| |
Les bactéries en entreprise
|

Culture de macro-algues en mer : Les entreprises de valorisation de molécules extraites d’algues, sont très intéressées par la production de ces molécules en fermenteur (action des bactéries), car la ressource naturelle (ici un champ d’algues dans les Côtes d’Armor) est fragile (climat, pollutions…). C. Ceva. |
Grâce au soutien de l’Anvar et du Conseil régional de Bretagne, plus d’une trentaine d’entreprises utilisent aujourd’hui les bactéries dans leurs procédés industriels, procédés souvent mis au point avec l’aide du centre de transfert CBB Développement. Mais la plupart de ces entreprises sont toujours en phase expérimentale, et ne souhaitent pas communiquer sur leurs travaux, pour des raisons évidentes de secret industriel. Réseau en a cependant visité quelques-unes particulièrement représentatives : Bio-armor, HTL et Labo Bugs. |
| | |
|
Bioarmor : des bactéries à la place d’antibiotiques !
Créée en 1984, la société Bioarmor de Plaintel (22) a développé et commercialise un mélange très intéressant de bactéries à ajouter dans l’alimentation des porcs, afin de protéger ceux-ci des germes pathogènes.
Vers la fin des antibiotiques ? On le sait, à force de consommer des antibiotiques, nous favorisons les résistances des virus et bactéries à ces produits… Ce qui n’est pas sans poser de problème, puisque rares sont les molécules capables aujourd’hui de remplacer les dits antibiotiques. Or, sans le savoir toujours, nous avalons quotidiennement ces médicaments, en consommant viandes et poissons… C’est que les animaux d’élevage ont, eux aussi, besoin d’être protégés contre les maladies. Un cercle vicieux ? Pas sûr … Spécialiste de l’alimentation animale, la société Bioarmor propose en effet une solution originale, en tout cas, en ce qui concerne les porcs. L’idée est "simple" [elle a quand même nécessité 20 MF d’investissement !] : on prend une bactérie Lactobacillus farciminis, qui est naturellement présente dans la flore intestinale des porcs. Sa fonction : inhiber le développement des flores pathogènes. Ensuite, par un procédé dit de "nébullisation-séchage", classiquement utilisé pour fabriquer des poudre, les bactéries sont cultivées, concentrées puis englobées dans une matière grasse (sa nature est un secret industriel), qui va protéger la bactérie des stress thermiques, hydriques et mécaniques. Il ne reste plus ensuite qu’à intégrer le tout dans les aliments, et le tour est joué… Cet inhibiteur de pathogènes du porcelet, est commercialisé sous le nom de Biacton.
Contact : Hélène Perrigaud tél 02 96 32 04 33 fax 02 96 32 06 28 e-mail : bioarmor@wanadoo.fr web : http://www.bioarmor.com |
 |
HTL : Algues et cosmétiques
HTL s’inscrit dans un groupe avec deux autres sociétés : Javenech, spécialiste de l’extraction de matières premières à partir de produits marins et Labo Caref : contrôle de production et prestation de services. Par fermentation bactérienne, HTL synthétise une molécule polysaccharide qui est utilisée en cosmétologie, pharmacologie et dans certains dispositifs médicaux comme par exemple, un substitut visco-élastique pour la chirurgie de l’œil.
Contact : Michèle Ranson HTL tél. 02 99 99 37 37, 02 99 99 05 36. e-mail contact@javenech.com Site : http://www.javenech.com
Labo BUGS : Traitement de l’environnement
|

|
le " Bugs Farm " fonctionne comme un incubateur biologique : aisément transportable dans une fourgonnette, il est utilisé pour traiter les colonnes d’eaux usées des immeubles. |
Créé en 1996, le Labo Bugs s’est spécialisé dans l’utilisation des micro-organismes pour les traitements spécifiques de l’environnement. Il commercialise aujourd’hui plus de 65 produits allant du traitement des rejets vinicoles, au détachant enzymatique pour tapis, moquettes, tissus, sols de garages et parkings… En passant par le traitement des hydrocarbures, des systèmes aquatiques (piscicultures, lagunes, plans d’eau…), des fumiers et déchets de l’élevage, des stations d’épuration…
Contact : Labo Bugs tél. 02 99 45 54 54 fax 02 99 45 51 31.
|
|