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En 1985, pour la première édition du Prix National de la Mutation Technologique créé par la Ville de Rennes, le jury avait choisi une entreprise bretonne du secteur agro-alimentaire. Cette année, le jury présidé par Pierre Desgraupes et composé de responsables de grandes entreprises et de grands médias a fait son choix parmi les six dossiers qui lui avaient été soumis par un comité de pré-sélection. Verdict : - AETA, Lauréat 1986 - Mention spéciale à G2M Lepetit.
Créée en 1978 à Vélizy, AETA (Applications Electroniques Techniques Avancées) est passée de la sous-traitance électronique (dessin et fabrication de circuits imprimés) à une activité de haute technologie dans deux domaines principaux : - les télécommunications (transmissions de données numériques par satellites et fibres optiques) - l'aéronautique et le spatial.
A un moment où mutation technologique est souvent synonyme de suppression d'emplois, le jury a primé une PME qui a réussi l'introduction d'une technologie totalement nouvelle pour elle, ce qui lui a permis d'augmenter considérablement son chiffre d'affaires et de se positionner sur le marché international tout en accroissant ses effectifs (112 personnes en 1981, 208 à la fin 1985). Cette mutation a permis de dégager une marge d'autofinancement importante qui a été réinjectée dans des investissements en équipements de production et de recherche (10 % du CA sont consacrés à la recherche et au développement). La formation, facteur de réussite fondamental de toute mutation technologique, tient une grande place dans la réussite de AETA, qui en ouvrant une unité de production en Corse a recruté sur le terrain et formé dans ses ateliers parisiens 50 personnes qui travaillent sur des produits liés pour 90 % à la mutation technologique de l'entreprise.
En attribuant une mention spéciale à G2M Lepetit, implantée à Gien (115 personnes), le jury a voulu mettre en valeur la politique sociale d'une entreprise qui a déposé deux fois son bilan en 1975 et 1978 et qui a redémarré en 1980. Actuellement G2M est le premier fabricant français de chaînes automatisées et robotisées de traitement de surface de peinture : 36 % du CA sont réalisés à l'exportation dans un secteur où la France n'est pourtant pas compétitive. Cette mutation s'est accompagnée d'un effort particulier de recrutement et de formation : plus de 3 % de la masse salariale sont consacrés à la formation. Depuis 1981, l'entreprise a recruté 40 jeunes pour son bureau d'études dont la moyenne d'âge est de 25 ans.
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AETA - 12, rue des Frères-Caudron 78140 Vélizy Tél. (1) 39 46 97 46 PDG : Jean Saubié.
G2M Lepetit - Zone industrielle, BP 27 Tél. 98 67 60 43 PDG : Jean-Marie Cardo
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LE PNMT EN CHIFFRES
• 300 candidatures en 1986, comme en 1985. • L'origine géographique des dossiers s'est diversifiée :
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1985 |
1986 |
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Région parisienne |
50 % |
30 % |
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Ouest |
20 % |
20 % |
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Sud-Est |
20 % |
15 % |
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Sud-Ouest |
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15 % |
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Nord-Pas-de-Calais |
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10 % |
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Est |
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10 % |
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Autres |
10 % |
0,5 % |
• D'autres caractéristiques du Prix 1986 sont à relever : - Les dossiers ont été souvent présentés par des banques et quelquefois parrainés par des organismes économiques. - Les dossiers financiers étaient plus détaillés et les entreprises plus intéressées au suivi de leur dossier. - Certains chefs d'entreprise ont éprouvé quelques difficultés à dissocier adaptation au marché et mutation technologique. - Des filiales de groupes ont concouru cette année. Ce type de candidature ne sera pas retenu en 1987, les membres du jury souhaitant privilégier l'action des chefs d'entreprise totalement responsables de leur développement et assurant le risque financier de la mutation.
Pour tous renseignements, contacter Claude Charier, tél. 99 30 59 96. |
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