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À l'Espace des sciences

 



DOSSIER DU MOIS :

La physique en Bretagne et ses applications




EDITORIAL


Le premier numéro de ce qui est devenu aujourd'hui la revue Sciences-Ouest, paraît au cours du premier trimestre 1985. Il compte quatre pages ! et s'intitule "Ethique et pédagogie". Parmi d'autres sujets, figurent en bonne place les thèmes du projet d'action éducative (PAE) du lycée Chateaubriand à Rennes, relatif aux "problèmes d'éthique que pose le développement de la recherche biologique et médicale". L'idée de développer la Culture Scientifique en province était alors considérée avec bienveillance, mais aussi avec beaucoup de modestie, à l'exception de quelques projets grandioses.

Aujourd'hui, Sciences-Ouest est diffusé très largement bien au-delà des limites de notre Région. Les plus grandes personnalités du monde de la Recherche, de l'Enseignement et de l'Industrie y ont rédigé des articles ou des éditoriaux. Tous les sujets y sont traités sous le contrôle de spécialistes, dans un style accessible au plus grand nombre. Pour la seule année 1994, des problèmes d'actualité relevant de l'Océanographie, l'Informatique, la Biologie moléculaire, l'Ecologie, l'Ethologie, l'Archéologie, les sciences de la Terre... ont figuré dans une centaine d'articles de très bon niveau. Chacun peut ainsi se rendre compte de la richesse des découvertes scientifiques et des avancées technologiques, de l'ampleur des efforts consentis par les chercheurs et, par conséquent, de l'utilité des moyens requis.


Ce début d'année devrait être l'occasion d'une réflexion sur les finalités de la Culture Scientifique. "On peut recourir à un flot d'informations et d'images, mais le problème sera de ne pas perdre son identité" (1). L'activité scientifique n'a jamais été aussi intense, en raison de ses implications économiques et sociales, et de l'accroissement de l'émulation internationale. Les questions relatives aux changements globaux, au développement durable et bien sûr à la santé humaine, se posent à la fois localement et à l'échelle de la planète. Pour se hisser à la hauteur des enjeux internationaux, les chercheurs doivent bénéficier des moyens les plus efficaces et les plus fiables d'échanges d'information. Cette "perte d'identité" pourrait bien résulter d'une méconnaissance de la rigueur nécessaire aux moyens de diffusion de ces informations scientifiques vers le public plus large des utilisateurs et des décideurs.


Nous devons, dès à présent, mettre en place au CCSTI ces moyens de diffusion rapide, objective et accessible des connaissances ; pourquoi ne pas lancer, dès 1995, le projet d'une première banque d'images scientifiques et techniques bretonne, ou encore d'une expérimentation de diffusion électronique des articles de Sciences-Ouest à l'échelle de la Région ? Ces initiatives seraient aussi à la mesure des ambitions du futur Nouvel Équipement Culturel, dont le rayonnement dépendra autant des capacités d'innovation de ses acteurs que de l'originalité de son architecture.


En attendant, la revue Sciences-Ouest sous sa forme actuelle poursuivra, à l'échelle de la Région tout entière, son effort d'information et de diffusion des connaissances. "Les interdépendances entre les différents domaines font partie des rendez-vous du futur"(2). Notre travail quotidien va dans ce sens et, je l'espère, se poursuivra encore longtemps, peut-être jusqu'à fournir des informations aux chaînes nationales et internationales de diffusion de la Culture Scientifique.


Permettez-moi de vous présenter mes meilleurs vœux de bonne année.


Paul TREHEN -
Président du CCSTI.


Notes :

(1): Bernard Besret, conseiller auprès du Président de la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette .

(2) : Joël de Rosnay, directeur du développement et des relations internationales à la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette .