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A l'occasion du Congrès National de la Fédération Française pour le Don d'Organes et de Tissus Humains qui se tient à Rennes du 6 au 8 octobre, le président de la FFDOT fait le point sur la situation en France dans la perspective d'une prochaine modification de la loi concernant le recueil d'organes.
1 808 transplantations rénales, 622 transplantations cardiaques et pulmonaires, 409 transplantations hépatiques, 43 transplantations pancréatiques, constituent les résultats français pour 1988. Formidable thérapeutique que les greffes qui ont, depuis 1954, permis de sauver des milliers de malades organiques.
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Prélèvement de moëlle osseuse. |
Ce développement a été rendu possible par une accumulation de facteurs favorables et des concours de circonstances telle la découverte d'un puissant médicament antirejet : la ciclosporine au début des années 80 ; développement souvent construit avec entêtement, à l'encontre des idées reçues.
Les longues périodes d'échecs cuisants, de faux espoirs appartiennent au passé. La transplantation d'organes est sortie et bien sortie de sa phase expérimentale pour occuper le terrain de notre quotidien, même si elle reste techniquement et biologiquement une intervention lourde et délicate.
Mais il n'y a pas de transplantations sans greffons. 95 % des transplantations rénales se font à partir de reins de cadavres, en état de mort cérébrale, (5 % à partir de donneurs vivants apparentés).
Il ne peut y avoir de transplantations que s'il y a des donneurs. L'un des obstacles à l'accroissement des transplantations, le manque d'organes, situe bien les enjeux des prochaines décennies : enjeux non pas techniques mais éthiques, car ils mettent en situation une demande supérieure à l'offre. Ceci est d'autant plus préoccupant que, selon un rapport scientifique américain, le nouveau siècle verra une opération chirurgicale sur deux liée aux greffes et transplantations. Le recours aux biomatériaux, aux traitements de suppléances, aux organes artificiels sophistiqués, s'ils ouvrent des perspectives d'avenir, n'en constituent pas moins des solutions mineures, à court terme, au regard des transplantations d'organes.
Il est probable que ces voies évolueront parallèlement à la fois par une meilleure connaissance de l'immunologie, par l'élaboration de nouveaux matériaux et dans le perfectionnement des savoir-faire.
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