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Sciences : quand la passion devient profession

 

Si présenter quelqu’un comme un “amateur” peut être péjoratif, c’est oublier toute la noblesse de la passion… Sacrifiant à cette dernière : argent, temps et loisirs, les amateurs ont, pendant des siècles, permis aux sciences de formidables avancées. Et ceci alors même que la science “officielle” ne leur rendait pas toujours l’hommage mérité...

Qui se souvient du Jésuite Athanase Kirscher qui, au XVe siècle, a inventé la lanterne magique (l’ancêtre du projecteur), pour réaliser des conférences publiques sur sa vraie passion : l’archéologie ? Son nom n’apparaît pourtant que rarement dans les “Histoire de la photographie”… C’est le juriste Edouard Alfred Martel qui, le premier, a réalisé la traversée d’un réseau souterrain, de sa perte à sa résurgence, mettant ainsi en évidence le travail de l’eau dans les phénomènes karstiques. Mais, malgré ses dizaines de publications adressées à l’Académie des sciences, il ne fut jamais considéré par la communauté scientifique comme l’un de ses membres. Ses travaux d’exploration sont pourtant, aujourd’hui encore, utilisés par les spécialistes…

Plus près de nous, que serait l’archéologie bretonne s’il n’y avait eu des amateurs éclairés comme le Docteur de Closmadeuc, qui a partagé sa vie entre son travail de médecin à Vannes, et sa passion pour Gavrinis, Locmariaquer… Qui se souvient que c’est le secrétaire de la bibliothèque de la maison de Noailles, Guillaume Mazéas, natif de Landerneau qui, le premier, a réalisé la capture de la foudre par un paratonnerre, vingt ans avant le grand Franklin ? Ou que c’est l’hydrographe nantais Pierre Lévêque qui fit progresser de manière fantastique l’aérostation ?…

Certes, il est devenu difficile pour un amateur de rivaliser aujourd’hui avec les professionnels. Impossible pour lui de disposer d’un chromatographe, d’un microscope électronique, d’un accélérateur ou de calculateurs assez puissants. Mais, combien d’espèces animales ou végétales, de minéraux nouveaux, de supernovae, de comètes… sont chaque année mis au jour par eux ? Certes, la découverte devra être confirmée par la communauté scientifique, mais cette dernière, souvent limitée dans ses moyens, ne peut balayer autant de terrain que ces millions de passionnés qui, de par le monde, exercent avec talent leur art.

Ceci dit, il est vrai aussi que nombre de passionnés commettent des erreurs graves : destruction de sites archéologiques par l’emploi de détecteurs de métaux, prélèvements outranciers d’espèces végétales ou animales, destruction de gîtes miniers… Et que ces passionnés, souvent collectionneurs, encouragent un commerce particulièrement destructeur (il n’est que de voir le pillage de certains sites paléontologiques : une simple canine d’ours des cavernes est vendue plus de 1000 F dans certaines boutiques spécialisées. Ou encore, l’an dernier, les douaniers Français ont saisi plus de 6000 animaux protégés ou en voie de disparition, importés frauduleusement, pour alimenter la “collectionite” de certains amateurs fortunés…).

Sciences Ouest a donc voulu faire le point sur le sujet. Rencontre avec des chercheurs et des amateurs éclairés, véritable symbiose entre les passions, même si parfois les relations entre les deux mondes sont difficiles.

JFC

  • 2/8 Relation entre amateurs et professionnels au cours des siècles
  • 3/8 Quand la passion est à l’origine de la profession Sous le signe du poisson
  • 4/8 Quand la passion se professionalise Le terrarium de Kerdanet : 2500 m² de vivariums sortis de l’imagination d’un passionné.
  • 5/8 Quand la passion se professionnalise Une passion branchée…
  • 6/8 Jean Paul Martinet et les mystères du pain
  • 7/8 Société savante : un vivier de passions ...
  • 8/8 Pour en savoir Plus


Relation entre amateurs et professionnels au cours des siècles

Jean RosmorducJean Rosmorduc a été pendant trente ans professeur d’histoire des sciences à l’université de Brest et cinq ans directeur-adjoint chargé de la recherche à l’IUFM de Bretagne. Il s’est beaucoup intéressé à la formation des enseignants et à la vulgarisation scientifique et a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet (1).

Il répond à nos questions nous expliquer ce que les amateurs de sciences ont apporté au cours des siècles et comment ils se positionnent par rapport aux professionnels.

Sciences Ouest : On parle aujourd’hui de professionnels et d’amateurs, mais au départ, n’y a-t-il pas que des « amateurs de sciences » ?

Jean Rosmorduc : Effectivement, jusqu’au XIXème siècle, on n’était pas payé pour faire de la science ; on ne peut donc pas parler de professionnels ; sauf peut être les astronomes, souvent payés par l’État… mais, sinon, Galilée était professeur de physique, Fermat, magistrat à Toulouse, Lavoisier fermier général (la ferme générale étant l’ancêtre du fisc).

S.O. : A partir de quel moment peut-on dire que la science s’est professionnalisée ?

J.R. : Le professionnel de la science est essentiellement un individu du XXème siècle ! Mais la coupure entre amateurs et professionnels s’amorce au XIXème siècle : à cette époque, il devient de plus en plus difficile de faire, par exemple, de la physique sans formation, en physique mais aussi en mathématique ! Du côté de la chimie, on retrouve le même constat : jusqu’au XIXème siècle, les savoirs se transmettent surtout oralement et sont souvent basés sur des « recettes », je pense notamment à tout ce qui concerne les couleurs.

