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Ademe - La gestion des déchets en Bretagne
Des bactéries au secours des industriels
Un incinérateur pilote à Brest
Le CET de Pont-Scorff, dans le Morbihan
Les déchets spéciaux :ceux de la marée noire
L'éco-mobile de Saint-Nicolas-du-Pelem
Déchets agricoles - Les solutions du Cemagref
L'histoire juridique du "zéro décharge en 2002"
Pour en savoir plus

 


Les déchets spéciaux :


ceux de la marée noire


 



la marée noire de l’Erika aura peut-être eu un effet positif : celui de mobiliser les populations en faveur de l’environnement.( c. A. Tattevin et Marine Nationale).



Au moment où "Réseau", dans le cadre de son enquête sur les déchets en Bretagne, s’inquiétait du devenir des déchets dits " spéciaux ", autrement dits " dangereux ", se pose incidemment le vaste problème du stockage et du traitement des pelletées d’hydrocarbures récoltées après la pollution des côtes par le pétrole échappé des cuves de l’Erika, en décembre dernier…

 

Y-a-t-il un centre d’enfouissement pour les déchets de classe 1 en Bretagne ?

La réglementation en vigueur dans le domaine des déchets en France et en Europe, accorde une place importante au "principe de proximité" : les déchets doivent être traités le plus près possible de leur lieu de collecte. Or il n’existe actuellement aucune possibilité de traitement des déchets de classe 1 en Bretagne. Monsieur Michelon, responsable du service Environnement à la Drire (1), explique : " Deux arguments justifient l’absence d’un centre de ce type en Bretagne : d’une part une géologie peu propice (sous-sol cristallin micro-fracturé), qui nécessiterait un investissement important pour aménager un tel site. Mais surtout, la Bretagne ne produit pas assez de ces déchets dits " spéciaux " pour justifier une telle installation : environ 162 000 tonnes par an. Ces déchets sont en effet surtout produits par les industries lourdes, quasiment absentes dans notre région. "

Contact :
Thierry Michelon
Drire Bretagne, service Environnement
tél. 02 99 87 43 21.

 

Les déchets de l’Erika

En ce début d’année 2000, se pose la question du devenir des résidus de pétrole récoltés sur les plages du littoral atlantique. " Ces résidus sont destinés à être traités par les équipements de raffinerie de Donges, en Loire-Atlantique ", explique Jean-Marie Barbaud. Mais ce seul centre étant rapidement saturé, la cellule " Polmar " du Morbihan décide, le 28 décembre dernier, de faire aménager un site de stockage provisoire à Caudan (56), près de Lorient, dans une carrière de sable exploitée par la Société bretonne de fonderie et de mécanique (SBFM). " Les déchets d’hydrocarbures sont stockés puis recouverts de chaux, afin d’éviter tout dégazage dans l’atmosphère. Ensuite, nous étudierons les possibilités de les valoriser ", explique le responsable Communication de la cellule Polmar (2).

Contact :
SBFM, tél. 02 97 87 47 47

Polmar Morbihan, tél. 02 97 54 85 09 ou 85 04.

 

 
Les déchets industriels spéciaux


les déchets industriels spéciaux (DIS) contiennent des éléments toxiques. Ils sont estimés à 162 000 tonnes pour la Bretagne (soit 2,3 % de la production nationale, source Observatoire régional des déchets en Bretagne (ORDB). Ils peuvent être soit valorisés (sous forme " matière " ou " énergétique "), soit traités (voie physico-chimique, incinération) ou stockés (Centre d’enfouissement technique de classe 1 ou centre d’enfouissement profond).

 

 

Notes :

 (1) Drire : Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement.

 (2) Polmar : " Pollutions maritimes "