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Intro
La croissance, meilleure alliée de l'os
Les espoirs pour l'ostéoporose
La pratique sportive influe-t-elle sur la croissance ?
L'os vivant : une exposition vivante
Une exposition pour tout savoir sur l'os
Greffes d'os : ça marche... !
Prothèses : une histoire à tenir debout
Os... mis au clou !
Pour en savoir plus

 

Une exposition pour tout savoir sur l'os


 
L’os, le squelette : ce thème anatomique aurait pu rebuter le commun des mortels, qui peut craindre que cette exposition lui renvoie l’image sinistre de sa fin proche et certaine. C’est pourtant avec un bel enthousiasme que 9000 personnes se sont rendues à l’invitation de l’Espace des sciences, du 6 septembre au 31 décembre dernier. Les concepteurs de l’exposition, comme ensuite les animateurs et le personnel d’accueil, ont tout fait pour rendre l’aura du squelette non plus macabre et terrifiante, mais vivante et riche d’enseignements.

 

Comme toutes les animations mises au point à l’Espace des sciences, le principe consiste à inverser les rôles " enseignant-élève " : l’animateur interroge le public de manière à lui faire comprendre ce qu’il sait déjà. A quoi sert le squelette ? Est-il vivant ou inerte ? Toute l’exposition est basée sur une série de questions simples, chacune étant énoncée et traitée sur l’un des 21 panneaux, pour lesquels ont volontairement été choisies des couleurs claires et lumineuses (bleu des mers du Sud et cuivre), afin de " réchauffer " le sujet.


L
’os, un matériau plastique

La première partie de l’exposition nous fait découvrir le " matériau   osseux". Etudié par les techniques les plus modernes (microscope électronique, imagerie médicale…), l’os se révèle être une structure de type lamellaire, compacte à la périphérie et spongieuse à l’intérieur. Cette architecture et la nature chimique des constituants de l’os confèrent à ce matériau naturel de remarquables capacités mécaniques de résistance à la traction, à la compression et au cisaillement (photos 1 et 2).

 



L’examen radiologique de la main et du poignet permet aux pédiatres de suivre la maturation du squelette et de suivre " l’âge osseux " de l’enfant.

En effet, le tissu osseux est opaque aux rayons X, mais pas le cartilage, qui paraît transparent sur les radios. A 1 an et à 3 ans, de larges espaces semblent séparer les os des doigts. Ils correspondent aux zones de croissance cartilagineuse et aux espaces articulaires. A 13 ans, l’os a presque totalement remplacé le cartilage. En fin de croissance, les pièces osseuses sont bien distinctes et séparées par un mince espace articulaire. C. CNRI.

 

Contact :
l’Espace des sciences
tél. 02 99 35 28 20.




En tournant une molette, l’enfant peut moduler la pression s’exerçant sur un fémur, et visualiser, en vert sur l’image, les zones où peuvent se produire des fractures, en particulier celle du col du fémur, si fréquente chez les personnes âgées (flèche indiquant le col du fémur). C. H. Tattevin)

 

La vie de l’os

Bien que plus grand, un adulte a moins d’os qu’un enfant (200 au lieu de 300) : en effet, au cours de la croissance, certains os comme par exemple ceux de la main, du pied ou du crâne, se soudent progressivement les uns aux autres, ce qui s’observe très nettement sur des radiographies de main de bébé, d’enfant et d’adulte (photo 3). L’os est donc vivant : deux CD-Rom viennent expliquer l’un, ce qui contribue à la croissance de l’os (hormones, vitamines, calcium…) et l’autre, les règles d’hygiène et de vie qui permettront au public d’apprendre à mieux gérer son " capital osseux ". Car à travers cette exposition, l’Espace des sciences comme ses deux principaux partenaires, le Palais de la découverte et la Fondation pour la recherche médicale, se livrent à une véritable mission d’éducation à la santé. Les supports sont multipliés (exposition multimédia), pour rencontrer les multiples modes d’acquisition des connaissances.


L
’os réparé

Enfin, une fois admis que l’os est vivant et donc apte à croître, à se développer, il faut hélas accepter le corollaire de cette vie : la maladie et la mort. Cette troisième partie sur le vieillissement osseux, l’ostéoporose, le cancer de l’os… attire beaucoup d’adultes, chacun étant personnellement concerné, lui-même ou dans son entourage, par l’aspect médical de l’os et du squelette. Ici, chaque maladie est exposée en compagnie de son traitement, avec une petite vidéo présentant les explications d’un médecin, ou le témoignage d’un patient ayant subi une greffe de l’os ou une implantation de prothèse.

Nombreux sont les visiteurs qui ont ainsi reconnu, sur une vidéo, le chirurgien à qui ils doivent d’avoir retrouvé une certaine mobilité : le professeur Frantz Langlais, qui dirige le Service d’orthopédie de l’hôpital Sud à Rennes et qui dans le cadre de cette exposition, a participé à deux conférences, l’une sur le thème des prothèses, l’autre sur le thème des greffes.

H.T.

QUELQUES TECHNIQUES D’IMAGERIE MEDICALE APPLIQUEES A L’OS
 

Imagerie à résonance magnétique :
cette technique récente associe des informations sur le métabolisme à une résolution anatomique très performante.

Ostéodensitométrie : mesure la densité minérale osseuse sur la colonne lombaire et le fémur. Cette technique est très utile pour prévenir et suivre le traitement de l’ostéoporose.

Radiographie : découverte en 1895 par Wilhelm Conrad Röntgen, c’est la plus ancienne des techniques d’observation de l’os, mais c’est toujours la plus utilisée, avec toutefois des doses d’irradiation bien moindres qu’il y a 100 ans.

La main de Madame Röntgen, l’épouse de Wilhelm Conrad Röntgen (physicien allemand, 1845-1923) qui a découvert les rayons X en 1895, ce qui lui a valu l’obtention du prix Nobel de physique en 1901. C. CNRI.

Scanner : permet d’étudier la structure osseuse. Les images reconstruites en 3D autorisent une analyse des éléments squelettiques dans l’espace.

Scintigraphie osseuse : cette technique utilise les traceurs radioactifs pour la localisation des zones de croissance excessive de tissu osseux.