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Sciences-Ouest : Quelle est l'histoire de la Bibliothèque universitaire ?
Jean-Yves Roux : La première implantation spécifique à Rennes remonte à 1905. En 1962, après de longues études, le ministère en charge de l'Enseignement supérieur fixe les conditions d'accès, les normes de classement et de classification pour toutes les bibliothèques universitaires : ces mesures sont toujours en vigueur aujourd'hui.
L'explosion démographique et l'élévation du niveau d'études engendrent la construction des campus universitaires, entre 1965 et 1970. Chacun est équipé de sa bibliothèque. Passé cet effort de construction, les crédits deviennent parcimonieux, non sans dommage pour les bibliothèques. Une collection digne de ce nom ne se fait pas en 5 ans, mais en 25 ou 30 ans !
Heureusement, à partir de 1989, des moyens reconsidérés permettent de rattraper une partie de notre retard sur les autres pays européens.
Sciences-Ouest : De qui dépendent aujourd'hui les bibliothèques universitaires ?
J.Y.R.Depuis 1985, la loi Savary a transformé les bibliothèques universitaires en SCD (Services communs de documentation). Gérés par chaque université, ils sont placés sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et en particulier de la DISTB(1). A Rennes, cette restructuration a eu pour effet, en 1989, de distinguer les bibliothèques des universités de Rennes 1 et de Rennes 2, jusqu'alors regroupées sous le terme de "Bibliothèque interuniversitaire". Dans un souci de coordination, la DISTB a pour objectif la constitution de deux catalogues nationaux, l'un pour les périodiques, l'autre pour les ouvrages. Le catalogue des périodiques est d'ores et déjà disponible sur le CD-Rom(2) dénommé Myriade, qui comprend 260 000 titres.
Sciences-Ouest : Comment le SCD de l'université de Rennes 1 envisage-t-il sa modernisation ?
J.Y.R. La Bibliothèque universitaire de Rennes 1 a souvent ouvert ses portes à l'innovation et aux nouvelles technologies. Elle a été l'une des premières, en 1975, à expérimenter un réseau de télécommunications, le réseau Cyclade. Ce réseau, prototype de Transpac, reliait les centres INRIA et CNET, à Paris et à Lannion, avec le CCETT à Rennes. On parlait alors déjà d'autoroute de l'information ! Aujourd'hui, le fonctionnement coordonné par la DISTB, au sein d'un réseau national, est une priorité indispensable. C'est pourquoi la DISTB met en place le schéma directeur concernant l'informatisation et la modernisation des bibliothèques. Pour faire face à la multiplicité des solutions informatiques, elle rationalise les prestations offertes par le serveur national, le SUNIST(3), pour permettre le maximum d'échanges entre les SCD.
H.T.
Notes :
(1) DISTB : Direction de l'information scientifique et technique et des bibliothèques.
(2) CD-Rom : abréviation de l'anglais "compact disk read only memory", disque optique numérique (à lecture laser) permettant uniquement la lecture des informations.
(3) SUNIST : Serveur universitaire d'information scientifique et technique.
Contact : Jean-Yves Roux,
Tél. 99 38 25 83
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La documentation à Rennes 1
Le Service commun de la documentation comprend 4 sites auxquels s'ajoutent des bibliothèques de proximité dans les composantes ou les laboratoires.
Nbre d'ouvrages accessibles : 330 000
Nbre d'acquisitions annuelles : 5 800
Nbre de titres de revues : 8 000
Nbre de prêts par an : 157 000
Nbre d'usagers inscrits : 14 000
Budget documentation 1993 : environ 10 millions de F
Effectif : environ 60 personnes
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