TBS : infra-rouge et fibre optique

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TBS : infra-rouge et fibre optique
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TBS : INFRA-ROUGE ET FIBRE OPTIQUE



La transmission par fibre optique a détrôné le câble coaxial, peu compatible avec le codage numérique. Les dirigeants de Thomson Broadband Systems, filiale de Thomson-CSF implantée à Brest depuis 1992, estiment qu'il s'agit du support idéal.


(Photo : Thomson Broadband Systems)

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Système de transmission FM monocanal sur fibre optique (Thomlite FM 7600), comprenant un émetteur, un récepteur et un répéteur.


Parmi les différents supports de transmission, tels câble coaxial(1), câble hertzien ou liaison par satellite, la fibre optique réalise une percée conséquente sur les marchés, que ce soit celui des câbles sous-marins(2) ou celui de la télévision. C'est ce dernier que vise TBS, entreprise spécialisée dans l'ingénierie de réseaux de vidéo-communication et le développement de produits et systèmes de transmission par fibre optique. Une spécialisation justifiée par l'histoire récente : au début des années 80, un accord entre les deux sociétés nationales Thomson et Alcatel donnait la défense à l'une et le civil à l'autre. Thomson engrangeait néanmoins des références en matière de télévision, grâce notamment aux deux centres de recherche de Rennes et Courbeville. L'accord ayant expiré en 1990, Thomson peut valoriser ses compétences à travers sa filiale TBS, d'autant plus que "la tendance est très favorable", selon Frédéric Rosenberg, directeur général de la nouvelle société.


DES ONDES LUMINEUSES

La technique de la fibre optique, compliquée à mettre en œuvre, est simple dans son principe : elle fait intervenir un émetteur, un support de transmission et un récepteur. Le message, émis par laser et transformé en ondes lumineuses modulées, se propage à travers une fibre composite. Celle-ci est entourée d'un revêtement qui empêche la lumière de sortir du conduit. Ainsi les rayons lumineux infra-rouges se propagent par réflexion sur les parois, sans encombres malgré les courbures de la fibre. A leur arrivée, les ondes sont transformées en signaux électriques. Aujourd'hui, les informations à transmettre étant codées en système numérique, combinaison de 0 et de 1 (les bits), la fibre optique fait meilleur usage que le câble coaxial, appelé à disparaître. "Nous investissons beaucoup sur le numérique, dont nous pouvons attendre de nouvelles applications dans les années à venir," explique Frédéric Rosenberg. "Notre laboratoire de Rennes, où travaillent 250 personnes, s'occupe de la recherche(3) tandis que l'usine de Brest aura la charge d'industrialiser les équipements".



DES SERVICES À VALEUR AJOUTÉE

Ces équipements à venir trouveront leur place dans les trois pôles d'activité de Thomson Broadband Systems : le développement et la production des émetteurs et récepteurs, l'ingénierie de réseau et les analyses de faisabilité. Le matériau fibre optique est quant à lui de fabrication courante : "Le marché dispose aujourd'hui de fibre monomode et diode laser DFB (Distributed Feed Back), capable d'acheminer jusqu'à 59 programmes différents et de favoriser le développement de nouveaux services à valeur ajoutée grâce à une voix de retour large bande".Ces nouveaux services ont pour noms télévision haute définition, télésurveillance, télétravail, téléformation. Face à la sophistication croissante des produits et des architectures, TBS propose des systèmes "sur mesure" aux câblo-opérateurs, de plus en plus nombreux et ambitieux dans les villes moyennes. Le plus important contrat reste cependant celui signé avec France Télécom dans le cadre de l'extension des réseaux du Plan Câble.



Notes :

(1) Câble coaxial : câble constitué par deux conducteurs concentriques, séparés par un isolant.

(2) En moins de cinq ans, entre 1985 et 1990, le réseau optique a atteint 100 000 kilomètres et il doublera avant 1996. D'une réelle qualité de transmission et d'utilisation, les câbles sous-marins assurent les grandes liaisons fixes, tandis que les satellites sont réservés à la télédiffusion.

(3) D'autres partenariats existent, en Bretagne avec le Centre national d'études des télécommunications (CNET), le Centre commun d'études de télédiffusion et de télécommunications (CCETT), l'Ecole nationale d'ingénieurs de Brest (ENIB) et l'Ecole nationale supérieure des télécommunications de Bretagne (TELECOM BRETAGNE).



Contact : Frédéric Rosenberg, Tél. 98 31 75 75




Le laser et le génome

Le génome est au centre des préoccupations des biologistes et des chercheurs en médecine. Pour déterminer la carte du génome, les biologistes analysent des fragments découpés dans les molécules d'ADN par des enzymes. Mais, comme dans un puzzle, il n'est pas facile de trouver la position originelle de ces fragments dans la molécule d'ADN complète. Pour résoudre ce problème, des chercheurs américains de l'université de Stanford travaillent sur une micro-pince à laser pour manipuler les fragments de molécules d'ADN.


Laser et circuits électroniques miniaturisés

Chercheurs et ingénieurs mettent au point de nouvelles techniques utilisant la faculté du laser d'activer localement une réaction chimique modifiant la surface à traiter. Cette méthode est particulièrement précieuse pour le secteur des microtraitements. L'industrie de la micro-électronique est concernée tout comme la mécanique fine. Le traitement chimique des matériaux par laser n'en est qu'à ses débuts, ce domaine est l'un des enjeux industriels des années à venir.