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Les maladies de l'appareil respiratoire En Bretagne, pour les femmes en particulier, bronchites, pneumonies, grippes, asthmes et autres insuffisances respiratoires chroniques(1) sont une cause de surmortalité par rapport à la moyenne nationale (+39 %).
Que ce soit en France ou en Bretagne, les maladies de l'appareil respiratoires sont la 4e cause de décès, après les maladies de l'appareil circulatoire (37 %), les tumeurs (24 %) et les causes extérieures de traumatismes et empoisonnements (10 %). Mais a priori, rien n'explique que les Bretons, et en particulier les femmes, soient davantage touchés par ces maladies. En général, les deux facteurs de risques invoqués pour l'appareil respiratoire sont le tabac et la pollution atmosphérique.
Le niveau de pollution des villes bretonnes est peu élevé par rapport à celui des grandes villes françaises. De même, les facteurs de risques professionnels (manipulation d'amiante, de charbon, de produits chimiques), ne sont pas particulièrement développés en Bretagne du fait d'industries à risques peu nombreuses.
Caractérisé par une forte pluviosité et une amplitude thermique faible, le climat breton pourrait être une cause de surmortalité respiratoire. Cependant, les relations de cause à effet sont difficilement analysables. Pour l'asthme par exemple, certains asthmatiques sont soulagés par la proximité de la mer, d'autres la supportent mal.
Encore récemment, deux causes semblaient avoir une certaine influence sur la plus grande fréquence des maladies de l'appareil respiratoire, en particulier chez les personnes âgées. La première concernait le logement (absence de chauffage, humidité), à une époque où le niveau socio-économique breton était encore en retrait par rapport à la moyenne française. Cette situation s'est nettement améliorée : entre 1968 et 1982, le nombre de logements équipés d'un chauffage central a triplé en Bretagne, rejoignant la moyenne nationale. L'autre cause reste d'actualité. Il s'agit des conditions de travail des professions travaillant en plein air (notamment en milieu agricole). Ces deux causes sont directement liées à l'humidité du climat.
L'alcool a déjà a son actif la majorité des pathologies bretonnes, et l'on voit difficilement son rôle dans le développement des maladies respiratoires. Il intervient cependant indirectement, en aggravant le pronostic des pneumopathies et des bronchopneumopathies chroniques obstructives.
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