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l'Europe et la vache folle : Où en est la recherche européenne ?
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L’Europe et la vache folle

Où en est la recherche européenne ?

 

Le 16 novembre 2000, les ministres de la recherche des États membres de l’union européenne suggéraient la création d’un groupe d’experts à Philippe Busquin, Commissaire européen responsable de la recherche. L’inventaire complet de l’état de la recherche européenne sur les encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) que ce groupe vient de publier prouve, une nouvelle fois, que les pays européens doivent être solidaires face aux crises. L’antenne bretonne de l’Euro Info Centre en présente ici les principaux aspects.

 

© Catherine PerrotToutes les crises, en particulier celles liées à la santé humaine, nécessitent une évaluation rapide de la situation et un plan d'action définissant des priorités de recherche. Ceci est particulièrement vrai pour l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) : la communauté scientifique européenne a été directement encouragée à mobiliser toutes ses ressources pour apporter les connaissances nécessaires afin de faire face au problème et d’anticiper d'éventuelles épidémies similaires.

Comme la plupart des pays européens sont concernés par les EST, un ensemble commun de mesures de santé publique, de standards d'analyse et de procédures de diagnostic devait être mis en place. La Commission a déjà pris plusieurs initiatives dans ce domaine, notamment par le biais d’un plan d’actions doté de 50 millions d'Euros lancé en 1996.

Aujourd’hui, de nombreux travaux de recherche sur les EST sont en cours en Europe. Ces efforts sont cependant répartis de façon inégale car les approches et l'ampleur du problème sont différents selon les Etats membres. Jusqu'à maintenant, il n'existait aucun inventaire complet des recherches menées en Europe. C’est chose faite puisque le document publié par la Commission européenne identifie les forces et les faiblesses de la recherche dans ce domaine.

 

Manque de communication… et d’échantillons

 

Il met, par exemple, en relief le manque de coordination, de mise en réseau, de communication et d'échange des résultats entre les différentes initiatives nationales. Il montre aussi que les recherches européennes sont handicapées par plusieurs facteurs tels que le manque d'échantillons bien définis, la disponibilité limitée de modèles animaux et de lignées cellulaires et le manque de chercheurs formés.

Sur la base des conclusions de l'inventaire, la DG Recherche de la Commission propose d'apporter un soutien communautaire à certaines activités de recherche. Un prochain appel à propositions devrait permettre d'améliorer la coordination des efforts de recherche, d'ouvrir davantage les activités en cours et d'accroître l'effort de recherche sur certaines priorités telles que le développement de tests vivants, l'inactivation des prions, la transmission des EST chez les animaux et les risques pour l'homme. Dans un contexte très spécifique, la crise de l'ESB montre l'urgence et la nécessité pour l'Union de se doter d'un Espace européen de la recherche.

 

EURO INFO CENTRE BRETAGNE

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Rens. Caroline Robert

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