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Depuis bientôt trois ans, Bertrand Daniel a créé Cybergène, société de biotechnologies implantée à Saint-Malo. Suite au rachat de la société ESGS (1) le 1er janvier 1999, activités, effectif et chiffre d’affaires sont sur une courbe fortement ascendante.
Née en août 1997, la société malouine devenue groupe Cybergène ne cesse de s’agrandir, et plus particulièrement depuis qu’elle a racheté la société parisienne ESGS en janvier 1999, multipliant son effectif par 5 pour atteindre 18 personnes. " Cet investissement a permis de diversifier nos activités qui se partagent désormais sur deux sites ", explique Bertrand Daniel. ESGS est spécialisée dans le séquençage de protéines et d’ADN, ce qui représente la moitié du chiffre d’affaires du groupe.
De la synthèse de peptides à la fourniture d’instruments
Le site de Saint-Malo, quant à lui, effectue de la synthèse d’ADN, d’ARN et de peptides (2). Cette dernière activité a connu un essor important puisque entre le premier et le deuxième exercice, la vente de ces produits a été multipliée par 10, " sans que nous nous y attendions ", se réjouit Bertrand Daniel. " Cependant, il est vrai que nous sommes l’un des trois principaux fournisseurs en peptides du CNRS (3)". Enfin, Distribio, dernier acteur du groupe, est une société de négoce de réactifs de synthèse d’ADN et d’instruments de laboratoire (synthétiseur d’ADN …). La plupart des produits du groupe sont vendus à des instituts de recherche publique (60 %). Une autre partie importante du marché se répartit autour de plusieurs entreprises privées, comme les sociétés pharmaceutiques ou agroalimentaires. Enfin, à l’international, si pour l’instant la clientèle étrangère ne représente que 5 %, Bertrand Daniel espère bien élargir son carnet d’adresses dans l’année à venir…
| Le genopole d’Evry |
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La spécialité génétique du site du Genopole a commencé en 1990 avec l’installation du Généthon, suivie en 1997 par la création du Génoscope, centre national de Séquençage. En 1998, la mission et l’association Genopole sont lancées avec pour objectif de créer en moins de trois ans un campus d’enseignement et de recherche de renommée internationale, très étroitement associé à un parc de 50 à 70 entreprises de biotechnologies. |
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Une deuxième étape, faisant appel à des moyens de calcul à grande échelle, consiste à mieux interpréter l'information biologique, afin d'en tirer des applications médicales, scientifiques ou industrielles.
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La maladie de l’homme de pierre
" En plus de l’utilisation de l’outil, nous tentons d’élargir nos services en fournissant notre savoir et nos idées", ajoute Bertrand Daniel. Ainsi, récemment, le gène responsable de la fibrodisplasie ossifiante progressive vient d’être identifié par Olivier Sémonin, responsable recherche et développement et Karine Fontaine, responsable du laboratoire de biologie moléculaire de Cybergène. Appelée également " maladie de l’homme de pierre ", cette affection bloque le fonctionnement des muscles. En raison du faible nombre de personnes atteintes (maladie dite orpheline), très peu de recherches sont effectuées, et il reste encore beaucoup à faire avant d’envisager un traitement de la maladie.
Vivre (et prospérer) à Saint-Malo
Lors de la création de Cybergène, Bertrand Daniel, breton d’origine a décidé de s’installer à Saint-Malo. Cependant, le rachat d’ESGS à Evry implique de nombreux déplacements. " Avec un voyage minimum chaque semaine à Paris, je commence à bien connaître l’intérieur de ma voiture ", ironise Bertrand Daniel. " Cela montre que l’on peut très bien démarrer une activité internationale en Bretagne, grâce à l’amélioration des moyens de transport et de communication".
S.L.G. |