Le XXème marque vraiment un tournant, même si l’on peut faire des nuances suivant les domaines. Mais en règle générale, la professionnalisation est due à l’arrivée de la technicité, de l’abstraction et de la mathématisation. Maintenant, il faut du matériel, des formations… Être amateur dans le domaine de la biologie moléculaire, par exemple, est quelque chose d’impossible !

Pour ce qui est des techniciens, c’est un peu différent. Au débutUne histoire de la science arabe. Entretiens avec Jean Rosmorduc par Ahmed Djebbar, Points Sciences/Le Seuil, 2001, 55 F du XXème, il existe encore des très bons techniciens amateurs, je pense en particulier au domaine de la radio et de l’électronique. De même en informatique, aujourd’hui, il existe pas mal de « bidouilleurs », de passionnés qui passent des heures devant leurs écrans à élaborer des programmes.

S.O. : Mais au départ, la démarche des amateurs est essentielle ? Qu’ont-ils apporté à la science ?

J.R. : Beaucoup ! Et les exemples ne manquent pas ! Dans un domaine que je connais bien : Otto de Guericke, qui d’ailleurs était Maire de Magdeburg, a véritablement créé, à la fin du XVIIème siècle, la pompe à vide, inspiré par un modèle de pompe à eau. Résultat : le fait d’arriver à créer un vide correct a révolutionné des domaines de la physique et de la chimie. Après ses travaux, d’autres améliorations ont été apportées à la pompe mais beaucoup moins spectaculaires.

Sinon, prenez les musées d’histoire naturelle ; la plupart de ceux des grandes villes de province ont pour origine des collections constituées par des amateurs. Celui de Vannes, par exemple, comporte, dans sa partie préhistorique, une collection unique de pierres polies, de bijoux du néolithique, réunis à la base, par des collectionneurs.

Je pense que l’on peut dire que la science, pendant longtemps, n’aurait pas existé sans les amateurs, ni, du reste, sans les artisans.

S.O. : Aujourd’hui, ne pensez-vous pas que les amateurs représentent un côté beaucoup plus anecdotique des sciences. Rien que le mot amateur est aujourd’hui un peu péjoratif, non ?

J.R. : Peut-être, mais leur rôle peut rester notable, par exemple en minéralogie, en paléontologie, en botanique… dans tous les domaines où l’observation est essentielle. La systématique(2) est une discipline en voie de disparition et c’est préoccupant ! D’où l’importance des sociétés linéennes(3) qui regroupent des amateurs ayant des connaissances inouïes sur les plantes, les animaux…

Et puis l’astronomie, bien sûr, est une discipline pour laquelle il existe beaucoup d’associations et dont les amateurs sont parfois à l’origine de nouvelles découvertes, comme pour l’observation des comètes. Car là encore, elle nécessite relativement peu de matériel et est basée sur l’observation. Et puis les clubs d’amateurs sont aussi là pour susciter des vocations…

(1) Une histoire de la physique et de la chimie : de Thalès à Einstein, Points/Le Seuil, 1985
L’histoire des sciences, Hachette Éducation, 1996
(2) Systématique : classification hiérarchique des êtres vivants.
(3) De Linné, naturaliste suédois qui révolutionna la classification des espèces naturelles en introduisant une dénomination binaire.

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Quand la passion est à l’origine de la profession
Sous le signe du poisson

De grandes passions naissent de loisirs d’enfance. Que ce soient l’aquariophilie ou la pêche, les poissons fascinent beaucoup de gens. Rencontre avec deux “mordus” qui en ont fait leur métier ou rêvent de le faire.

Jean Paul AlaysePour Jean Paul Alayse, Directeur d’Océanopolis : “la passion a commencé à 12 ans, par l’aquariophilie… Je pensais poissons, je rêvais poissons”. La suite de sa carrière en découle : “Je n’ai eu qu’une logique : le poisson”. Même si le parcours a été parfois tortueux : il enchaîne en effet une maîtrise de zoologie (à Orsay, car il est Parisien d’origine), un DEA d’océano-biologie, puis un doctorat. Il devient ensuite assistant puis Maître de conférences à l’UBO, chargé de recherche en génétique des population (de poissons) à l’Ifremer… “Jusqu’à ce que j’ai la chance, en 1980, de me voir confier des responsabilités pour créer un aquarium public à Brest : Océanopolis”.

