Les algues, une histoire bretonne

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Les algues, une histoire bretonne
Les algues vertes suivies à la trace
Rendre le plastique biodégradable
Neuf équipes européennes pour deux algues
Trois algues pour mieux vivre la ménopause
Les microalgues grandissent à l'Île-Grande
Biomelez récolte la crème des algues
Une algue contre le vieillissement de la peau
Microalgues toxiques : l'Ifremer aux aguets
La surveillance depuis Concarneau
Des algues au secours du blé
Le trésor de deux algologues du XIXe
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Les algues, une histoire bretonne

© PBCG / GOEMAR, Nicolas GuillasLes eaux bretonnes abritent plus de 500 espèces d'algues. Ce champ unique en Europe est parcouru par une flotille de 48 goémoniers et des centaines de pêcheurs à pied. Chaque année, ils récoltent 70 000 tonnes d’algues, surtout dans le nord du Finistère. Ces algues sont intégrées dans nos objets quotidiens ou dans les cosmétiques. Et surtout dans l'alimentaire, pour la texture et l'arôme.

Pour découvrir de nouvelles molécules, extraites des algues, les recherches se multiplient aujourd’hui en Bretagne. Le Ceva, à Pleubian (22), est la plus importante structure de recherche sur les algues en Europe. Ce dossier présente ses recherches actuelles, qui auront des applications notamment pour la conservation des aliments ou la conception de plastiques biodégradables. Côté cosmétique, Secma biotechnologies marines, à Pontrieux (22), a découvert qu’une algue a des propriétés similaires à celles de la DHEA ; Océalys, à Plouzané (29), récolte elle-même ses algues à Molène pour ses cosmétiques. En agriculture, le nouveau produit aux algues de Goëmar, à Saint-Malo (35), aide le blé à mobiliser ses défenses naturelles. En médecine, les microalgues sont aussi intéressantes : la Somaig, à l’Ile-Grande (22), y cherche des molécules anticancéreuses.

Mais les algues sont parfois une source de nuisances. Chaque été, les marées vertes envahissent certains sites de la côte. L’an dernier, plus de 50 000 m3 d'algues vertes ont été ramassés. Pour le combattre, ce phénomène doit d’abord être bien compris : c’est une autre mission du Ceva. D’autres algues posent problème, les microalgues toxiques, dont se nourrissent des coquillages ; un réseau national les surveille, coordonné par l’Ifremer. Enfin, ce dossier rappelle l’intérêt que les hommes du XIXe siècle portaient déjà pour les algues et donne des idées de sorties, cet été, pour les découvrir de plus près.