Jardin botanique, jardin scientifique

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Jardin botanique, jardin scientifique
Le conservatoire botanique de Brest
Les frères Bûhler
Le Végétarium d'Yves Rocher
Pour en savoir plus

 


Des plantes racontent une histoire

Jardin botanique, jardin scientifique




Le jardin botanique est le jardin se rapprochant le plus de la science. Constitué de collections de plantes vivantes correctement répertoriées, décrites et étiquetées ; il est à juste titre appelé "musée vivant". Au tout début de leur histoire, les jardins botaniques représentaient des centres de recherche importants mais le chercheur du 20ème siècle ne semble plus vraiment intéressé par les collections végétales conservées en leur sein. Dans ce contexte, quelle peut être la nouvelle mission de ces lieux appartenant au patrimoine naturel et culturel de notre région ?






L'Ecole de botanique du jardin du Thabor : un bon outil de vulgarisation scientifique.
(photo : D. Levasseur, ville de Rennes.)




C'est à Montpellier en 1593 que Richer de Belleval construisit le premier jardin botanique en France. Celui-ci, comme beaucoup des jardins de cette époque, avait une vocation scientifique importante puisqu'il fournissait toute la "materia medica" nécessaire aux apothicaires et médecins. Cependant, en fonction des époques, du niveau des connaissances, des priorités de la recherche, l'intérêt scientifique porté aux collections des jardins botaniques a évolué




Un jardin pour classer



A partir de la fin du 17ème siècle, les gestionnaires des jardins doivent faire face à une forte augmentation du volume des collections, issues notamment des collectes des voyageurs naturalistes. Les plantes rassemblées servent alors de matériel vivant d'observation et d'étude pour les grands botanistes de l'époque, leur permettant d'établir des classifications. Au 18ème siècle, la systématique (discipline scientifique étudiant les relations entre les êtres vivants afin d'établir un classement) est alors à son apogée. Le jardin botanique joue un rôle important dans la mise en place de ces systèmes de classification. Ainsi en 1758, Bernard de Jussieu fut chargé par Louis XV de la création d'une Ecole de botanique dans les jardins du Trianon. Il se servit de cet exercice pour appliquer sa nouvelle théorie de la classification sans que cette dernière ne soit écrite et publiée. Le jardin à cette époque était considéré comme un laboratoire vivant pour les scientifiques, il y avait donc un réel parallélisme entre le sujet de recherche du botaniste et ce qui était présenté au sein des jardins.




Un jardin pour comprendre



Au début du 20ème siècle, la systématique purement classificatoire laisse la place à de nouvelles disciplines étudiant la plante sous un angle différent (écologie, biologie...). Un jardin botanique devant être le miroir de ce qui se pratique au laboratoire, des présentations écologiques resituant la plante dans son milieu apparaissent alors : jardin alpin, des marais, des dunes. Ces modifications présentent un double avantage, pour les plantes tout d'abord (meilleures conditions de vie) et pour les visiteurs (système de lecture de la présentation plus abordable pour les non-initiés à la botanique.)



Aujourd'hui, le scientifique a abandonné le jardin pour s'enfermer dans son laboratoire. En cette fin de siècle, la botanique systématique et classique, c'est-à-dire non moléculaire, semble devenir une espèce en voie de disparition. Les établissements d'enseignement supérieur ont plus ou moins délaissé les jardins botaniques qu'ils jugeaient inadaptés aux besoins du moment et exagérément budgetivores.


Un jardin pour se cultiver ?



Quel peut être alors, le nouveau rôle de ces lieux ? En tant que structure muséale, il est important que recherche, thésaurisation et diffusion des connaissances demeurent les trois missions des jardins botaniques. La vulgarisation scientifique ne pourrait-elle pas devenir une des priorités des jardins botaniques ? En effet, la plante est capable de véhiculer divers messages, scientifiques, et aussi ethnobotaniques. L'utilisation des plantes par l'homme, intéressera particulièrement le visiteur puisqu'elle permet de rester dans son cadre de référence.



Les jardins botaniques, ainsi que les plantes qui y vivent, ont une histoire qu'il apparaît important de raconter…



Petit parcours botanique sur le campus de Beaulieu






A l'automne, les feuilles en éventail du ginkgo biloba prennent une couleur jaune d'or, d'où son nom d'arbre aux quarante écus. (photo Végétarium)



 Rennes : Depuis l'ouverture du campus de Beaulieu en 1965, les quelques100 hectares ont vu fleurir de nombreux bâtiments mais aussi des arbres et arbustes. Les étudiants de la MST "Aménagement et Mise en Valeur des Régions", sous la direction de Marie-Claire Guénégou, maître de conférence, ont décidé de valoriser ce parc en réalisant un petit parcours botanique. Sur les 140 espèces recensées, 50 essences ont été décrites dans une petite plaquette. Cèdre du Liban, érable de sycomore, de nombreuses surprises vous attendent au cours de votre promenade. 



Contact : 

accueil du campus de Beaulieu

tél. 02 99 28 61 23