EDITORIAL :
Le public à l'IFREMER
"Un univers passionnant où on aimerait passer sa vie" ; "Nous étions venus pour deux heures, nous sommes restés 7 heures 30, tout est tellement passionnant" ; "Il est regrettable qu 'une telle source de savoir ne soit pas plus accessible au public."
Telles sont quelques-unes des réflexions glanées dans la foule des visiteurs du Centre Ifremer de Brest, qui avait ouvert ses portes au public les 17 et 18 octobre 1992. Elles témoignent de l'extrême curiosité du public pour le monde scientifique, qu'atteste déjà le succès des centres de culture scientifique et technique comme le CCSTI à Rennes ou Océanopolis à Brest.
Cette curiosité est beaucoup plus qu'une simple quête culturelle. Elle traduit le besoin profond de nos concitoyens d'essayer de discerner un peu mieux leur avenir et celui de leurs enfants. Ils pensent avec un mélange d'espoir et d'angoisse, l'un et l'autre parfois excessifs, que cet avenir se prépare avant tout dans les laboratoires. Les chercheurs et les techniciens de l'Ifremer ont avec enthousiasme, accepté de consacrer un peu de leur temps à satisfaire cette attente, sans doute fiers d'être l'objet de tant d'attention, mais aussi heureux de montrer qu'ils peuvent dans certaines occasions transmettre directement leur savoir à la société qui les fait vivre.
De telles opérations sont irremplaçables, parce qu'elles mettent directement en contact les chercheurs et le public, mais elles ne peuvent évidemment se pratiquer que de manière exceptionnelle, tant elles sont lourdes à organiser. D'autres formes existent et doivent encore être développées constamment : conférences, expositions avec animation... et la collaboration entre instituts de recherche et CCSTI est de ce point de vue très précieuse. Pour notre part, à l'Ifremer, nous avons la ferme intention de persévérer dans cette voie...
Jean-Max de Lamare, Directeur du Centre IFREMER de Brest.