La colonne du pavillon tempéré d'Océanopolis montre la structure des bancs de poissons.Mais la passion suffit-elle pour devenir un professionnel ? “Non, certainement pas. Il en faut certes, mais ce n’est pas suffisant : ce que l’on fait en quelques minutes, avec plaisir chez soi, peut vite s’émousser quand ça devient quotidien et professionnel. Le métier apporte beaucoup de joies, mais également des soucis importants qu’il faut savoir maîtriser ! Et puis, trop de gens ont pensé, après les résultats exceptionnels de l’aquarium de la Rochelle, qu’il était simple et rentable de créer des aquariums… Ils ont simplement oublié que la ville de La Rochelle reçoit chaque année trois millions de visiteurs ! Soit le nombre de tous les visiteurs du… Finistère ! Et puis, les créateurs de cet aquarium, la famille Coutant, sont plus que des passionnés. Non seulement ils ont toujours eu une très grande expérience, mais ils ont, dès le début, agit en professionnels, en connaissant parfaitement les réglementations, les problèmes de construction des aquariums…” Pourtant, Jean Paul Alayse garde une grande tendresse, même s’il y met quelques réserves, pour les amateurs : “Les aquariums publics ne seraient pas ce qu’ils sont s’il n’y avait pas eu les amateurs d’aquariophilie. Ces derniers représentent en effet un prodigieux marché, qui a fait évoluer considérablement les matériaux et les techniques : sans cela, pas de colles spéciales, de pompes légères et fiables, de filtres bon marchés, d’éclairages spécifiques… Les amateurs ont révolutionné littéralement le monde des aquariums publics. Nous avons longuement réfléchi, à Océanopolis, à organiser des opérations à destination de ces passionnés. Dès la prochaine « Fête de la science », nous organiserons un café des sciences sur le thème “réglementation et éthique de l’aquariophilie”. Parce que certains amateurs manquent d’éthique ? “Non, on ne peut pas dire cela, même si théoriquement et réglementairement, pour posséder des animaux sauvages en captivité, il faut avoir un certificat de capacité, ce que peu d’amateurs ont. Non, les dérives, s’il y en a, se rencontrent dans le commerce des espèces”. Un conseil aux amateurs qui souhaitent devenir pros ? “Je dirais : de la passion d’abord, mais surtout une bonne réflexion quant aux investissements, aux réglementations, aux études de marché… Et ne pas oublier que ce que l’on peut réaliser dans un coin de sa chambre en petit volume d’eau, n’a pas grand chose à voir avec ce qu’il faut faire dans des grands volumes.

 A Océanopolis, le touch-pool (possibilité de toucher des poissons ou des invertébrés) donne l'impression au visiteur d'être sous ou dans l'eau. [© Yves Gladu/Océanopolis]Pour David Etienne, 26 ans, entrer comme professionnel dans une structure comme Océanopolis est un rêve qu’il aimerait réaliser un jour. En attendant, il trace sa propre voie : “Je suis fils, petit fils et arrière petit fils de pêcheurs ! Quatre générations de passionnés de la rivière, de l’eau et des poissons… Depuis la petite enfance, je n’ai qu’une idée : faire un métier qui me rapproche d’eux. Tous mes loisirs leur sont consacrés ”. Mais, devenir pro est un véritable parcours du combattant : après son Bac D et un “détour” par  un DEUG d’arts plastiques (“maman est enseignante dans cette matière…”), il opte résolument pour un BTS agricole de gestion et protection de la nature, avec une spécialisation en gestion des espaces naturels. Il réalise d’ailleurs une étude remarquée sur les populations de truites dans les rivières bretonnes. Mais, “la passion et les diplômes, ça ne suffit pas toujours”, dit-il avec un soupir. En effet, malgré des dizaines de CV adressés aux laboratoires, collectivités locales, aquariums, sociétés de pisciculture…, il reste près de deux années en recherche d’emploi. “Et puis j’ai appris que l’Association pour la pêche et la protection du milieu aquatique de St Brieuc, recrutait quelqu’un dans le cadre d’un emploi jeune. Je n’ai pas hésité !” Depuis, ses journées sont bien remplies : garde assermenté de pêche, il doit mener un Contrat de restauration entretien (CRE) sur la rivière le Gouët, ce qui comprend de nombreuses missions halieutiques, piscicoles et paysagères. David Etienne participe également à la création d’une école de pêche, à l’animation auprès du grand public, à des prélèvements d’eau pour le suivi des pollutions… Alors, heureux ? “J’ai cinq ans, dans le cadre de cet emploi jeune, pour démontrer que mon travail vaut d’être pérennisé. Et j’y arriverai ! Ce qui compte, c’est que je suis enfin dans le milieu que j’aime, et que c’est à travers cette passion que je m’épanouis. Or, c’est grâce à cet épanouissement personnel que je peux faire partager aux autres la passion de la rivière et des poissons.

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Quand la passion se professionalise

Le terrarium de Kerdanet : 2500 m² de vivariums sortis de l’imagination d’un passionné.

Rencontre avec un naja spuctatrix (Siam), serpent cracheur… Lunettes de protection recommandées.Lorsqu’un naturaliste amateur, mordu de serpents, se pique de redorer le blason de ses sinueux spécimens, le résultat est admirable. Petite jungle égarée dans le bocage Breton, le terrarium de Kerdanet fait partager au public l’amour que son propriétaire voue aux ophidiens(1). Formidable outil pédagogique, le lieu est également connu des chercheurs et des conservateurs de musées.

Hirsute et bourru, les mains calleuses portant les stigmates d’un baiser de crotale, Pierre Quistinic est un passionné de reptiles et de batraciens. Fonctionnaire de police, il pratique l’herpétologie(2) depuis longtemps « A sept ans, j’ai fait ma première fosse à vipères » raconte-t-il, un sourire au coin des lèvres. Aujourd’hui, la fosse est une excavation grande comme une piscine, au décor naturel fait de souches creuses et d’épaisses touffes d’herbe. « En 1979, ma femme et moi avons, créé les premières structures du terrarium. Nous l’avons d’abord fait pour nous, et ce n’est que dix ans plus tard que nous avons décidé de partager notre passion avec le public » explique-t-il.

