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Dossier du mois

 



DOSSIER DU MOIS : LE TRANSFERT DE TECHNOLOGIE





ÉDITORIAL


Considérer la formation comme un investissement


On se plait volontiers aujourd'hui à répéter que l'un des enjeux principaux de la réussite économique et sociale et surtout de l'emploi est la formation.

Si tel est le cas, Rennes et la région Bretagne semblent aujourd'hui particulièrement bien placées grâce au potentiel en universités, écoles et centres de recherche que ce soit dans les disciplines scientifiques ou celles qui relèvent davantage des sciences humaines, de l'économie ou des langues.

Mais la réussite du pari tient beaucoup à l'efficacité de la collaboration entre les différents acteurs économiques et avant tout entre universités, centres de recherche d'une part et entreprises de l'autre.

En matière de formation les écoles et universités doivent assurer leur mission traditionnelle d'enseignement en maintenant au maximum la formation dispensée au meilleur niveau et au fait des dernières évolutions techniques.

De son côté l'entreprise doit assurer le relais en accueillant les stagiaires issus de l'enseignement mais aussi en assurant la formation permanente de son personnel pour le conduire au meilleur niveau.

La rencontre des deux ne peut vraiment avoir lieu qui si chacun joue le jeu : d'un côté avoir bien conscience que le travail ne s'arrête pas à la sortie de l'enseignement et ne pas être ignorant des réalités industrielles et sociales, de l'autre ne pas avoir de regard fixé sur le bilan de fin d'année et bien considérer la formation comme un investissement.

En ce qui concerne le transfert de technologie et de savoir-faire, le problème est sensiblement le même.

D'une part les chercheurs et enseignants ne doivent pas s'enfermer dans leur tour d'ivoire, d'autre part les laboratoires et universités ne doivent pas être hyper sollicités et ainsi oublier leur mission de recherche fondamentale nécessaire pour la préparation du long terme.

Ne noircissons pas le tableau : les choses bougent, les outils commencent à exister, les discours et les mentalités évoluent.

Et sur le terrain, sans mise en œuvre de procédures complexes, il est possible d'agir maintenant.

Modestement avec les moyens qui sont les siens, EDIXIA essaie de contribuer à cette évolution :

• pour la formation en accueillant des stagiaires et en faisant appel à des personnes de l'enseignement supérieur pour des sessions de formation interne ;

• pour le transfert de savoir-faire en industrialisant et commercialisant des produits résultant d'études menées par les chercheurs et en invitant des chercheurs à des journées de réflexion incluant les clients industriels de EDIXIA ;

• à tout niveau et de façon informelle en gardant le contact permanent avec les centres de recherche.

La structure, les activités et l'histoire de la société ne sont sans doute pas étrangères à cette volonté et à l'existence de tels rapports : activités innovantes au carrefour des utilisateurs industriels et de la création issue du milieu universitaire, logique financière tournée vers l'investissement, structure de décision collective différente de la classique responsabilité personnelle...

Pour toutes les PME ce type de collaboration est vital car elles n'ont pas seules les moyens d'assurer de véritables programmes de recherche, et pour un chercheur n'est-ce pas valorisant de savoir une étude sortie des cartons et ses résultats concrétisés dans un produit industrialisé et commercialisé même à quelques unités ?


Pour l'équipe EDIXIA,
Christian QUEFFELEC