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Un problème très actuel
" Les effluents d’élevage sont naturellement riches en azote, en phosphore, en métaux (cuivre, zinc…). Ces éléments sont utiles à la fertilité des sols " explique Gildas Le Bozec. " L’épandage raisonné est donc une solution à la fois écologique et économique pour valoriser les effluents d’élevage ". Cependant, lorsque ces effluents sont épandus dans des quantités qui ne correspondent pas aux besoins des cultures en l’un ou l’autre de ces éléments, il en résulte un déséquilibre qui se traduit par des excès d’azote (pollution de l’eau), ou de phosphore et de métaux qui s’accumulent dans les sols (pollution des sols et/ou de l’eau). |
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Favoriser les solutions locales
Alors que faire ? Exporter nos effluents d’élevage vers d’autres régions ?
" Non, lorsque c’est possible", répond Gildas Le Bozec. " Chaque territoire doit réutiliser les éléments nutritifs qu’il produit. De la plante à l’animal en passant par le sol et l’eau , les éléments nutritifs participent à un cycle naturel qu’il convient de respecter. En cas d’excès, et après la mise en œuvre d’actions de réduction à la source par une alimentation optimisée des animaux, le traitement et l’exportation peuvent être des solutions adaptées. ". L’unité dirigée par Gildas Le Bozec travaille également à la compréhension des mécanismes de transformation des ordures ménagères, afin d’améliorer la qualité des composts produits. " Le déchet doit être considéré comme une ressource potentielle : il s’agit d’élaborer un produit de qualité, avec ou sans traitement adéquat, qui corresponde aux besoins des utilisateurs et respecte l’environnement " conclut Gildas Le Bozec, qui participe également au Conseil scientifique régional de l’environnement.
H.T.
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