Un hymne au « système D »

Les économies personnelles sont souvent sollicitées pour les travaux d’aménagement : « Cent cinquante mille francs sur trois ans pour les premières salles du reptilarium » s’exclame Pierre Quistinic, « cinq mille visiteurs par an, cela couvre à peine les factures d’électricité et de nourriture pour les animaux ! ». Heureusement, le « Crocodile Dundee » est aussi un « Mac Gyver », et son terrarium est un hymne au système D. « Quelques briques, un peu de ciment, une pompe que j’ai récupérée, et le tour est joué… » fameux tour en vérité : cascade artificielle serpentant sur le parcours, paysages désertiques dessinés aux murs, filets anti-oiseaux protégeant les fosses…

Iguane d’Amérique de sud, un pensionnaire nouvellement arrivé au terrarium.Démystifier ces « mal-aimés »

Mais ce qui fait la force et l’originalité de ce terrarium, c’est la démarche pédagogique qui l’accompagne. A l’entrée, une pancarte explique l’optique du lieu : « Observer pour comprendre, comprendre pour aimer, aimer pour protéger ». Pierre Quistinic précise : « Nous entendons très souvent des absurdités à propos des serpents et nous prenons le temps de parler aux gens afin de briser certaines croyances.» Une approche progressive permet au visiteur d’apercevoir les reptiles de loin dans un premier temps, puis de se rapprocher insensiblement de l’objet de sa crainte. A la fin de la visite, plus d’un apeuré se laisse aller à tendre une main pour caresser timidement la peau écailleuse d’un boa…

Incontournable personnage

Les futurs chercheurs, eux aussi profitent de la présence du terrarium : « En effectuant un stage ici, les jeunes acquièrent une réelle expérience, explique le naturaliste, rien ne remplace le contact direct avec l’animal ! ». Outre dans les laboratoires, Pierre Quistinic est également connu dans de nombreux musées avec lesquels il échange des animaux, et même s’il dément sa notoriété, il est devenu un personnage incontournable dans le monde de l’herpétologie.

Ses deux projets prochains ? Monter une association avec d’autres vivariums pour constituer une banque de sérum anti-venin, et partir une semaine en vacances avec sa femme dans le sud parce que « là on a des chances de rencontrer de beaux serpents… ».

E.L.

Terrarium de Kerdanet
22170 Plouagat
Ouvert de mai à septembre, mercredi, samedi, dimanche
Autres jours pour les groupes, sur rendez-vous
Adulte : 26 F, Enfant : 21 F.
10h-12h 14h-18h
Tel : 02 96 32 64 49

(1) Ophidien : Ordre de reptiles comprenant tous les serpents.

(2)  Herpétologie : science qui étudie les reptiles et les amphibiens.

[Légendes des photos]

Rencontre avec un naja spuctatrix (Siam), serpent cracheur… Lunettes de protection recommandées.

Iguane d’Amérique de sud, un pensionnaire nouvellement arrivé au terrarium.

La vipère du Gabon en robe d’automne.

« Observer pour comprendre, comprendre pour aimer, aimer pour protéger » - Pierre Quistinic et un boa constricteur.

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Quand la passion se professionnalise 

Une passion branchée…

Lampemètre, appareil qui servait autrefois à tester la qualité des lampes. (Électrothèque Saint-Aignan).On peut dire que le courant passe entre Daniel Guéguen et… l’électricité. Tout commence en 1985, lors de l’assèchement du barrage de Guerlédan : “Des milliers de gens sont venu voir le spectacle. Et c’est ainsi que je me suis aperçu que la grande majorité de ceux qui venaient ici ne connaissaient quasiment rien à l’électricité…” Avec quelques complices, il crée une association (Association pour le fonctionnement de l’électrothèque de Guerlédan), dont il devient le secrétaire. Il entre en contact avec EDF, qui lui confie tout un lot de matériel ancien : isolants géants, turbines… La passion était née. Ne comptant ni son temps ni son argent, Daniel Guéguen se met à écumer les brocantes, vides greniers, les fermes de la région, les ventes aux enchères et accumule une incroyable collection d’appareils allant d’une centrale de chemin de fer (en parfait état de marche), à des lampes “pieuvres”, des ohmmètres antédiluviens, des appareils de radio et autres lampemètres. Des milliers d’objets qui retracent l’histoire de l’électricité et de l’électronique. Avec la Mairie de St Aignan (56), il achète un bâtiment (budget : 1,2 millions de Francs, financé grâce à des subventions de l’Europe, de l’Etat, du Conseil général et de la commune qui investit 250 000 F), et y installe, le 20 juin 1992, une “Électrothèque”, un musée étonnant dont l’une des particularité est “que l’on peut tout toucher, tout prendre dans les mains, et tout expérimenter !”. Du coup, un peu JF COLLINOTplus de 4000 personnes (dont environ 50% de scolaires) viennent chaque année s’initier aux mystères de l’électron, sous la conduite éclairée et passionnée de Daniel Guéguen. Et, pour animer son musée, il organise chaque année, le dernier week-end de juillet, une brocante spécialisée dans l’appareillage électrique et électronique. Là, des centaines de professionnels (venant parfois de fort loin), collectionneurs et amateurs, viennent échanger qui des lampes anciennes, qui des appareils de mesure ou des revues d’électronique d’un autre âge. Bref, une passion devenue quasiment professionnelle qui a permis la création d’un musée non seulement original, mais quasiment unique en son genre. Un conservatoire de l’histoire de l’électricité et de l’électronique. D’ailleurs, Daniel Guéguen a un rêve : “écrire l’histoire de l’électricité en Bretagne”…

JFC

Rens. : Electrothèque de Saint-Aignan, Tél. : 02 97 27 51 39, entrée 20 F
(10F pour les moins de 18 ans).
 

