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Un petit sas daccueil rappelle quelques notions de cartographie. Le visiteur est ensuite conduit dans une vaste salle multimédia, vraiment magique. Entouré de roches, un écran diffuse un excellent film expliquant les différences entre les deux pôles, leur histoire, le travail que les scientifiques y mènent
De part et dautre, un chaman et un chercheur (tous deux holographiques) viennent compléter les commentaires du film. Et puis soudain, les lumières séteignent. Et, lentement majestueusement lécran se lève, souvrant sur la colonie de manchots ! Une station devant la maquette très réaliste dun éléphant de mer et lon se retrouve à nouveau, mais sous un autre angle, devant limmense manchotière. Une banquise (de vraie glace), dominée par une immense falaise rocheuse, borde un vaste et profond bassin deau froide. Avec une agilité incroyable, les manchots plongent et semblent littéralement voler sous leau. Poursuites, changements brusques de direction, jeux des animaux, pour le plaisir des yeux. "Nous avons 40 individus, explique Eric Hussenot, tous nés en captivité, de trois espèces différentes (manchots royaux, papous et gorfous sauteurs). Lair est maintenu à 4°C. Il est filtré très soigneusement car les manchots sont particulièrement sensibles à un champignon responsable dune maladie respiratoire mortelle : laspergillose. Leau, quant à elle, est à 8°C. Tous les manchots sont bien évidemment bagués, mais ils ont également une petite puce électronique dans une aile. Nous espérons à terme, utiliser cette puce pour mener des expériences de reconnaissance individuelle et de contrôle pondéral. Le manchot se présentera sur un plateau de balance qui sera caché dans le sol. Grâce à la puce, nous pourrons lidentifier immédiatement et, en fonction de sa courbe dévolution de poids, lui sera distribuée la quantité de nourriture nécessaire et suffisante. Nous menons également des expériences sur lidentification des animaux par leurs cris." On quitte à regret les véloces manchots, pour poursuivre la visite par une salle présentant différents aspects de la vie polaire. Notamment en observant une colonne de verre contenant de petites crevettes qui sont lun des principaux éléments de la chaîne alimentaire : le krill. Loccasion également dapprendre quà moins de 150 Km de nos côtes, on peut trouver ces petits animaux. |
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nourrissage des manchots

Vue de la salle multimédia daccueil du pavillon polaire

Eric Hussenot réceptionne un phoque de Mourmansk
On longe ensuite un très grand bassin où évoluent des phoques (neuf phoques russes de trois espèces différentes venant de Mourmansk). Malgré leurs bonnes bouilles, les phoques sont des animaux qui peuvent se révéler relativement agressifs. Cest pourquoi, afin de pouvoir notamment pratiquer des examens vétérinaires, ces animaux ont étés soumis à un dressage par des techniciens russes. La visite sachève par une mise en ambiance de la célèbre station Concordia, quinstalle en Antarctique lIFRTP de Brest. "LInstitut français de recherche et de technologie polaire nous a beaucoup aidés dans la réalisation de ce pavillon. Notamment en nous permettant daller cette année au Pôle pour réaliser les films qui sont présentés ici
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