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Aspects réglementaires
En France, le décret du 1er avril 1992 sur les emballages ménagers stipule que les producteurs ou importateurs sont directement responsables des déchets issus de leurs emballages et qu'ils sont tenus de contribuer à leur élimination.
Quelques chiffres
340000 tonnes d'emballages se retrouvent chaque année dans les déchets ménagers en Bretagne.
50 % du volume des poubelles est occupé par les emballages.
1ère : c'est la place de la France pour la valorisation des emballages. Elle se situe devant l'Allemagne, celle-ci ayant peu développé la valorisation énergétique des emballages.
1er : c'est la place du Finistère, en France, pour la collecte sélective des bouteilles plastiques. Rappelons cependant qu'il est également le premier département en ce qui concerne la consommation d'eau minérale !
Eco-Emballages
La plupart des producteurs d'emballages ont choisi de déléguer leur responsabilité légale à une société privée : Eco-Emballages est actuellement la seule société agréée pour tous les secteurs professionnels, et pour tous les matériaux. Grâce aux sommes versées par ses entreprises adhérentes (en moyenne 1 centime par emballage), elle apporte un soutien financier aux opérations de collecte sélective et de tri des emballages usagés, que les collectivités vont progressivement mettre en place dans toute la France. En Bretagne, 5 collectivités ont passé un contrat avec cette société. Il s'agit de la communauté urbaine de Brest, des villes de Saint-Malo et Quimper et des communautés de communes du haut pays Bigouden et du pays Fouesnantais.
Contact :
Johann Leconte
Tél. 41 22 16 50
Objectif valorisation
"Valoriser" cela signifie recycler la matière de l'emballage ou la brûler pour en récupérer de l'énergie. "Dans le domaine de la valorisation des déchets d'emballages, les intérêts économiques restent souvent prioritaires", explique Gilles Merrien, ingénieur "déchets" à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Par exemple pour le verre, le recyclage "matière" fonctionne bien, car l'intérêt économique est évident : il se recycle indéfiniment et l'apport volontaire dans des containers spécialisés représente 50% du verre consommé. Le recyclage du plastique est économiquement beaucoup moins intéressant : ce matériau a une faible densité (beaucoup de volume pour peu de matière), ce qui implique des coûts de transport élevés vers les centres de recyclage. De plus, après recyclage, la qualité du plastique est altérée et il ne peut plus servir comme matériau d'emballage.
Un matériau plus écologique pour les flacons
La société Yves Rocher vient de mettre au point un nouveau matériau pour flacons : le polypropylène transparent. L'emploi de ce matériau constitue une réelle avancée technologique, car il rend possible la réalisation d'emballages mono-matériaux (flacon, capsule, étiquette) d'un recyclage plus facile, et il permet une diminution de 20 à 30 % du poids de l'emballage.
Contact :
Claude Le Bossé
Tél. 99 08 49 27
A la recherche de solutions
En Bretagne, les situations varient beaucoup selon le contexte local et les choix politiques des collectivités : à Rennes, la plupart des emballages sont incinérés avec les ordures ménagères, l'énergie récupérée permettant d'alimenter en chauffage et en eau chaude le quartier de Villejean. La valorisation énergétique des emballages usagés est donc majoritaire, la valorisation "matière" se limitant au verre. À Brest ou à Saint-Malo, les collectes sélectives, en porte à porte ou par apport volontaire, concernent davantage de matériaux (jusqu'à 5). La valorisation "matière" est-elle toujours plus respectueuse de l'environnement que la valorisation énergétique ? Quel sera le coût réel de la valorisation des emballages ? Faut-il encourager les industriels à concevoir des emballages plus facilement recyclables, ou à en réduire la quantité ? Pour répondre à toutes ces questions, les spécialistes de la gestion des déchets, en particulier ceux de l'Ademe, étudient les différentes solutions possibles.
Contact :
Ademe Bretagne
Tél. 99 85 87 00
Initiative de Leclerc
Chaque année, 17 milliards de poches plastiques sont distribuées dans les grandes surfaces, et plusieurs millions d'entre elles seront ensuite abandonnées dans la nature... Les centres Leclerc ont décidé de se passer de ce type de publicité et pratiquent désormais le système du sac en plastique réutilisable : le client paye un franc un sac cabas plastique qu'il réutilise à chaque fois qu'il fait ses courses. Les sacs abîmés sont échangés gratuitement et recyclés en sacs poubelle.
POUR EN SAVOIR PLUS SUR L'EMBALLAGE
- "Packaging mode d'emploi", Philippe Devismes, Ed. Dunod.
- "Guide pratique du marketing de l'emballage", Ed. Emballage magazine/BSN.
- "Trier les emballages ménagers recyclables", Ed. Ademe.
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