Amateurs ou professionnels ?

Créée en 1974, la Société astronomique de Rennes (SAR) regroupe certes des amateurs, mais son l’activité est d’un tel niveau, que la SAR s’est taillée une réputation solide auprès des professionnels.

Jacques Montier, professeur de physique au lycée Anne de Bretagne et Président de la SAR, n’est pas peu fier de son association, même s’il en parle avec beaucoup de modestie. “Créée en 1974, la Société compte aujourd’hui 70 membres actifs”. Aux deux réunions mensuelles (conférences sur des sujets aussi variés que le champ magnétique terrestre, l’analyse et la compréhension des diagrammes d’Hertzsprung-Russell (permettant de calculer l’âge et donc la distance des groupes d’étoiles), s’ajoutent de nombreuses nuits d’observation, de calculs… Le niveau n’est il pas un peu trop élevé et rebutant pour des débutants ? “Non ! Nous avons des adhérents de tous les niveaux, et l’initiation est une de nos activités importantes. Une association comme la notre ne peut durer que si nous consacrons beaucoup de temps à former des jeunes qui prendront bientôt la relève ! C’est d’ailleurs pourquoi nous intervenons dans les écoles et les manifestations publiques comme la « fête Sciences », pour susciter des vocations.

Quand on lui demande quels sont les rapports entre les amateurs et les professionnels, Jacques Montier a un grand sourire : “Il faut réaliser qu’il y a dans le monde quinze fois plus d’amateurs que de professionnels. C’est d’ailleurs pourquoi ces derniers font de plus en plus appel aux associations comme la notre, pour assurer certaines missions de surveillance [NDLR : suivi d’étoiles variables, recherche d’explosions de Super-novæ…] Il faut pour comprendre cela, réaliser qu’aujourd’hui n’importe quel amateur peut disposer, pour un prix très raisonnable, d’un matériel équivalent à celui dont disposaient les seuls professionnels, il y a quinze ans seulement ! À la fin des années 70, une lunette de 135 mm n’était accessible qu’à une infime poignée de fortunés. Aujourd’hui, pour à peine 2000 F on peut disposer d’un excellent télescope de 250 mm ! Les micro-ordinateurs et les caméras numériques (CCD : Charge Coupled Devices) sont aujourd’hui accessibles à n’importe quel amateur, alors que seuls les grands laboratoires en disposaient il y a dix ans. Enfin, il faut voir que les millions d’heures d’observation que réalisent les amateurs sont pour les professionnels une source inépuisable et gratuite d’informations !

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Jean Paul Martinet et les mystères du pain

Technicien des services vétérinaires le jour, Jean Paul Martinet a une autre passion : le pain. Avec lui, on découvre qu’au cœur de la mie se cachent des mystères étonnants… Ou, comment la science et la boulange se marient pour sortir du pétrin…

Tout commence en 1991 lorsque, dans une fête locale, Jean Paul Martinet déguste un pain artisanal cuit au feu de bois. Plus question dès lors, de manger des pains industriels au goût de carton ! À force de passion et d’expérience, il a appris les gestes et les techniques. Depuis 1995, il partage tout au long de l’année son savoir dans des stages qui se déroulent autour du four communal de Plouguenast (22). Et c’est là que l’on découvre que le pain est affaire de sciences.

Les fermentations du fournil

Pour le public, le pain c’est : farine + eau + levain + sel, bien mélanger et hop, dans le four. Si c’était aussi simple ! En fait, la première difficulté, consiste à maîtriser le levain. Celui-ci est un mélange de farine et d’eau dans lequel s’effectuent des fermentations lactiques et alcooliques, sans ajout de levure de boulangerie (un champignon microscopique : Saccharomyces cerevisiæ), mais simplement du fait du développement de la flore initiale de la farine, de l’eau et du milieu ambiant. Un bon levain peut se transmettre d’une génération à une autre ! Encore faut-il l’entretenir quotidiennement”.

En effet, cette pâte renferme levures et bactéries. Ces dernières sont apportées par différents ajouts au levain : “Le petit lait marche très bien, le miel ou le premier jus fermenté du cidre, la bière non pasteurisée… Chaque bactérie permet de développer un arôme spécifique. Attention toutefois à bien doser chacune, à éviter les concurrences entre elles…” Ce dosage et cet entretien du levain est un travail de tous les jours. “Il faut le “nourrir” toutes les huit à dix heures. Si l’on dépasse ce délai, le levain donne une forte acidité au pain. Il faut également le brasser pour l’aérer, faute de quoi, le manque d’oxygène tue la flore. La chimie du levain est extraordinairement complexe. Tout joue. La flore, bien sûr, mais également l’eau (les eaux du robinet, trop chlorées, peuvent tuer les bactéries), la farine (contenant plus ou moins de gluten : c’est ce dernier qui va retenir les bulles de gaz et aérer la mie…) et, enfin, la température. Il faut ainsi, pour une qualité optimale, que la température du fournil, plus celle de la farine, plus celle de l’eau soit égale à 72°C en hiver et 68°C en été !

