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Créé en 1979, l’Irmar s’est développé comme la partie " recherche " de l’UFR (1) de mathématiques, actuellement dirigée par Jean Deshayes). L’Irmar est ensuite devenu une Unité mixte de recherche (UMR CNRS 6625), associant le CNRS et l’université Rennes 1. L’UFR forme par ailleurs chaque année environ 235 étudiants qui feront des mathématiques leur profession : soit dans l’enseignement (120 préparent le " Capes (1)" et 60 préparent l’ "Agrégation (1)" ) , soit dans la recherche (25 étudiants préparent un DEA (1) en participant aux équipes de recherche de l’Irmar), ou encore en entreprise : une trentaine d'étudiants en DESS" Mathématiques appliquées " (1) seront mathématiciens en entreprise, notamment en statistiques.
De l’équipe à l’individu
" Comme dans n’importe quelle discipline scientifique, la recherche en mathématiques est structurée en équipes ", explique la nouvelle directrice. L’Irmar compte ainsi 7 équipes, chacune comprenant environ 10 personnes, ce qui représente 80 chercheurs permanents, dont 10 de statut CNRS (chargés de recherche ou directeurs de recherche), les autres étant universitaires (professeurs ou maîtres de conférences). Cette organisation par équipe n’empêche pas que la recherche progresse surtout par le travail individuel : " Les équipes se réunissent une fois par semaine pour échanger sur leurs travaux en cours, car chacun d’entre nous comprend ce que font les autres membres de l’équipe et s’y intéresse. Mais les publications, qui portent souvent plusieurs noms, sont le fruit de collaborations entre un ou deux chercheurs de l’Irmar et des chercheurs d’autres équipes du monde entier", explique Marie-Françoise Roy.
| Les thèmes de recherche de l’Irmar |
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Il n’est pas vraiment question de " spécificités " de l’Irmar, car les thèmes de recherche couvrent l’ensemble des grandes branches mathématiques, à savoir : l’algèbre, la géométrie, l’analyse et les probabilités. Souvent, les chercheurs travaillent à l’interface entre deux de ces domaines : algèbre et géométrie, algèbre et analyse, probabilités et géométrie. Mais les chercheurs de l’Irmar travaillent aussi sur les interfaces entre les maths et d’autres domaines scientifiques ou applicatifs tels que la physique, la mécanique ou l’informatique …
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Nouvelle année, nouvelle structure
Depuis le 1er janvier, les mathématiciens de deux autres établissements se sont rattachées à l’Irmar : il s’agit de l’antenne de l’ENS (1) Cachan en Bretagne, située sur le campus de Ker Lann, et de l’Insa ." En comptant les personnels ingénieurs, administratifs et techniques, les doctorants et les nouveaux membres de l’ENS et de l’Insa, l’effectif de l’Irmar atteint les 150 personnes en l’an 2000 ", précise Marie-Françoise Roy.
Soumis à l’évaluation du comité national du CNRS, l’Irmar est localement piloté par un conseil scientifique qui comprend des représentants de l’université Rennes 1, du CNRS, de l’Insa et de l’ENS Cachan. " Nous travaillons aussi avec certains chercheurs de l’Irisa (1) qui ont parfois besoin de nos mathématiques pour leur recherche en informatique. Nous sommes très attachés au développement de la culture scientifique, d’où notre engagement cette année dans le cadre de l’Année mondiale des Mathématiques", complète Marie-Françoise Roy.
Des bases de données bien utiles
Sur son ordinateur, le chercheur en maths utilise des logiciels spécifiques tels que " Cinderella" pour dessiner des figures géométriques, " Mathlab " pour faire du calcul numérique, " Mapple " pour faire du calcul symbolique ou " TeX", un traitement de texte adapté à l’écriture des formules mathématiques. " Nous utilisons aussi les bases de données sur Internet, ce qui ne nous empêche pas de consulter régulièrement les rayons de notre bibliothèque. Avec ses 23 000 ouvrages et ses 150 abonnements à des revues spécialisées, elle constitue un outil essentiel à la qualité de nos recherches", conclut Marie-Françoise Roy.
H.T. |