ÉDITORIAL
L'AVENIR DE L'EAU...
L'eau couvre les trois quarts de la surface terrestre et figure pourtant au tout premier rang des ressources naturelles susceptibles de manquer à l'humanité dans un avenir prévisible.
Cette contradiction apparente entre l'importance des masses d'eau et le risque d'en être privé un jour, trouve son explication dans la notion de qualité. C'est l'eau douce qui est indispensable à la presque totalité des activités humaines, et elle ne représente que trois pour cent du total ; de plus, un quart du volume est utilisable, les trois quarts restant se présentant sous la forme de glace ou dans des nappes profondes.
Deux grandes questions sont posées aujourd'hui à la fois aux chercheurs, aux urbanistes, aux agronomes, aux industriels,... Comment entretenir une qualité de l'eau compatible avec le développement économique et la satisfaction des fonctions vitales ?
Comment réaliser l'ajustement entre les taux de renouvellement des réserves en eau, le maintien de la qualité, et les besoins des hommes ?
Ces questions se posent de manière encore plus nette en Bretagne qui ne dispose pas de grandes réserves permanentes dans son sous-sol, et dont le merveilleux réseau hydrographique est fait de rivières très courtes, essentiellement dépendants des eaux superficielles, et de ce fait extrêmement sensibles à tout effluent provenant des villes, des industries, ou des activités agricoles. Inversement, il est aussi probable que tout effort de restauration de la qualité des eaux, et de diminution des risques de contamination sera suivi d'effets positifs à plus court terme.
Il s'agit là d'une note plus optimiste destinée à encourager encore les efforts des laboratoires et ceux des industriels pour valoriser les recherches et créer de nouvelles opportunités pour les entreprises.
Paul TREHEN
Président du CCSTI