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Avec l'ouverture du centre de ressources de la nouvelle faculté des lettres Victor Ségalen, l'informatisation progressive et le projet de Bibliothèque de la mer sur le technopôle, la documentation universitaire brestoise connaît d'importants changements. Il faudra cependant quelques années avant de mener la démarche à terme.
La documentation est une affaire de temps. On ne constitue pas du jour au lendemain un fonds majeur dans tel ou tel domaine. "Ici, la bibliothèque est née avec l'université, au début des années 60", relate Maryvonne Tosser, conservateur en chef de la section "sciences" de la BU. "Les collections de périodiques ne démarrent, pour la plupart d'entre elles, qu'en 1965. Pour les sciences, ce n'est pas très grave, la connaissance évoluant très vite. La biochimie d'il y a vingt ans et celle d'aujourd'hui, c'est la nuit et le jour".Cela dit, la priorité est de coller au programme des étudiants et aux parutions du moment.
LES CHOIX DE L'ACQUISITION
L'achat des livres est effectué à partir d'une revue qui recense, notice à l'appui, leur dépôt légal à la Bibliothèque nationale. "Si je vois un ouvrage de biochimie alimentaire chez l'éditeur Masson, ou un livre en anglais sur les algues, je n'hésite pas, il faut être au top dans ces domaines. En revanche, j'attendrai vraiment qu'on me réclame un livre de mathématiques en anglais sur les équations différentielles". La BU est aujourd'hui forte de 40 000 ouvrages. Mais bien avant ceux-ci, viennent les revues, du moins en terme de prix : les périodiques étrangers accaparent plus de 75 % du budget annuel de la section "sciences", budget qui s'élève à 1,3 million de francs. Sur les 150 abonnements en cours, plusieurs d'entre eux dépassent les 10 000 francs par an. A titre d'exemple, l'abonnement aux "Chemical abstracts" coûte 18 000 dollars par an.
PLUS D'ESPACE : ON RESPIRE
Si l'université de Brest a des points forts, la vocation de sa bibliothèque est d'être pluridisciplinaire et utile au maximum d'étudiants et d'utilisateurs. Selon le chiffre officiel de l'an dernier, ils étaient 5 235 à être inscrits à l'UFR(1) de sciences et techniques et à suivre leur cursus à l'université de Bretagne occidentale à Brest. Un chiffre qui ne devrait guère varier cette rentrée-ci. Ce qui en revanche va changer, c'est la place dont les étudiants pourront disposer à la BU. Le transfert de la section lettres et sciences humaines au centre-ville, dans le centre de ressources Victor Ségalen, a libéré un espace qui était devenu nécessaire.
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Maryvonne Tosser, conservateur de la section "sciences" de la BU : "L'université de Brest est récente, notre priorité aura été la constitution de collections cohérentes".
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CD-ROM ET PRET INTERUNIVERSITAIRE
Outre les aspects évoqués dans les encadrés, on peut encore retenir deux caractéristiques de la BU : le recours aux CD-Rom et les prêts entre bibliothèques. Les premiers sont surtout pratiques pour les recherches bibliographiques. Une publication de l'INIST ? La réponse est sur le CD-Rom "Pascal" ; une citation dont on a oublié l'auteur ? Il est révélé par le "Robert" informatique. "La seule limite vient des lecteurs de CD-Rom", dit Maryvonne Tosser, "il en faudrait davantage, ou alors monter les CD-Rom en réseau, ce qui pose un problème juridique". Un CD-Rom bibliographique coûte à ce jour près de 17 000 francs. Quant au service de prêt entre bibliothèques, il s'agit d'une messagerie électronique permettant d'échanger des documents entre bibliothèques, qu'elles soient françaises ou étrangères. "Avec la progression du nombre d'étudiants en fin de 2ème cycle ou en 3ème cycle, aucun centre de documentation n'est capable de satisfaire son public à 100 % sur ses propres ressources".Pour l'instant, une fois la connexion effectuée, les envois de documents se font par voie postale, ce qui devrait évoluer avec, entre autres, les réseaux de communication à haut débit.
J.P.
Notes : (1) UFR : Unité de formation et de recherche.
Contact : Maryvonne Tosser,
Tél. 98 01 64 07
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L'informatisation à l'ordre du jour
C'est l'objectif principal du Service commun de documentation, qui "chapeaute" les différentes bibliothèques de l'université : "la documentation brestoise est nécessairement appelée à fonctionner en réseau",annonce Maryvonne Tosser.
Le nouveau centre de ressources Victor Ségalen, riche de 120 000 volumes, "essuie les plâtres" du système informatique. Il permet notamment la consultation du catalogue, la gestion des prêts et la recherche documentaire à distance. Ce service sera étendu progressivement aux sections Droit-économie, Sciences et Médecine-odontologie de la BU.
Depuis 1993, la BU effectue un catalogue informatisé des ouvrages acquis. A terme, le catalogue intégral des collections de l'UBO devra être accessible à tous les utilisateurs, où qu'ils se trouvent, même devant un Minitel domestique. Si bien que l'on parle de "câblage de l'université". Dans cette perspective, l'UBO a lancé un programme qui a déjà reçu le soutien du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
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* A Rennes, l'antenne scientifique de la Bibliothèque municipale est entièrement informatisée . |
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