|
Le son c'est la musique, le son c'est le bruit. Entre les deux, entre l'agréable et le nuisible, c'est une question de fréquence, de puissance et... de sensibilité personnelle.
La prestation d'un groupe de hard-rock procurera à certains le plaisir de la musique, à d'autres la gêne du bruit : cela dépend du goût de chacun, mais aussi de la sonorité des instruments, du génie du compositeur et du réglage de l'amplificateur. Cela dépend surtout de la façon dont nous entendons. Notre oreille est un organe à sensibilité variable, le cortex auditif de notre cerveau est sélectif. Ce mois-ci, dans Sciences-Ouest, nous resterons à l'orée de l'oreille humaine sans entrer dans le cerveau : parlons d'acoustique, de musique et de bruit.
|

(Photo (en partie) :
Orchestre de Bretagne.)
|
Claude Schnitzler dirige l'Orchestre de Bretagne depuis septembre 1989. Il ne dédaigne pas la musique contemporaine, même s'il préfère Bach et surtout Mozart. Entre septembre et décembre 1991, l'Orchestre de Bretagne s'est produit 17 fois, présentant des uvres de Mozart dans toute la région. Dans chaque ville, l'Orchestre a joué à guichet fermé, mais dans des conditions techniques et acoustiques difficiles : en effet, les salles de Rennes et d'ailleurs ne sont pas conçues pour la musique : le plafond, aménagé en régie technique pour les besoins du théâtre, absorbe la moitié de la puissance de l'Orchestre. Claude Schnitzler et ses musiciens espèrent jouer un jour sous une conque, qui dirigerait la musique vers les auditeurs et non plus vers les techniciens cachés dans les hauteurs de la salle. |
|