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Le courrier des lecteurs
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« Éleveur bovin en « bio » depuis la première crise de la vache folle en 1996, je voudrais rectifier une imprécision repérée dans le dossier que vous avez consacré aux encéphalopathies spongiformes (numéro 177 de mai). En effet, dans le schéma de la page 15 sur le test Prionics, vous dites que les bovins porteurs de protéines prions anormales sont immédiatement incinérés. Ceci est tout à fait inexact : l’animal malade mais aussi tout l’ensemble du troupeau auquel il appartient sont abattus à l’équarrissage. Ces animaux sont ensuite transformés en farines et c’est à ce moment que l’incinération intervient.

Votre illustration et votre commentaire laissent croire que la procédure est la même que celle employée dans l’épizootie de fièvre aphteuse. »

A. Scouarnec – Gurunhuel (Côtes d’Armor)

 

 

 

Vous avez tout à fait raison. Le schéma auquel vous faites référence détaille le principe de fonctionnement du test. Nous avons donc choisi de concentrer l’information sur le rôle des protéinases K et de l’électrophorèse. C’est pourquoi la conclusion du schéma est succincte (un petit schéma vaut mieux qu’un long discours…), et omet effectivement de préciser que c’est tout le troupeau dont provient l’animal contaminé qui est détruit après avoir été transformé en farine. Cependant, l’encadré « Farines en stock » de la page 14 l’expliquait : « De plume, d’os ou de poisson, [les] farines [qui] ne sont pas issues de matériaux à risques […] devront aussi être incinérées comme les farines produites avec les cadavres des animaux contaminés. » Il est vrai qu’une lecture du schéma hors dossier peut induire des confusions. Nous veillerons à être encore plus clair et rigoureux à l’avenir.