In Vivo Environnement expertise le littoral

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In Vivo Environnement expertise le littoral
Mesure des pollutions organiques dans l'eau de Brest

 
In Vivo Environnement expertise le littoral
Plongeurs et scientifiques ont la côte


Créée il y a quatre ans, cette jeune start-up qui réunit des scientifiques de haut niveau s’est spécialisée dans les études d’impact en milieu marin. Rencontre avec une équipe de passionnés.


 
 pour étudier le littoral, il faut savoir se jeter à l'eau : tous les scientifiques d'In Vivo sont titulaires du brevet de plongée. (photo : In Vivo Environnement)
Scientifiques ou plongeurs ? Pour l’entreprise In Vivo Environnement, la question ne se pose pas : les six salariés, tous âgés de moins de 35 ans, sont bardés de diplômes scientifiques (DEA ou doctorats en océanographie, biologie, éco-toxicologie ou sédimentologie) et sont tous titulaires d’un brevet de plongeur professionnel.
“Cette composition de l’équipe n’est pas un hasard, explique Didier Grosdemange, Directeur associé et créateur de l’entreprise. Pour être parfaitement opérationnels, il est indispensable que nous soyons tous des marins et des plongeurs confirmés. C’est ainsi que nous pouvons assurer une parfaite acquisition des données sur le terrain. Mais surtout, cela nous évite d’oublier, en terriens que nous sommes, que le milieu marin a trois dimensions ! La notion de volume doit en effet être sans cesse prise en compte dans nos études et nos modélisations ”.


Bureau d’étude spécialiste des expertises techniques et scientifiques dans le domaine marin littoral, In Vivo Environnement intervient sur toutes les côtes. Depuis les études d’impact des dragages jusqu’aux aménagements portuaires et littoraux, en passant par la gestion des déchets portuaires, le champ d’activité de la société est très large. Pour le couvrir, In Vivo a investi un million de francs (154 000 Euros) dans d’importants moyens pour les études de terrain (parc de navires, sonars, robots, carottiers) mais aussi dans de solides outils informatiques pour traiter, analyser, modéliser et cartographier les données acquises en mer. C’est dans ce même esprit que la société s’est dotée d’un laboratoire d’électronique destiné à concevoir des appareillages spécifiques à chaque mission, d’un vaste atelier de réparations du matériel et d’un laboratoire de biologie pour déterminer les espèces collectées (faune et flore). Pour loger tout cela, l’entreprise vient de s’installer dans de spacieux locaux.

 
 La notion de volume doit toujours être prise en compte dans les modélisations du littoral. (C. In Vivo Environnement)
  L e littoral reste méconnu
Mais l’enthousiasme de l’équipe est parfois tempéré par la réalité sur le terrain. “Dans notre travail, nous avons découvert deux choses surprenantes, ajoute Didier Grosdemange, la première, c’est qu’en France, nous connaissons très mal notre littoral. Il existe très peu d’études scientifiques sur le milieu côtier et il est étonnant de comparer les moyens mis à la disposition des études hauturières par rapport à ceux qui sont consacrés aux côtes ! La seconde surprise, c’est la méconnaissance du littoral par un certain nombre de décideurs. La loi oblige les aménageurs à réaliser des études d’impact sur la faune, les courants ou les sédiments, mais beaucoup ne les font exécuter que pour obtenir une caution scientifique indispensable à leur projet. Les intérêts économiques en jeu semblent bien souvent oblitérer les enjeux environnementaux. Or, le littoral est un milieu relativement fragile. Il est le patrimoine de tous, et l’agresser, c’est menacer à terme le tourisme et la pêche.” Pour l’équipe d’In Vivo, la protection de l’environnement est une réelle priorité. “Souvent, les mairies ne font pas de prévisions à plus de cinq ans, c’est-à-dire le temps d’un mandat. Pourtant, la nature évolue lentement et discrètement. Nous proposons régulièrement des études plus fines, mais comme elles ne sont pas obligatoires, nos clients n’en voient pas toujours l’intérêt. Nous devons faire un véritable travail pédagogique de sensibilisation à l’environnement. Le message commence à passer, mais il reste encore beaucoup d’inertie.”
Malgré ce contexte, In Vivo a réalisé trois millions de chiffre d’affaires en 2000 et multiplie ses études parmi lesquelles l’entreprise cite comme autant de références prestigieuses le bilan des dragages de la Loire, l’inventaire Européen et Nord Américain des méthodes de curage, traitement, transport et élimination des sédiments fluviaux, l’étude d’impact de l’aménagement d’une partie du port autonome de Marseille, ou la modélisation de la dispersion de déblais immergés à La Rochelle.


 
 Etude du fond par des plongeurs d'In Vivo (c. In Vivo Environnement)
Jean François Collinot

Contacts :
In Vivo Environnement,
ZA la Grande Halte, 29 940 La Forêt-Fouesnant.
Tél. 02 98 51 41 75
info@invivo-environnement.com
http://www.invivo-environnement.com