Linpac - Le plastique citoyen

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Linpac - Le plastique citoyen

 

LINPAC

Le plastique citoyen



En 1997, Linpac Plastics Pontivy a été classée en 52e position des PME-PMI Françaises, tous secteurs confondus, par le Moniteur du Commerce international (MOCI). C. JF Collinot.

Au cœur du Parc d’activités de Kerguilloten (Noyal Pontivy, 56), d’imposants bâtiments abritent le leader européen du film plastique : Linpac Plastics Pontivy. Filiale du groupe britannique Linpac Group, cette société a fêté le 1er avril dernier ses 20 ans d’existence, et ses excellents résultats (42% de progression de ses résultats nets entre 1998 et 1999). Rencontre avec son dynamique PDG, Bernard Baucher.
  Réseau : Pourriez-vous présenter en quelques mots le groupe Linpac ?
B. Baucher : Linpac, c’est d’abord et avant tout une entreprise familiale. Elle appartient en effet en totalité à la famille Cornish (installée à Louth en Grande-Bretagne). Derrière, il n’y a pas de banques, pas de cotation en bourse… Cela simplifie les rapports et leur donne une grande convivialité, qui se ressent à tous les niveaux de l’entreprise. Le groupe réunit 10 000 salariés dans le monde (Afrique du Sud, France, Grande-Bretagne, USA et Uruguay), et réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ un milliard de francs. Réseau : Linpac Plastics Pontivy est aujourd’hui leader européen en matière de films plastiques. Pourquoi s’être installé à Pontivy, qui n’est pas une région de pétrochimie ? B. Baucher : C’est tout sauf un hasard ! En fait, nous sommes spécialisés dans les films et barquettes, destinés à l’alimentation en grande distribution. Nous nous trouvons donc au cœur de la première région de France en matière d’agroalimentaire ! Cela nous permet de développer de très nombreux contacts tant avec les producteurs qu’avec les commerçants. Nous cultivons beaucoup cette implantation régionale. Je peux même affirmer que nous avons largement apporté notre pierre à la reprise de confiance en centre Bretagne, en prouvant que l’on pouvait avoir une activité internationale, bien avant Internet ! Réseau : Pour conserver cette place de leader, avez vous un recrutement particulier de vos salariés ? B. Baucher : Non, pas particulièrement. En général, nous recrutons à Bac +2. Par contre, du fait que notre activité se fait pour 80% à l’exportation, nous faisons très attention à la maîtrise des langues étrangères. 50% du personnel parle un anglais parfait et la plupart maîtrisent trois langues. Par ailleurs, j’ai fait construire un amphi au sein de l’entreprise, pour assurer une formation continue du personnel. Autrefois, on apprenait pour 30 ans, aujourd’hui, en 5 ans, une connaissance est dépassée !

poste de contrôle

 
Linpac en chiffres
 
  • CA : 534 MF en 1999 (392 MF en 1996)
  • Résultat net : 30 MF en 1999 (21 MF en 1998)
  • Production : 37 000 tonnes de films plastiques en 1999
  • Effectif : 370
  • Investissements : 100 MF entre 1997 et 1999
  • 80% des ventes à l’exportation (dont 80% en Europe)

 

Les bobines de films sont posées sur des palettes faites à partir de la récupération des déchets.
C. JF Collinot.


Réseau : les plastiques que vous utilisez sont-ils issus de vos propres laboratoires de recherche ? B. Baucher : Les choses sont plus complexes que cela… Tout d’abord, nous sommes soumis à des contraintes. Nous devons protéger des aliments, que ce soit sous vide ou sous atmosphère contrôlée, et ceci sans que nos plastiques ne puissent réagir chimiquement avec ce qu’ils enferment. Il ne faut pas qu’il y ait le moindre transfert de constituant ni la moindre modification de la nature de l’aliment. On connaît parfaitement les plastiques capables de répondre à ces normes, ce sont les PVC [NDLR : Chlorures de polyvinyle] et les polyoléfines (polymères d’hydrocarbures). Nos recherches ne portent donc pas tant sur les plastiques (nous suivons bien évidemment tous les nouveaux produits qui sortent sur le marché), mais sur leur utilisation ! Dans ce domaine, notre préoccupation repose sur la question suivante : nous voulons être une entreprise citoyenne. Il nous faut donc veiller d’une part à ménager les ressources de demain, donc chercher à utiliser le moins de pétrole possible ; et, d’autre part, nous devons nous préoccuper du devenir des films après utilisation. Tout cela nous amène à chercher des films les plus minces possibles ! Il y a quinze ans, un film mono-couche résistant devait avoir une épaisseur allant de 15 à 20 micromètres. Aujourd’hui, nous avons la même qualité avec 5 micromètres seulement ! Réseau : En tant qu’entreprise citoyenne, travaillez-vous aussi au recyclage de vos produits ? B. Baucher : Au niveau de l’entreprise, nous veillons à ce qu’il y ait le moins de pertes possibles. Aujourd’hui, 99,7% de la matière première est utilisée efficacement. Par ailleurs, nous cherchons activement des voies de recyclage des déchets plastiques. Une première approche nous permet de recycler environ 20% de ceux-ci pour fabriquer des palettes plastiques. Enfin, nous travaillons sur la biodégradation des plastiques, mais il est trop tôt encore pour parler de ces recherches.

Propos recueillis par Jean-François Collinot

étirage et mise en forme des films

Contact : Anne Nicolas
service communication
tél. 02 97 28 70 70
fax 02 97 28 70 71.