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ENTREPRISES DE L'OUEST ET DOMOTIQUE :
UNE APPROCHE PRAGMATIQUE
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La définition de la domotique et l'harmonisation de ses différentes composantes ne sont pas encore figées que déjà de nombreuses entreprises cherchent à occuper les créneaux d'applications bien spécifiques correspondant à des fonctions réduites mais dont l'intérêt économique est plus facile à prouver. Un nombre significatif d'entreprises de l'Ouest se trouvent engagées dans cette démarche. Les médailles décernées à l'occasion du dernier salon Batimat indiquent clairement que les réflexions de ces entreprises, les études qu'elles ont menées ont déjà abouti à des produits complets et conviviaux pouvant assurer des fonctions variées dans des situations couvrant à la fois l'habitat collectif ou individuel, les immeubles de bureaux et même des installations industrielles. Comment se constituent ces différents "îlots domotiques" ? Une analyse de l'offre des entreprises de l'Ouest permet de mieux comprendre le processus actuel d'automatisation de l'habitat et d'envisager quelle peut être son évolution.
Si l'on se reporte quelques années en arrière, les automatismes domestiques étaient le plus souvent constitués à partir de composants électromécaniques thermoélectriques dont le fonctionnement dépendait assez largement d'interventions humaines ; leur domaine d'action restait très limité.
La conception du TYBOX par Delta Dore marque une première évolution importante de ces systèmes : la fonction proposée (régulation du chauffage) reste bien circonscrite, mais l'introduction d'un microprocesseur permet la conception d'un système offrant des programmes de gestion beaucoup plus attractifs pour l'utilisateur tout en conservant une interface de dialogue très simple.
Après cette première introduction d'une fonction de gestion et de traitement programmable, il était naturel de concevoir des systèmes plus complexes, dont l'architecture regroupait outre ce système central, des éléments périphériques capables de commander et/ou d'effectuer des tâches variées et un réseau pour relier tous ces éléments (Fig.1). C'est la voie suivie par beaucoup de sociétés dans l'Ouest ; un résumé de certains de leurs produits est donné dans le tableau 1 auquel il convient d'ajouter toutes les entreprises offrant des prestations complémentaires à titre d'exemple, BALAN dans le domaine de l'installation des réseaux intérieurs, SDF au niveau d'un service global de télésurveillance...).
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L'examen de ce tableau illustre clairement l'évolution actuelle de la domotique. Après une première période où les produits offerts étaient des composants isolés, on voit apparaître maintenant des systèmes complets. Leur mise au point nécessite la maîtrise par l'industriel de techniques variées : électronique, automatique mais aussi thermique, fluidique, télécommande, télécommunications... La majorité des produits proposés intègrent plusieurs de ces techniques et leur succès résulte très probablement du rapprochement et de l'harmonisation de savoir-faire jusqu'ici indépendants.
L'autre aspect, qu'il convient de souligner est celui de l'ouverture des systèmes. Cette caractéristique est sensible à différents niveaux. Les dialogues avec l'usager sont simplifiés par l'utilisation du Minitel comme organe de communication. On peut ainsi accéder à des gammes de choix très vastes en utilisant des menus qui se déroulent en séquence sans apprentissage préalable de l'utilisateur. Même si l'impact normatif reste limité sur le plan technique, il est très important pour l'usager qui n'est pas obligé d'ajouter un nouveau clavier de commande à ceux qu'il a déjà beaucoup de mal à maîtriser.
L'ouverture de ces systèmes est enfin marquée par l'offre d'options de communication externe utilisant les réseaux de télécommunications. Au-delà des services supplémentaires offerts, cette fonction est très importante car elle permet de relier les systèmes domotiques à des équipements aux caractéristiques stabilisées (le réseau téléphonique) ou dont les caractéristiques sont normalisées (Réseau Numérique à Intégration de Services). Cet aspect est d'ailleurs déjà pris en compte par des sociétés comme IKONIC ou le Groupe ARIES qui étudient des systèmes (SORION) ou des réseaux internes (canal A) exploitant les nouvelles capacités de NUMERIS.
Mais le problème de la normalisation des communications internes, de la définition d'interfaces universelles (physiques et logiques) n'est pas résolu. La solution viendra probablement des résultats de programmes européens et des concertations engagées entre les industriels. La mise en place de DOMO OUEST, les expérimentations prévues dans le cadre du programme HD 2000 devraient permettre aux entreprises de l'Ouest de présenter un front unique face à des évolutions complexes et difficiles à maîtriser.
Pierre-Yves SCHWARTZ Délégué de la MEITO
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