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DU NOUVEAU DANS LES VACCINS
| Le CNEVA, Centre national d'études vétérinaires et alimentaires, est un établissement public fédérant une douzaine de laboratoires répartis sur l'ensemble du territoire national. A Ploufragan dans les Côtesd'Armor, le LCRAP, Laboratoire central de recherches avicoles et porcines, dirigé par le docteur Georges Bennejean, en est l'un des plus beaux fleurons. |
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(Photo : CNEVA)
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* Voici l'animalerie de l'unité de recherche "Pathologies aviaires" : les volailles malades sont placées dans des isolateurs, pour y être étudiées.
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Spécialisée dans l'étude des maladies affectant principalement les élevages industriels, l'unité de recherche "Pathologies aviaires" du LCRAP travaille sur les nouvelles maladies, en particulier celles entraînant de graves conséquences au niveau économique, comme par exemple, la maladie de Newcastle.
LES POMPIERS DE LA BASSE COUR
"Les éleveurs font surtout appel à nous,dit Jean-Pierre Picault, quand ils sont confrontés à des pathologies inconnues. Nous sommes une unité de recherche et non de diagnostic, mais nous agissons souvent dans l'urgence".Certaines recherches entreprises sont rapides, de l'ordre de 5 à 6 mois, d'autres sont plus longues et demandent plusieurs années. Parmi les maladies nouvelles traitées par l'unité de recherche, citons la maladie des ufs mous, en 1976, et la rhino-trachéite infectieuse, en 1981, une maladie due à un pneumo-virus jamais décelé auparavant. Aujourd'hui, c'est la maladie de Newcastle qui mobilise l'effort des chercheurs. Cette maladie sévit en Hollande, en Allemagne, en Belgique surtout, et provoque une interdiction de vente pendant un certain temps, ce qui peut entraîner de graves difficultés économiques. "De nos jours,affirme Jean-Pierre Picault, les frontières disparaissent mais les règlements sanitaires les remplacent".
UNE PREMIÈRE MONDIALE
La maladie de Newcastle constitue un risque majeur permanent pour les élevages : elle demande à être confirmée ou infirmée très rapidement, or les techniques actuelles ne permettent pas d'apporter une réponse en moins de deux à trois semaines, dans le meilleur des cas. Un chercheur de l'unité "Pathologies aviaires", Véronique Jestin, vient de mettre au point un test permettant la mise en évidence rapide du virus de la maladie de Newcastle en deux ou trois jours, ce qui constitue une première mondiale. Mais la principale activité de l'unité est d'assumer le rôle de référence nationale en matière de vaccins aviaires, en contrôlant en moyenne une vingtaine de vaccins par an. Il faut savoir qu'une poule reproductrice, destinée à faire des poussins, peut subir jusqu'à dix vaccins différents, un chiffre maximum qui dépend en grande partie de la situation sanitaire régionale, car ces vaccinations coûtent chères et ne sont effectuées que lorsqu'elles sont indispensables. L'unité de recherche contribue à la définition des normes AFNOR et des produits de référence, qui conditionnent l'agrément du Ministère de l'Agriculture.
UN APPUI TECHNIQUE INDISPENSABLE
Outre cette importante activité de contrôle et de référence, le laboratoire apporte aussi un appui technique à l'échelle nationale, en fournissant des réactifs et du matériel de référence aux laboratoires d'analyses vétérinaires, tant publics que privés. Il poursuit parallèlement des activités de formation auprès des éleveurs et des techniciens avicoles, et conseille les vétérinaires. "Notre réputation de neutralité est telle,avoue Jean-Pierre Picault, que les professionnels de la filière nous confient la gestion collective des informations." C'est ainsi que deux réseaux d'observation et d'information ont été mis en place : RNOEA (Réseau national d'observations épidé-miologiques en aviculture) et RENESA (Réseau national d'épidémio-surveillance en aviculture), deux réseaux qui fonctionnent bien et donnent lieu à des publications régulières.
Contact : Jean-Pierre Picault, CNEVA,
Tél. 96 01 62 22
Première région d'Europe pour la production avicole, la Bretagne devait se doter d'un outil de recherche performant en aviculture, pour compléter sa station expérimentale installée à Ploufragan en 1957. C'est chose faite avec l'implantation en 1989, au sein du Zoopôle, d'une importante antenne du CNEVA comportant une unité expérimentale d'aviculture et cinq unités de recherche : Hygiène et qualité des produits avicoles, Pathologies aviaires, Pathologies porcines, Pathologies cunicoles (lapins) et bovines, Zootechnie (bâtiments d'élevage). "Protection animale et maîtrise des techniques d'élevage, telles sont bien nos orientations majeures",affirme Georges Bennejean. Une nouvelle unité, consacrée au bien-être des volailles, vient d'être créée.
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