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Après un DUT de biologie marine, ce passionné d’aquariophilie part à l’étranger se faire une expérience dans le domaine : Seychelles, Arabie Saoudite… C’est là qu’il découvre et se passionne pour les coraux et les poissons récifaux. Recruté par Océanopolis en 1989, il met en place un protocole d’élevage des poissons clown reprenant les travaux effectués sur ces poissons par Jean-Paul Alayse en 1980. Ces étonnants poissons vivent en commensalité avec des anémones de mer. Le poisson nettoie l’anémone et lui abandonne de petites portions de nourriture. En retour l’anémone urticante lui offre abri et protection contre les prédateurs. Cet élevage est une complète réussite pour quatre espèces de clowns. "Le seul problème que nous ayons eu, c’est l’apparition de malformations chez certains jeunes. Personne n’en connaît la raison exacte. Nous avons réussi à "contenir" ce problème, en augmentant les rations d’acides gras poly-insaturés, en élevant des rotifères (1) pour les nourrir, et en ayant des techniques d’élevage larvaire les moins stressantes possible. Pour cela, nous jouons sur la lumière, la qualité de l’eau et l’hydrodynamisme des aquariums. En tout cas, ça a été pour nous une fantastique expérience, qui nous a permis de nous faire la main pour d’autres travaux…"
Corail et sexualité Parmi ces travaux, il y a la maintenance et le bouturage des splendides coraux du pavillon tropical. "Tous les spécimens que nous présentons ont été prélevés en milieu naturel. Ici, pour l’instant, nous sommes parvenus à les multiplier notamment par des techniques de bouturage. Mais le bac qui a été construit pour le nouvel Océanopolis a été étudié dans l’espoir d’obtenir à terme des reproductions sexuées. Pour ce faire, j’ai installé par exemple quatre gros néons bleus, qui sont réglés sur les cycles de la Lune. Il semble en effet que dans la nature, la Lune joue un rôle important… Le plus remarquable, dans la reproduction sexuée des coraux, c’est qu’ils pondent tous en même temps ! Nous jouons également sur la lumière solaire, en reproduisant les levers et couchers de soleil, en ayant des projecteurs (31) parfaitement étalonnés en longueur d’onde, tant dans les lumières blanches que dans les bleues. Tout l’éclairage est étudié pour optimiser la photosynthèse."
De l’eau sans nitrates Si la lumière est importante au bien-être des invertébrés, l’eau est également l’objet de tous les soins : "il faut qu’il y ait très peu de nitrates et de phosphates, car le seuil de tolérance des coraux à ces sels, est très mal connu. Par contre, il faut maintenir une concentration minimum de calcium et de strontium pour que les coraux croissent. Le substrat sur lequel sont fixés les coraux est lui aussi très important. Nous avons fait venir 70 m3 de blocs coralliens, indispensables au développement des bactéries." Ces "pierres vivantes" prélevées dans la nature, ont préoccupé – et préoccupent toujours– Dominique Barthelemy car elles ont également apporté dans les bassins où elles sont employées, certains parasites comme des vers urticants, certaines algues et même… certains coraux ! |
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| Une mission pédagogique |
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 les phoques soignés à Océanopolis sont remis en liberté au cours des classes de mer, qui chaque année accueillent près de 10 000 scolaires.
Dans le cadre de sa mission pédagogique, Océanopolis s’est doté d’une équipe d’animateurs dont la fonction spécifique est d’accueillir les groupes et, plus particulièrement, les scolaires. Pascale Nicol, Anne Rognant et Michel Salaün racontent leur expérience acquise au fil des années avec "l’ancien" Océanopolis. "Notre travail se passe autant à l’intérieur d’Océanopolis que sur le terrain. Il est en effet assez fréquent d’emmener des classes au bord de la mer, pour leur présenter différents aspects de la vie marine. Nous profitons, le plus souvent possible, des lâchers de phoques qui ont été soignés ici, à la clinique. C’est en effet un moment émouvant et très intéressant pour les enfants !" "Cela n’est pas sans donner de drôles de résultats ! ", s’exclame Michel… je me souviens d’une fois, à l’occasion d’un lâcher, où j’avais demandé aux enfants ce qu’est un mammifère ? Et bien, j’ai eu comme réponse qu’il n’y "a que les filles qui sont des mammifères" ! "C’est vrai, surenchérit Pascale, que nous en entendons de drôles ! Combien m’ont parlé des hippopocampes, des "Thierry l’Hermite"… " Anne non plus n’est pas en reste d’anecdotes : "un jour, les enfants m'ont expliqué que les étoiles et les concombres étaient de la même famille "Ben oui, ils ont le même nom : "De Mer"" ! Près de 10 000 scolaires passent ainsi chaque année quelques heures avec l’équipe. Outre les visites et déplacements, les élèves reçoivent également des petits livrets pédagogiques très bien conçus et peuvent travailler dans la "salle de TP" pour assister, par exemple, à la naissance sous microscope d’artémias (2) ou de " bébés " raies…
Contact : 02 98 34 40 58
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