Rennes Atalante La Technopole Position

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Rennes Atalante La Technopole Position

 
Rennes Atalante

La technopole position


L’année 2000 s’avère excellente pour la technopole Rennes Atalante, autant pour la création d’emploi que pour l’implantation de nouvelles entreprises. Profitant de la croissance exceptionnelle du secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication, Rennes Atalante réalise son meilleur résultat et concurrence Sophia Antipolis.


 
 Jacques de Certaines et Jean Romand lors de la publication du bilan 2000 de Rennes Atalante : 2312 emplois crées en 2000 dans les entreprises de la technopole Rennes Atalante (c. Rennes Atalante)
Favoriser l’innovation technologique contribue sans doute à rester en avance sur son temps : l’association Rennes Atalante n’a pas attendu la Saint-Sylvestre pour publier, le 29 novembre dernier, son bilan de l’année 2000. Les résultats n’en sont pas moins excellents et dépassent même les estimations. « Il y a un an, nous pensions que 1999 était notre meilleur millésime et qu’il serait difficile de faire mieux, mais nous progressons cette année de 22,3 % en termes d’emplois créés grâce aux 2312 nouveaux emplois générés par les entreprises adhérentes à notre association, se félicite Jacques de Certaines, président de Rennes Atalante. Un autre élément nous permet d’affirmer que 2000 est notre meilleur cru, ce sont les 44 nouvelles entreprises arrivées sur la technopole cette année ».
Jean Normand, vice-président de Rennes Métropole chargé du développement économique, décortique ces chiffres en fonction de la localisation : « Les entreprises adhérentes à la technopole Rennes Atalante ne sont pas toutes situées sur les sites de Beaulieu, Villejean et Champeaux de ladite technopole : il faut donc aussi regarder les résultats par rapport à la métropole. À l’extérieur de celle-ci, c’est 728 emplois qui ont été créés. À l’intérieur de Rennes Métropole, sur les 1584 emplois nouveaux, 610 le sont hors des sites ».

  4 4 nouvelles entreprises
Sur ou hors site, cette croissance vient principalement du secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) : il correspond à 95% des emplois créés, et 37 des 44 nouvelles entreprises ont une activité liée à ce secteur (voir encadré). Parmi les autres sociétés, 4 appartiennent au secteur des sciences de la vie (agro-alimentaire, santé, environnement) et 3 ont une activité de service.
Sur ces 44 entreprises nouvellement implantées, on dénombre 26 start-up, dont 22 sont liées à l’Internet, aux services télécoms et informatiques ou à l’électronique. Toutes sont caractérisées par des projets ambitieux sollicitant du capital-risque important et une technologie très avancée. Ces résultats, en termes d’emplois et de nouvelles implantations placent la technopole rennaise en concurrence avec Sophia Antipolis à Nice dans le domaine des NTIC. Mais Rennes Atalante n’a pas encore la stature internationale de sa rivale du Sud, en raison notamment de l’absence d’un aéroport international ou d’enseignement secondaire en langue anglaise qui sont autant d’arguments pour attirer des cadres japonais ou américains.

  C rise du logement
Néanmoins, un tel développement pose des problèmes de place :14 nouvelles entreprises se sont implantées à Beaulieu, Villejean ou Champeaux pour 30 implantations en dehors. « Champeaux explose, ajoute Jean Romand, mais la commune de Cesson se montre à nouveau prête à discuter pour accueillir des entreprises sur le site des Champs-Blancs ». Une urgence car dix entreprises sont en attente d’implantation. « Et il ne faut pas perdre de vue que nombre d’entre elles veulent être proches des autres acteurs économiques pour des raisons de visibilité », précise Jacques de Certaines.
L’association Rennes Atalante elle-même commence à se sentir à l’étroit dans ses murs et le projet de création d’une maison internationale de la technopole se précise. Plusieurs organismes comme le CNRS, l’Inserm, l’INPI et le Critt Santé seraient intéressés pour se regrouper au sein d’un grand projet architectural. Un projet d’étude de faisabilité a été soumis au Conseil d’administration. La première pierre ne sera pas posée avant 2003. Si un site est trouvé.

Marc-Antoine Martin

contact :
Mme Corinne Bourdet
Tél : 02 99 12 73 73
E-mail : technopole@rennes-atalante.fr
http://www.rennes-atalante.fr


  L ’incubateur Emergys

L’année 2000 a aussi été marquée par le lancement de l’incubateur d’entreprises baptisé « Emergys » destiné à faciliter la création d’entreprises de technologies à partir de la recherche publique. Labellisé en septembre 1999 par le Ministère de l’éducation, de la recherche et de la technologie qui le finance au départ à hauteur de 3,75 millions de francs répartis sur trois ans (7 millions aujourd’hui), Emergys a vu ses orientations définies en janvier 2000. En une année, 15 projets ont été retenus et sept entreprises sont nées. Regroupant initialement Rennes, Lannion, Lorient, Emergys a été élargi au zoopôle de Saint-Brieuc en juillet et s’ouvrira à Brest et Quimper en 2001. Il couvrira alors l’ensemble des acteurs de la recherche publique de Bretagne soit 4 universités et 22 écoles d’ingénieurs.


  L es nouvelles entreprises sur les sites de la technopole Rennes Atalante

Les 14 nouvelles entreprises installées sur les sites de la technopole ont une activité de SSII (Altior, Applicatifs Réseaux Systèmes), dans l’Internet et l’informatique (Compate, Intranode, L2T, Morse, Native technologies, Sitagri.com, Westcast Systems, Wokup !), les télécoms (Qositel, Telip) ou dans l’ingénierie de l’environnement (Alidade) et les biotechnologies (Genesystems).


  L es plus gros employeurs

Ils ont créé chacun plus de 50 emplois en 2000 : Mitsubishi Electric, Transpac, Sorep, Alten, Cegetel, Thomson Multimédia, cap Gemini ernst & Young, BI2S