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EDITORIAL
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"En 1996, la culture scientifique sera de plus en plus une priorité, dans un contexte économique difficile." | Les vœux du CCSTI
La culture scientifique est-elle un luxe dont on peut se priver ? C'est une question qu'il faut se poser à un moment où les problèmes économiques, et en particulier l'emploi des jeunes, sont au premier plan de nos préoccupations. Plusieurs arguments me font penser qu'il s'agit au contraire d'une priorité qui ne peut que se confirmer dans les mois et les années à venir, pour au moins trois raisons majeures.
• Il est essentiel, pour l'avenir de notre société, de renforcer les moyens d'atténuer les conséquences néfastes de l'isolement culturel, dans lequel se trouvent plongées différentes catégories de la population après la scolarité.
• L'accélération du rythme des découvertes scientifiques et techniques est telle, que les moyens permettant d'en suivre l'évolution et les conséquences sont de plus en plus difficiles à maîtriser, y compris par les chercheurs eux-mêmes, et à plus forte raison par le plus grand nombre d'entre nous.
• La compétition internationale et l'utilisation possible, par tous, des moyens modernes de communication comme "Internet", laissent trop peu de temps aux chercheurs pour s'investir efficacement dans la diffusion des connaissances.
Il serait dangereux qu'un fossé se creuse entre ce formidable essor de la communication scientifique entre chercheurs, ingénieurs... et les moyens de rendre ces connaissances accessibles au plus grand nombre. L'évolution rapide de nos recherches sur la santé humaine, les conséquences économiques et sociales des changements globaux affectant notre planète, la contamination des eaux, des sols, des océans, la perte de la biodiversité... et l'évolution des technologies qui s'y rapportent, supposent qu'une mise à niveau de nos connaissances soit faite de manière permanente, dans les meilleures conditions d'objectivité.
La mise en œuvre du réseau "Ouest Recherche" favorise ces échanges à travers la Bretagne et les Pays de Loire... "Les pays et les régions qui ne prendraient pas la mesure de la révolution technologique, risquent d'être exclus de la société d'information et de décliner" (Sciences-Ouest n° 111, Alain Bensoussan, président de l'INRIA).
le CCSTI, la revue Sciences-Ouest et le projet Nectar, magazine multimédia interactif en cours de conception au CCSTI, accompagnent cette marche en avant et se dotent des meilleurs moyens de diffusion de l'information et de mise à jour des connaissances scientifiques et techniques.
Je suis persuadé que cette démarche suffit à démontrer que la culture scientifique et technique est une priorité, et que le CCSTI en est l'un des acteurs principaux. Je souhaite une excellente année 1996 à tous ceux qui l'aident à se développer, ainsi qu'aux lecteurs de Sciences-Ouest.
Paul TRÉHEN Président du CCSTI
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