EDITORIAL
La qualité de l'environnement, une priorité du CNRS
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 (Photo : V.Pouliquen)
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La Bretagne est un pôle de recherche en environnement : le nouveau contrat de plan Etat-Région lui consacre cinq programmes de recherche.
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Ces dernières années, les chercheurs du monde entier se sont penchés sur les problèmes d'effet de serre, de couche d'ozone, de dynamique des océans, de climatologie, de biodiversité...Les équipes bretonnes du CNRS et de l'INRA ont joué un rôle important dans cette démarche, créant notamment le Pôle armoricain de recherche en environnement (PARE).
Le PARE, émanation du programme "Environnement vie société" du CNRS, est à ce titre essentiellement orienté vers l'étude de l'environnement de l'homme. Le concept de qualité de l'environnement s'intègre totalement dans ce cadre : il désigne toute variation externe susceptible de modifier l'individu, la population et la vie sociale en particulier, à travers cinq ressources fondamentales que sont : l'énergie, la nourriture, le temps, l'espace et la biodiversité.
Trois objectifs ont été élaborés et sont partagés par l'ensemble des organismes de recherche associés dans le PARE :
1- Analyser, mesurer, comprendre et modéliser les mécanismes fondamentaux des changements de notre environnement physique, biologique et économique ;
2- Acquérir les moyens d'anticiper sur les questions à venir dans ce domaine (ex. : ressources en eau), évaluer les risques et les impacts des activités humaines (urbanisation, érosion, contamination...) ;
3- Proposer des solutions et des protocoles susceptibles de réhabiliter les systèmes perturbés et de réaliser un développement durable.
Ces objectifs sont présents dans cinq opérations de recherche programmées dans le cadre du contrat de plan Etat-Région :
1- Fonctionnement hydrologique (modélisation de la circulation des fluides dans les milieux fracturés) ;
2- Mécanismes de formation et d'érosion des réseaux hydrographiques ;
3- Transferts hydrologiques et composition chimique des eaux, interactions biotiques dans les sols et les bassins versants ;
4- Echanges énergétiques, chimiques et microbiologiques entre systèmes écologiques : agrosystèmes, zones humides, interfaces eaux douces/eaux littorales... ;
5- Ecologie des paysages et maintien de la biodiversité.
Voilà ouverts, pour de nombreuses années, d'immenses champs de recherche qui vont contribuer à préserver notre planète, notre région, notre qualité de vie.
Paul TREHEN - Président du CCSTI, Directeur du PARE.
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