| ACCUEIL > Sciences Ouest > Année 1991 > 63 > Dossier du mois > Valorisation des produits de la mer > Un bâtonnet astucieux : le surimi |
|
|
Un bâtonnet astucieux : le surimi Au Japon, les produits de la mer ont, dans l'alimentation des enfants, une place qui en occident correspond à celle des douceurs. Les lamelles de poisson ou de calmar séché, légèrement sucrées, se grignotent dans le train ou en regardant la télé.
La Comapêche est la compagnie malouine de pêche, fondée en 1930 par Victor Pleven, ancien capitaine de Terre Neuve. Sa flotte est actuellement constituée de quatre chalutiers, dont le "Capitaine Pleven II" qui expérimente la fabrication en mer du surimi, de janvier à juin. L'installation de production est un montage de la société Breuil, à Landivisiau. C'est une installation mobile, qui est débarquée en juin avant le départ du "Capitaine Pleven II" pour sa deuxième campagne de pêche, plus classique (hareng et chinchard).
Le surimi étant une pâte, et non pas de la chair, c'est un moyen de valoriser les poissons à chair médiocre, comme le colin d'Alaska et le merlan bleu. Luçay HanChing, de l'Ifremer à Nantes, donne la recette : "Les protéines de poisson sont de trois types : solubles, insolubles, et solubles dans une solution saline. Cette dernière catégorie est celle des protéines musculaires, la matière première du surimi.
A terre, les blocs de surimi sont vendus aux entreprises de Kamaboko, comme Fleury-Michon et Surimer. Bientôt, la Comapêche fabriquera elle-même son Kamaboko, en mélangeant à son surimi de merlan bleu, du surimi de colin d'Alaska, en provenance du Japon.
|