) et bien d’autres, manquent de repères pour mesurer l’impact des installations de traitement des déchets sur l’environnement…

Des particularités régionales…

Devant l’importance des enjeux pour notre environnement, le Conseil scientifique régional de l’environnement se mobilise actuellement pour tenter de dégager une vision globale de la situation en Bretagne . Quelques priorités se dégagent déjà, parmi lesquelles le souci de réduire les déchets à leur source, entre autres grâce à l’information. Au niveau des déchets ménagers, l’Ademe, l’Observatoire régional des déchets et les enseignants réalisent un excellent travail d’information des populations sur les avantages de la collecte sélective. Dans les zones rurales se met en place une solution originale : l’ "éco-mobile". Après la réduction à la source, vient ensuite la réutilisation des déchets, catégorie dans laquelle prend place l’épandage des effluents d’élevage.

Au cadre juridique national

La situation régionale ne doit pas faire perdre de vue le cadre juridique des déchets, un cadre qui depuis 1972 s’affine sans cesse. La loi la plus significative prévoit qu’à partir de juillet 2002, seuls seront stockés les déchets dits ultimes, c’est-à-dire " ceux ne pouvant plus être traités localement dans les conditions techniques et économiques du moment". Les autres devront être recyclés soit sous forme d’énergie (obtenue par combustion dans les usines d’incinération ), avec un traitement des fumées de plus en plus élaboré. Les centres d’enfouissement technique actuels améliorent sans cesse le traitement des effluents et l’étanchéité des fosses.

 L’après 2002 et le développement durable

Beaucoup d’efforts, scientifiques et techniques, ont déjà été réalisés, pour tenter de valoriser tout ce qui peut l’être : des pistes se dessinent notamment grâce à l’action de certaines bactéries marines. Mais il reste encore beaucoup à faire. En effet, il est consternant de voir que, plus de 20 ans après la marée noire liée au naufrage de l’Amoco Cadiz, et malgré les sommes importantes consacrées à l’étude de ces déchets très polluants, nous sommes toujours complètement démunis face à de telles catastrophes ! Si les institutions qui nous gouvernent, souhaitent réellement offrir aux générations futures les moyens d’un développement durable, soutenable d’un point de vue à la fois économique, écologique et humain, elles vont devoir apprendre à travailler davantage ensemble, en prenant chacune leurs responsabilités…

H.T.

Qu’est-ce qu’un déchet ?

Définition et histoire




la notion de " déchet " a beaucoup évolué au fil des années. Les emballages en matière plastique doivent en particulier soient être réduits à la source, soit faire l’objet d’une valorisation (seulement 0,1 % sont valorisés en France aujourd’hui). Source : Ademe.


" Débris, restes d’aliments qui sont impropres à la consommation ou à l’usage"
.. Cet extrait d'une définition du "Grand usuel Larousse Dictionnaire encyclopédique" est insuffisant pour caractériser nos déchets qui sont valorisés, réutilisés ou stockés. Une partie de ces déchets constitue une ressource réelle ou potentielle.

Historiquement, le terme " déchet " est apparu seulement au XIXe siècle. Auparavant, rien n’était jeté, tout était réutilisé. Avant notre siècle, le déchet  était considéré comme une richesse à exploiter. Collecté et traité, il était revendu, principalement aux agriculteurs. Aujourd’hui, selon la loi, le terme "déchet " définit : " Tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement, tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon " (loi du 15/07/1975)

 

Dossier réalisé sous la coordination de l’Ademe Bretagne avec l’aide de Paul Tréhen, président de l’Espace des sciences, membre du Conseil scientifique régional de l’environnement.

 

Notes :

 (1) Ademe : Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie.

 Cémagref : Centre de recherche pour l'ingénierie de l'agriculture et de l'environnement