Le levain maîtrisé, reste à faire la pâte. Là encore, tout est affaire de dosages, de températures et de fermentations.

Les surprises de l’athanor

La maîtrise de la cuisson n’est pas moins complexe. “Selon la montée en chauffe du four, le bois ne brûle pas pareil et ne donne pas les mêmes flammes et cela est remis en cause selon l’essence (de bois !) employée. Il faut une parfaite connaissance visuelle de chaque étape, pour déterminer ce qu’il faut faire.” Car il faut chauffer uniformément toutes les parties du four, ce qui demande de brasser sans arrêt les braises.

En plus de l’aspect visuel (couleur et forme des flammes, couleur de la pierre qui passe du noir au blanc progressivement…), il faut également recourir à diverses techniques pour obtenir la température idéale de cuisson, qui doit être de 240 °C. “On peut, aujourd’hui, disposer de sondes thermiques, de pyromètres… Mais les anciens ne disposaient pas de tels moyens. Ils recouraient à des moyens empiriques : on passait par exemple une branche sur les pierres chauffées et, si l’on voyait jaillir partout des étincelles, c’est que l’on avait atteint la bonne température. Ça, nous le savons par les textes, mais ceux-ci ne précisent pas l’essence de la branche, la nature des pierres du four… Une autre technique consistait à promener un épi de blé : s’il noircit, c’est que le four est trop chaud, s’il brunit, c’est bon. Mais là encore, tout dépend du taux d’eau contenu dans l’épi… !

C’est pour expliquer tout cela et faire partager son savoir, que Jean Paul Martinet organise toute l’année des “journées”, s’adressant aussi bien aux professionnels qu’aux amateurs. La qualité de ses stages lui ont même valu d’obtenir le prix de la sensibilisation à la réhabilitation, de la commission patrimoine du Conseil général des Côtes d’Armor, ainsi que le label 2000 en France, du Ministère de l’agriculture et de la pêche.

JFC


La fabrication d’un levain

Pour réaliser une “mère” (un peu comme pour le vinaigre), il suffit de prendre des raisins secs et de les laisser macérer dans de l’eau tiède. Le jus ainsi obtenu est filtré et mélangé à de l’eau et de la farine complète. Il faut entretenir cette première fermentation toutes les dix heures, par des apports de farine et de petit lait, par exemple.


Contact : Amicale laïque de Plouguenast

Tél. : 02 96 26 83 85 ou 02 96 28 74 40

http://www.direct.at/dubonpain

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Sociétés savantes : un vivier de passions…

Plus ancienne société savante de Bretagne, puisque créée en 1826, la Société Polymathique du Morbihan peut s’enorgueillir de compter un peu plus de 900 membres et surtout d’avoir écrit quelques belles pages de l’histoire des sciences.

À son origine, la Société polymathique du Morbihan est constituée par un petit groupe d’une vingtaine de personnes, toutes passionnées de botanique. Ensemble, elles allaient herboriser sur les rives du Golfe ou dans les campagnes environnantes, aux fins de constituer un catalogue des espèces présentes. “Très vite, explique Bertrand Frelaut, son secrétaire actuel, professeur agrégé d’histoire contemporaine, sont venus se joindre des passionnés de minéralogie, de zoologie, d’histoire ou d’archéologie… C’est pour organiser ce foisonnement d’activités, qu’il a fallut créer une Société Savante, au règlement très complexe. Il fallait être présenté par ses pairs, on obtenait ensuite des statuts de “résident”, “correspondant”, “titulaire” …

Ces premiers membres se recrutent parmi une certaine élite de notables locaux : nobles, chanoines, contrôleurs des impôts, médecins…  Et ceux qui n’y entrent pas en conçoivent quelques jalousies. Est-ce pour cette raison que se crée quelques années après une association rivale : l’Association archéologique du Morbihan ? Quoi qu’il en soit, c’est par cette science que la Polymathique va connaître ses grandes heures de gloire. “On peut parler d’un âge d’or de la société, explique Bertrand Frelaut. À cette époque, les fouilles sont quasiment libres. C’est ainsi que les membres explorent Carnac, Locmariaquer, Rhuys… Bref, tous les grands sites mégalithiques. Là où Flaubert décrivant Carnac disait : “Il n’y a là que de grosses pierres”, les membres de la Polymathique découvrent ce qu’ils baptiseront – et contribueront à donner le nom – la société mégalithique. Et c’est ainsi que se constituera la fantastique collection de l’association, collection qui permettra l’achat en 1912 du Château Gaillard, et l’installation d’un musée.

