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Au début du XVIIe siècle, lorsque Lorient n'était encore qu'une lande, des négociants qui commerçaient avec les Indes avaient établi des entrepôts à Port-Louis. Ils en firent bâtir de nouveaux sur la rive opposée de la rade. Telle fut en 1628, l'origine de Lorient. Mais c'est seulement en 1664 qu'une nouvelle Compagnie des Indes, constituée par des "lettres patentes" de Louis XIV, va donner son véritable essor à ce port naissant, en y établissant des chantiers de construction navale. Il reçut le nom de l'Orient, destination lointaine de ses navires, qui partaient pour de très longs voyages...
UNE VOCATION PÉDAGOGIQUE
C'est le déroulement de cette riche histoire liée au commerce lointain, à l'activité militaire, à la construction navale, à la pêche, puis récemment à la plaisance, que l'on peut suivre pas à pas au "Centre d'interprétation de la ville portuaire", situé quai de Rohan. A la partie muséographique, se greffent des expositions temporaires. L'activité du CCSTI / Maison de la mer a de multiples facettes et l'action pédagogique, dont l'antenne est située à l'Ecole de Merville, n'est pas des moindres. Des "classes portuaires" vont, grâce au CCSTI / Maison de la mer, à la découverte de la vie maritime pour une journée ou pour des séjours plus longs. Cette activité concerne un large public, depuis les enfants de la grande section de maternelle jusqu'aux adultes en formation. C'est, du reste, pour prendre en charge ce domaine pédagogique que Dominique Petit est entrée dans la maison en 1990. Depuis 1991, cette Lorientaise, fille de mareyeur et petite-fille d'avitailleur, est directrice de l'établissement qui emploie une demi-douzaine de personnes. Elle a pris la suite de Guy Danic, aujourd'hui directeur adjoint de l'organisation de producteurs PROMA(1) et président du CCSTI / Maison de la mer.
ETHNOLOGIE ET TECHNIQUE
"Océanopolis a une spécificité scientifique, les nôtres sont l'ethnologie et la technique",explique la directrice. Aliette Geistdoerfer, chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique, responsable du Groupe de recherche CNRS Anthropologie marine, est la vice-présidente du CCSTI / Maison de la mer. Elle a participé activement à la réalisation d'une exposition présentée l'année dernière, "Saint-Pierre et Miquelon, vivre ou mourir", qui a fait l'objet d'un ouvrage édité par le CCSTI / Maison de la mer. Cette année, deux expositions nouvelles sont programmées, l'une consacrée aux femmes de pêcheurs, l'autre à la "Thalassa", navire océanographique de l'Ifremer. "Notre désir est de diffuser la culture scientifique et technique à un public toujours plus large,"fait remarquer Dominique Petit. "Notre mission est d'aller vers lui, là où il se trouve. Dès juin, le CCSTI / Maison de la mer proposera des expositions dans le "hall de la gare d'échanges" L'Orientis. C'est le lieu de passage le plus fréquenté de la ville."La Maison de la mer organise aussi des cycles de conférences. La dernière en date, qui s'est déroulée devant un parterre d'étudiants de l'université lorientaise, était consacrée aux biotechnologies marines.
F.B.C.
Notes :
(1) PROMA : organisation des producteurs à la pêche artisanale du Morbihan et de la Loire-Atlantique.
Contact : CCSTI / Maison de la mer, Tél. 97 84 87 37
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Le CCSTI / Bateau de la mer
Le projet de développement prévu dans le contrat de plan devrait voir le déménagement de la Maison de la mer. Celle-ci quittera le Quai de Rohan, pour embarquer sur la "Thalassa", navire océanographique de l'Ifremer qui sera désarmé en 1995/96. Amarré au quai de la gare maritime, il sera aménagé en musée des techniques maritimes et hébergera les bureaux du CCSTI / Maison de la mer. L'opération devrait être bouclée pour l'an 2000.
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Le CCSTI / Maison d'édition
Une exposition est par nature un événement fugace dans un lieu donné. En prolongement des expositions qu'elle réalise, la Maison de la mer édite des livrets. Depuis 1989, plusieurs ouvrages ont été publiés. L'un d'entre eux, récemment réalisé par Patrick Geistdoerfer, ichtyologue, directeur de recherche au CNRS, est consacré à "la vie et les poissons dans les grandes profondeurs". Un sujet d'actualité à l'heure où de "nouveaux" poissons des abysses (grenadiers, sabres, empereurs, sikis...) ont fait leur apparition dans les chaluts des pêcheurs hauturiers et sur les étals des poissonniers, alors que la biologie de ces espèces est encore mal connue et que l'importance des stocks n'est pas encore déterminée par les scientifiques.
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