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Intro
On peut identifier les poissons à distance
20 000 mailles sous les mers
Les Saint-Jacques se ressourcent à Plougastel !
Dis-moi comment tu croîs ...
La coquille d'Embal'Jet remplace la naturelle !
Une collaboration "féconde"

 


Plus d'hygiène, moins de tracas

La coquille d'Embal'Jet remplace la naturelle !


 

" Je suis reconnaissable du premier coup d'œil, passe au micro-onde comme au four traditionnel, supporte la congélation comme une fleur, et constitue un contenant solide et valorisant. Qui suis-je ? La coquille Saint-Jacques bien sûr ! Vidée de ma noix, je me prête à accueillir toutes les préparations culinaires. Mais au naturel, on craint parfois que je ne sois porteuse de quelque bactérie. Alors à Plouguerneau (29), on a décidé de me remplacer par un clone en céramique ! "




Entreprise comptant 12 personnes, Embal' Jet constitue un exemple des débouchés inattendus de la filière pêche. Cette dernière, Hubert Couprie la connaît depuis longtemps. D'abord mareyeur, il se lance à partir de 1979 dans la récupération des coquilles vides de St-Jacques. " Elles proviennent des usines où on les éviscère. Ici, elles sont triées, lavées, calibrées, et elles deviennent un emballage qui sera acheté par l'industrie agro-alimentaire, ou des grossistes spécialisés. Le marché veut qu'une usine achète à présent la noix de St-Jacques plutôt au Canada, au Japon ou encore en Chine... Mais pour la coquille, c'est la forme de celle de St-Brieuc qui constitue la référence ! " explique Hubert Couprie, qui se remémore : " vers 1983-84, la surexploitation des ressources avait amorcé la crise de la pêche et la coquille récoltée avait diminué en quantité et en taille. J'ai cherché pendant 5 ans, tout seul au départ, puis appuyé par l'Arist (1), un substitut à cet emballage extraordinaire qu'est la vraie coquille. "



De chaque machine (3 MF pièce !) sortent 1500 coquilles à l'heure.




De l'emballage naturel à la céramique brevetée


Ces qualités, une coquille anonyme nous les a dévoilées en tête de cet article ! Et c'est une filiale de recherche d'Unimétal, dans le Limousin qui a répondu aux besoins d'Hubert Couprie. Il avoue avoir mené un véritable tour de France des compétences technologiques, son cahier des charges (établi avec l'Arist) sous le bras ! " Ce laboratoire avait dans ses tiroirs la formule chimique d'une poudre de céramique, qui se solidifiait une fois compressée... Avec l'aide de l'Anvar (2) la formule a été modifiée de façon à correspondre à nos spécifications . Mais le brevet a été déposé juste avant de lancer la production. Il est parfois plus efficace d'attendre et de ne pas divulguer l'information, avant d'être fin prêt ! Le brevet n'est pas suffisant en soi, ce qui compte, c'est l'avance technologique, " argumente Hubert Couprie. Presque 10 ans après, il fait le compte : "Après avoir investi 10 MF dans les machines et la construction de l'usine, nous avons fabriqué plus de 5 millions de coquilles par an... Les acheteurs sont à 95 % des industriels français (3), bretons en particuliers. Mais nous vendons aussi à l'export : aux USA, en Belgique et en Italie"




La coquille d'Embal'Jet et sa consoeur naturelle



Prendre de l'avance ou péricliter


Ce produit inédit a permis à la société de réaliser 12 MF de chiffre d'affaires en 1997, et lui ouvre les portes d'autres marchés dérivés, tel celui de la coquille de crabe artificielle !
Et puis Embal'Jet répond à une attente très forte de la part des consommateurs : la sécurité sanitaire. Car malgré tout les nettoyages, il reste souvent une parcelle organique à la charnière des deux coquilles de la St-Jacques, ce qui peut laisser place à une suspicion de risque alimentaire. C'est pourquoi les coquilles de Plouguerneau ont devant elles un avenir bien construit.
"A ma connaissance, la concurrence en coquille artificielle se limite au plastique ou à l'aluminium, ce qui n'a rien de festif ! Et puis nous avons deux atouts : une avance technologique qui permet de répondre à la demande, et le fait que ce marché soit une "niche" qui n'est finalement pas énorme. Enfin, nous tentons de garder cette avance. Par exemple, nos premiers fours permettaient de cuire notre "biscuit" (4) en 9h. Depuis quelques années, nous avons acquis des fours "tunnels", qui le font en une heure seulement. " conclut Hubert Couprie.


M.E.P
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Contact :

Hubert Couprie,

tél. 02 98 04 79 94,

fax 02 98 04 51 84



Notes :
(1) Agence régionale de l'information scientifique et technique.
 
(2) Agence nationale pour la valorisation de la recherche.

(3) 80% pour l'agro-alimentaire et 20 % pour les grossistes

(4) La poudre de céramique compressée et moulée.


(Photo M.E. Pau)
Le foie de lotte a une consistance agréable et une saveur marine très appréciée.





Une fois pêchée,
son foie s'en va...

Plutôt recherchée pour la saveur de ses joues et de son appendice caudal, la lotte de mer, ou baudroie, est un poisson si laid qu'il est généralement décapité lorsqu'il est présenté sur les étals des poissonniers. A la décharge de ceux-ci, il faut dire que sa tête énorme, pourvue d'appendices et d'épines, fendue d'une mâchoire disproportionnée garnie de dents mal rangées et pointues comme des aiguilles, rappelle plus le monstre abyssal que le repas gastronomique. A Brest, depuis 1992, un traiteur s'attaque désormais au foie de ce poisson aussi délicieux que disgracieux. " Le foie de la lotte représente un pourcentage très important de son poids, " explique le traiteur, Bernard de Cadenet, "et il était traditionnellement jeté à la mer... " Avec l'aide de l'Adria (1) à Quimper, il a pu développer un process qui permette de traiter ce foie, et d'en faire un met de fête !



Contact :

Bernard de Cadenet,

tél. 02 98 47 64 11,



Notes :
(1) Association pour le développement de la recherche agro-alimentaire