Mais le décret de 1940 sur la réglementation des fouilles va mettre un frein puis un stop à cet élan… Alors, à quoi sert encore aujourd’hui une “Société Savante” ? “Depuis les années 80 nous avons la fierté de compter chaque année entre 700 et 900 membres. Une centaine assiste à chacune de nos réunions de travaux et à nos sorties. Mais il est bien évident que nous ne pouvons plus aujourd’hui penser une Société savante, comme on le faisait au début du siècle ! Il nous faut à la fois nous ouvrir le plus possible au grand public, aux amateurs, tout en permettant aux universitaires, chercheurs ou thésards de pouvoir exposer leur travaux, voire de les poursuivre avec l’aide, par exemple, de notre impressionnant fonds de bibliothèque. C’est d’ailleurs dans cette optique que depuis deux ans, nous attribuons tous les deux ans un “prix de la recherche”, sous forme de trois dons de 5000F chacun. L’un récompense un travail de Maîtrise, un autre les thèses, DEA… et le troisième les autres travaux, qui peuvent être le fruit d’amateurs passionnés.” Les sujets récompensés sont très divers : depuis “l’action catholique entre 1020 et 1930”, à un doctorat d’architecture sur “l’estran du Morbihan”, en passant par “Les peintures du musée de Lorient”.

En fait, poursuit notre interlocuteur, on assiste depuis une quinzaine d’années à l’émergence d’une foule de petites associations savantes locales. Il y a de plus en plus une volonté profonde de connaître son patrimoine, sa culture… C’est aussi le rôle de la polymathique de les aider, même si ces initiatives ne sont pas toutes… “heureuses” ou pérennes.

Et lorsqu’on lui demande de quels travaux scientifiques la polymathique est la plus fière, Bertrand Frelaut a un grand sourire : “Il y en a un certain nombre ! Je citerais les rapports de fouille des sites mégalithiques, la cartographie des voies romaines et la mise au jour de villas gallo-romaines qui ont beaucoup contribué à la connaissance de cette période ; les remarquables travaux sur l’histoire des religions et l’époque médiévale, ainsi que sur la révolution…” Mais, quid des autres sciences ? “C’est vrai, nous nous sommes “spécialisés” en histoire et en archéologie… Mais c’est parce que nous manquons d’hommes capables de mobiliser autour d’autres domaines. Cela a été le cas dans le passé, en ornithologie, botanique ou minéralogie… Je pense que nous souffrons de ce que le Morbihan n’est que depuis peu un département universitaire. C’est dommage. Mais la Société est résolument ouverte à toutes les sciences. Les passionnés sont les bienvenus !

JFC

  • 1/8 Intro
  • 2/8 Relation entre amateurs et professionnels au cours des siècles
  • 3/8 Quand la passion est à l’origine de la profession Sous le signe du poisson
  • 4/8 Quand la passion se professionalise Le terrarium de Kerdanet : 2500 m² de vivariums sortis de l’imagination d’un passionné.
  • 5/8 Quand la passion se professionnalise Une passion branchée…
  • 6/8 Jean Paul Martinet et les mystères du pain
  • 8/8 Pour en savoir Plus

 


Note : la Société Polymathique du Morbihan est membre de la Fédération des sociétés savantes d’histoire de Bretagne, qui compte les cinq grandes associations “historiques” : Vannes, la société d’émulation des Côtes d’Armor de St Brieuc, la société d’archéologie de Rennes, celles de Nantes et de Brest. Plus cinq associations représentatives : la société d’histoire et d’archéologie de St Malo, celles de Vitré et Fougères, la Société d’étude de Brest et du Léon (qui publie les remarquables Cahiers d’Iroise) et, enfin, l’Association Be-retonne d’archéologie.

Contacts : voir p. • Pour en savoir plus

Pour en savoir plus

 

À lire

La Bretagne des savants et des ingénieurs, en trois volumes, édités par Ouest-France Editions et l’Espace des sciences. Passionnant panorama de la recherche en Bretagne, qui laisse une part belle à un certain nombre d’amateurs qui ont marqué l’histoire des sciences dans notre région.

Rens. : L’Espace des sciences, service abonnement

Beatrice.texier@espace-sciences.org

290 F les trois ou 160 F l’un (frais de port en sus).

[Illustrations : les trois couv… !]

 

Associations

Impossible de donner une liste exhaustive de toutes les associations scientifiques, ouvertes aux amateurs, en Bretagne. Il y en a plusieurs centaines, depuis la société mycologique locale, jusqu’aux antennes régionales de grandes associations nationales ou internationales comme le WWF, par exemple. Voici néanmoins les adresses et les renseignements pratiques concernant les principales “sociétés savantes” de Bretagne.

 

Association bretonne 

Ethnologie, archéologie, histoire

Cotisation : 160 F (190 F pour un couple) ; six dîners-débats et un congrès annuel comprenant une excursion ; table publiée pour les années 1847-1887. Le Plessis-Josso 56450 THEIX

 

Société archéologique du Finistère : Cotisation : 140 F (150 F pour un couple) ; 1694 adhérents ; six réunions par an, dont deux hors du siège de la société ; quatre excursions organisées ; bibliothèque ouverte le mercredi de 14 H à 17 H ; table publiée pour les années 1975-1994 ; prix annuel de la société récompensant un mémoire ou une thèse universitaire. Hôtel de Ville, BP 53129107 QUIMPER

 

Société archéologique d’Ille et Vilaine : Cotisation : 170 F (190 F pour un couple) ; 350 adhérents ; huit réunions par an au siège de la Société et une au dehors (15 communications) ; deux excursions organisées ; bibliothèque déposée à la bibliothèque municipale de Rennes, consultable du lundi au vendredi de 10H30 à 12H30 et de 13H30 à 18H30; tables publiées pour les années 1844-1994. 20, avenue Jules Ferry 35700 RENNES

 

