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Comme toutes les animations mises au point à l’Espace des sciences, le principe consiste à inverser les rôles " enseignant-élève " : l’animateur interroge le public de manière à lui faire comprendre ce qu’il sait déjà. A quoi sert le squelette ? Est-il vivant ou inerte ? Toute l’exposition est basée sur une série de questions simples, chacune étant énoncée et traitée sur l’un des 21 panneaux, pour lesquels ont volontairement été choisies des couleurs claires et lumineuses (bleu des mers du Sud et cuivre), afin de " réchauffer " le sujet.
L’os, un matériau plastique
La première partie de l’exposition nous fait découvrir le " matériau osseux". Etudié par les techniques les plus modernes (microscope électronique, imagerie médicale…), l’os se révèle être une structure de type lamellaire, compacte à la périphérie et spongieuse à l’intérieur. Cette architecture et la nature chimique des constituants de l’os confèrent à ce matériau naturel de remarquables capacités mécaniques de résistance à la traction, à la compression et au cisaillement (photos 1 et 2).

L’examen radiologique de la main et du poignet permet aux pédiatres de suivre la maturation du squelette et de suivre " l’âge osseux " de l’enfant.
En effet, le tissu osseux est opaque aux rayons X, mais pas le cartilage, qui paraît transparent sur les radios. A 1 an et à 3 ans, de larges espaces semblent séparer les os des doigts. Ils correspondent aux zones de croissance cartilagineuse et aux espaces articulaires. A 13 ans, l’os a presque totalement remplacé le cartilage. En fin de croissance, les pièces osseuses sont bien distinctes et séparées par un mince espace articulaire. C. CNRI.
Contact : l’Espace des sciences tél. 02 99 35 28 20. |
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En tournant une molette, l’enfant peut moduler la pression s’exerçant sur un fémur, et visualiser, en vert sur l’image, les zones où peuvent se produire des fractures, en particulier celle du col du fémur, si fréquente chez les personnes âgées (flèche indiquant le col du fémur). C. H. Tattevin) |
La vie de l’os
Bien que plus grand, un adulte a moins d’os qu’un enfant (200 au lieu de 300) : en effet, au cours de la croissance, certains os comme par exemple ceux de la main, du pied ou du crâne, se soudent progressivement les uns aux autres, ce qui s’observe très nettement sur des radiographies de main de bébé, d’enfant et d’adulte (photo 3). L’os est donc vivant : deux CD-Rom viennent expliquer l’un, ce qui contribue à la croissance de l’os (hormones, vitamines, calcium…) et l’autre, les règles d’hygiène et de vie qui permettront au public d’apprendre à mieux gérer son " capital osseux ". Car à travers cette exposition, l’Espace des sciences comme ses deux principaux partenaires, le Palais de la découverte et la Fondation pour la recherche médicale, se livrent à une véritable mission d’éducation à la santé. Les supports sont multipliés (exposition multimédia), pour rencontrer les multiples modes d’acquisition des connaissances.
L’os réparé
Enfin, une fois admis que l’os est vivant et donc apte à croître, à se développer, il faut hélas accepter le corollaire de cette vie : la maladie et la mort. Cette troisième partie sur le vieillissement osseux, l’ostéoporose, le cancer de l’os… attire beaucoup d’adultes, chacun étant personnellement concerné, lui-même ou dans son entourage, par l’aspect médical de l’os et du squelette. Ici, chaque maladie est exposée en compagnie de son traitement, avec une petite vidéo présentant les explications d’un médecin, ou le témoignage d’un patient ayant subi une greffe de l’os ou une implantation de prothèse.
Nombreux sont les visiteurs qui ont ainsi reconnu, sur une vidéo, le chirurgien à qui ils doivent d’avoir retrouvé une certaine mobilité : le professeur Frantz Langlais, qui dirige le Service d’orthopédie de l’hôpital Sud à Rennes et qui dans le cadre de cette exposition, a participé à deux conférences, l’une sur le thème des prothèses, l’autre sur le thème des greffes.
H.T. |