|
L'environnement : tous concernés
 --> Nettoyage de printemps à Saint-Pol-de-Léon, les 23 et 24 mars derniers : des bénévoles ramènent les déchets ramassés sur une plage... (Photo : Etoile de la mer)
L'agriculture de l'an 2000 en Bretagne sera-t-elle respectueuse de l'environnement ? La lecture de notre dossier intitulé "Nouvelles pratiques agricoles" pourrait bien le laisser penser... En effet, tous ceux que nous avons rencontrés autour de ce thème, qu'ils soient issus des centres de recherche, des écoles, des chambres d'agriculture, ou des organismes interprofessionnels, nous ont désigné le respect de l'environnement comme leur priorité. La Bretagne doit beaucoup à son agriculture, et à tout ce qui touche à l'agro-alimentaire. Aujourd'hui, préserver cette force, c'est aussi intégrer l'élément "environnement" dans de nouvelles pratiques. Il ne s'agit pas seulement de préoccupations de chercheurs, d'institutions, ou de décideurs politiques. "Sur le terrain", les véritables acteurs de ce dossier, en un mot, les agriculteurs, semblent bien avoir reçu le message. Certes, les choses avancent lentement et les résultats tangibles (par exemple une baisse du taux de nitrates dans l'eau) se font encore attendre, mais un "frémissement est perceptible". Par exemple, une initiative locale, l'opération "Ferti Chèze Canut", visant à raisonner les pratiques de fertilisation dans un souci de respect de la qualité de l'eau, vient d'enregistrer un premier résultat positif : une diminution (légère) de l'apport en engrais azoté sur herbe dans les exploitations situées dans les bassins versants de la Chèze et du Canut. Quittons le domaine agricole, mais retenons l'idée d'une mobilisation individuelle, "sur le terrain", pour la défense de l'environnement : la seconde édition de l'opération "Nettoyage de printemps," organisée les 23 et 24 mars derniers par le ministère de l'Environnement, a mobilisé, en Bretagne, plus de 2 000 bénévoles qui ont réhabilité 61 sites et ramassé plus de 300 tonnes d'ordures. Qu'est-ce qui a poussé ces hommes et ces femmes, tous bénévoles, à occuper leur week-end à des tâches aussi ingrates que le nettoyage d'une plage, le débroussaillage d'un bois, ou le déblaiement d'un dépôt d'ordures sauvage ? Peut-être simplement le sentiment d'être un citoyen, plus précisément un éco-citoyen, et la volonté d'être, à part entière, un acteur de la préservation de notre environnement.
La rédaction
|