Société archéologique et historique de l’arrondissement de Fougères : Cotisation : 180 F ; 112 adhérents ; cinq réunions par an, dont une hors du siège de la Société (8 communications); deux excursions organisées ; bibliothèque ouverte sur rendez-vous ; table publiée pour les années 1957-1992 ; publications : "Eglises anciennes du pays de Fougères". Chez  Monsieur Duvinage, 6, rue Abbé Bridel35300 FOUGERES

 

Société astronomique de Rennes : Cotisation annuelle : 180F (70F pour les moins de 18 ans), donnant accès gratuit à toutes les activités, observatoire et bibliothèque y compris. La SAR a son site internet : astroclub.net/jupiter/sar et l’un de ses membres, Philippe Roux, dispose d’un joli site où il présente certaines de ses plus belles photographies : www.maths.univ-rennes1.fr/~rouxph/. Jacques Montier : 02 99 53 05 59,

 

Société d’Émulation des Côtes d’Armor

Archéologie, histoire

Cotisation : 150 F ; 500 adhérents; huit réunions par an à La Passerelle (Saint-Brieuc) (8 à 12 communications) ; Une excursion organisée en juin ; bibliothèque ouverte le mercredi de 14 H à 17 H ; table publiée pour les années 1861-1961. BP 422022042, SAINT-BRIEUC CEDEX 2

 

Société d’études de Brest et du Léon

Histoire, archéologie, botanique du littoral

Cotisation : 160 F ; 643 adhérents ; huit réunions par an ; une excursion organisée ; bibliothèque ouverte du lundi au vendredi de 8 H 30 à 12 H et de 13 H 30 à 17 H (permanence assurée par les Archives municipales ); tables publiées jusqu'en 1995.  43, rue du Château29200 BREST

 

Société d’histoire et d’archéologie de l’arrondissement de Saint-Malo : Cotisation : 170 F (250 F pour un couple) ; 710 adhérents ; 12 réunions par an ; cinq excursions organisées et diverses visites locales ; bibliothèque ouverte du lundi au vendredi de 8 H 30 à 12 H et de 13 H 30 à 17 H (permanence assurée par les Archives municipales); tables publiées couvrant la totalité des "Annales" jusqu'en 1989; attribution d'un prix étudiant (3000 à 5000 F). 16, rue d'Alsace 35400 SAINT-MALO

 

Société historique et archéologique de Nantes et de la Loire Atlantique Cotisation : 150 F (180 F pour un couple, 50 F pour les moins de 25 ans); 410 adhérents ; 15 réunions par an au siège de la Société ; deux excursions organisées ; bibliothèque ouverte le vendredi de 14 H à 17 H ; table pour les années 1859-1995 (à paraître) ; attribution du prix d'histoire de la Société (1000 F) et du prix Léon Maître (1500 F).  Manoir de la Touche, Place Jean IV, 44400 NANTES

 

Société polymathique du Morbihan Archéologie

Cotisation : 80 F (140 F pour un couple, 40 F pour les moins de 25 ans et les étudiants), plus 220 F d'abonnement aux annales ; 734 adhérents ; 10 réunions par an ; six excursions organisées ; bibliothèque ouverte lundi, mercredi et samedi de 14 H 30 à 17 H ; tables publiées pour les années 1826-1986 ; musée Château Gaillard, 2, rue Noé, 56000 VANNES

 

 


Créer sa propre association

Pour de nombreux amateurs, créer une association est le seul moyen non seulement de trouver des aides financières, mais également de rencontrer et d’échanger avec d’autres passionnés. Il existe aujourd’hui plus de 60 000 associations régies par la loi de 1901. Les formalités de création sont extrêmement simples : il suffit en effet de rédiger des statuts (voir ci-après) et de les déposer à la préfecture de son département (au “Bureau des associations”) avec un chèque de 280F couvrant les frais d’insertion au Journal Officiel. Cette insertion est indispensable pour que l’association soit officiellement créée. Elle peut dès lors mener ses activités, en disposant d’une “personnalité morale”, qui lui permet d’ester en justice.

Pour vous aider, il y a deux ouvrages indispensables à consulter :

·         “Associations, constitution – gestion” de F. Lemeunier, Ed. Delmas, 230F (c’est un peu cher, mais c’est l’ouvrage le plus complet et le plus clair. Bien vérifier que vous achetez la dernière édition, car cet ouvrage est régulièrement remis à jour, la législation ayant beaucoup évolué ces dernières années).

·         “Associations, textes législatifs et réglementaires”, édité par la Direction des journaux officiels (26, rue Desaix, 75727 Paris Cedex 15, Tél. 01 40 58 76 00), qui est vendu 48F. Cet ouvrage un peu rébarbatif, qui est lui aussi régulièrement remis à jour, a le mérite d’être exhaustif en matière de textes légaux. Indispensable.


  • 1/8 Intro
  • 2/8 Relation entre amateurs et professionnels au cours des siècles
  • 3/8 Quand la passion est à l’origine de la profession Sous le signe du poisson
  • 4/8 Quand la passion se professionalise Le terrarium de Kerdanet : 2500 m² de vivariums sortis de l’imagination d’un passionné.
  • 5/8 Quand la passion se professionnalise Une passion branchée…
  • 6/8 Jean Paul Martinet et les mystères du pain
  • 7/8 Société savante : un vivier de passions ...