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Jury et Palmarès - édition 1999
Direct from London : Nathalie Dejucq, du testicule au HIV
De nouveaux vecteurs pour la thérapie génique
L'hémoglobine des milieux extrêmes, source d'espoirs pour l'environnement et la santé humaine
Garderies, crèches...et aménagement du territoire
La cuvée 1998 témoigne...
Rendre concret un imaginaire balnéaire...
Télécommunications optiques : un nouveau pas en avant grâce aux lasers bifréquences
Des bactéries primitives au service des biotechnologies : la chimie des liposomes
Mieux percevoir pour mieux agir...
Pour une politique communautaire du service public
Intéresser tous les Bretons à la recherche

 

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Les conseils du maître de cérémonie


"J'ai confiance en l'avenir de la Bretagne, car c'est une région très vivante pleine de gens brillants qui travaillent et réfléchissent à la meilleure orientation économique de leur superbe terroir", confie Yves Coppens, membre de l'Académie des sciences, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de paléoanthropologie et de préhistoire .

(photo Louis Monier, ed. O. Jacob)
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Mis en place pour la première fois par le Conseil régional de Bretagne en 1994, les Prix Bretagne jeune chercheur récompensent les titulaires d'un doctorat récent dans trois domaines : les sciences biologiques et médicales, les sciences humaines et sociales et les matériaux (structures et propriétés de la matière).

Pour marquer cette 4e édition, le président Josselin de Rohan a demandé à Yves Coppens de venir féliciter les lauréats, réunis à Vannes ce 1er juin 1999, après une dure sélection réalisée par un jury composé de 15 personnalités du monde de la recherche (voir composition du jury). Yves Coppens est un scientifique de renom mais il est aussi connu pour ses actions de communication vers le grand public. C'est à ces deux qualités que la Région Bretagne rend hommage aujourd'hui, en confiant au "père de Lucy" le soin de présider cette cérémonie, aux côtés de Josselin de Rohan. Interrogé par Réseau, Yves Coppens conseille aux lauréats de garder la passion de leur travail et d'y persévérer avec confiance...

Sciences - Ouest : Quelles chances ces lauréats aujourd'hui ont-ils de devenir chercheurs demain ?

Yves Coppens : Même si les postes sont rares et très recherchés, que ce soit à l'université ou dans les autres organismes de recherche, ils existent et sont accessibles à ceux qui auront fait la preuve non seulement de leur qualité de chercheur, mais aussi de leur aptitude à persévérer malgré les difficultés. La recherche scientifique et la recherche d'un emploi appellent les mêmes qualités : être bosseur et têtu. Même dans mes disciplines : archéologie, paléontologie... dont les débouchés économiques sont peu avérés, j'arrive à placer 2 à 3 jeunes docteurs par an. Cela dit, il n'y a nulle honte à s'orienter vers la recherche privée et appliquée, qui dans certains secteurs est excellente, stimulante et fortement compétitive.

Sciences - Ouest  : Vous avez vécu une partie de votre enfance en Bretagne. Quels sont vos sentiments pour cette région ?

Yves Coppens : Je dois à la Bretagne la passion qui m'anime encore aujourd'hui. Mes premiers souvenirs d'enfance sont ceux des menhirs et autres vestiges des civilisations mégalithiques de la région vannetaise. Ces civilisations m'ont fait rêver, ce rêve s'est transformé en souhait de comprendre, d'aller plus loin. Aujourd'hui, je continue de réaliser ce rêve aux quatre coins du monde : en Chine, où nous allons prochainement ouvrir d'autres grottes contemporaines de l'Homme de Pékin (500 000 ans), ou en Sibérie, où vient d'être découvert un mammouth congelé entier (15 000 ans).

Sciences - Ouest  : Que pensez-vous de ces Prix Bretagne Jeune Chercheur ?


Yves Coppens :
C'est de la part du Conseil régional de Bretagne une idée intelligente, utile, habile. Contrairement à ce que préconisaient les "soixante-huitards", je trouve très sain de porter les meilleurs sur une tribune. La compétition porte le monde, et les classements sont nécessaires partout. C'est un bel exemple, qui sera certainement suivi par d'autres régions.



                                                                                                 Propos recueillis par Hélène Tattevin.






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