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Introduction
Le Dôme du radar
Le barrage marémoteur de la Rance
La Cervoise de Morlaix

 


Introduction

Le tourisme scientifique et technique




Il y a un an exactement, s'ouvrait à Brest le centre Océanopolis. Avec des aquariums, un bassin de navigation, la passerelle d'un navire, une station de télédétection satellite, Océanopolis offre au public la possibilité de s'informer tout en se distrayant. Après un véritable rush les premiers mois, le public continue d'affluer de manière régulière. Océanopolis est le lieu payant le plus visité de Bretagne, avec 500 000 visiteurs en un an.


Voici un lieu où les enfants peuvent toucher aux manettes sans se faire gronder par un conservateur. Ici, initiation aux règles de navigation dans un bassin de 182 m2.



Ce succès tient à la qualité des prestations proposées, mais aussi à un récent engouement du public pour les loisirs scientifiques et techniques. Une évolution rapide du tourisme montre deux faits marquants. D'abord, les vacanciers se déplacent davantage sur les lieux de leur séjour et n'hésitent plus à traverser la Bretagne pour une excursion d'une journée. Vient ensuite la curiosité pour tout ce qui touche le patrimoine, aussi bien culturel qu'économique. L'information devient une priorité, l'automobiliste veut voir la chaîne de montage de sa XM, l'industriel souhaite visiter les usines concurrentes ou partenaires, le consommateur se sent le droit de connaître le procédé de fabrication de ses aliments.


Les visites d'entreprises

L'essor du tourisme scientifique et technique est une réponse à une sollicitation du public. Les visites d'usines et d'ateliers sont à l'origine occasionnelles : elles intéressent
une délégation étrangère en visite dans la région, un comité d'entreprise en voyage d'étude ou une classe de lycée technique cherchant des premiers contacts avec la vie professionnelle. Devant la multiplication de ces visites et l'apparition d'un nouveau public moins sélectif et moins organisé, les entreprises ont dû prévoir des structures d'accueil afin de contenter les demandes sans gêner la production. Chacun y trouve son compte : les visiteurs s'instruisent en passant un agréable moment et l'entreprise s'offre ainsi une publicité efficace et peu coûteuse.


Loisirs et éducation

En Bretagne, les lieux d'information scientifique et technique sont déjà nombreux et les visiteurs y sont bien accueillis. En période scolaire, des groupes d'écoliers et de lycéens intègrent la visite de ces lieux dans leurs programmes. Les "comment ?" et les "pourquoi ?" des enfants attendent des réponses que les parents et même les enseignants ont parfois du mal à fournir. Dans des structures adaptées, comme l'Espace Sciences et Techniques au Centre Colombia de Rennes, des animateurs scientifiques, à l'aide de maquettes, de montages audio-visuels et de logiciels interactifs, apportent les réponses... et suscitent d'autres questions.
En dehors des périodes scolaires viennent les vacanciers, qui apprennent ainsi que la Bretagne n'est pas seulement une région pittoresque, mais aussi un berceau industriel et technologique original. Le Radôme de Pleumeur-Bodou, l'usine marémotrice de la Rance , sont les témoins d'une technologie innovante, reconnue au-delà des frontières régionales et nationales. Par ailleurs, se développent ici et là des musées à thème, créés eux aussi à la demande d'un public en quête d'une présentation à la fois large et simple d'un secteur d'activité : l'Ecomusée de la Bintinais à Rennes, l'Espace Yves Rocher à La Gacilly, le prochain Musée des Télécommunications à Pleumeur-Bodou, etc. Moins scientifiques mais aussi enrichissants sont les artisanats, comme la Brasserie des deux Rivières à Morlaix, la faïencerie Henriot à Quimper et bien d'autres.
Ces lieux de rencontres et d'échanges entre chercheurs et public, entre ingénieurs et étudiants, entre producteurs et consommateurs, sont des antennes de la culture scientifique et technique régionale : les porter à la connaissance du public est l'une des missions de Sciences-Ouest.


Aux commandes d'un chalutier fictif, mais sur une passerelle bien réelle, un aspirant capitaine maintient son cap dans des eaux difficiles.

(Photos : Océanopolis.)