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Microalgues toxiques : lIfremer aux aguets
Les coquillages des côtes bretonnes sont parfois touchés par des algues microscopiques toxiques. Leur consommation est alors interdite. Catherine Belin, de lIfremer de Nantes, coordonne le réseau de surveillance français.
En mai dernier, les coquillages de lestran de la mer dIroise et de la rivière de lAven étaient interdits au ramassage, en raison de la présence dune microalgue toxique. « Dinophysis touche chaque année les côtes Ouest et Sud de la Bretagne, explique Catherine Belin, coordinatrice du réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (Rephy). Le Rephy observe les microalgues et surveille les coquillages dans leur milieu naturel, depuis 1984. Sa création fait suite aux 3000 cas dintoxications diarrhéiques, dues à la consommation de coquillages toxiques, en Bretagne Sud en 1983». Le réseau national, géré par lIfremer, est constitué de 12 laboratoires de surveillance(1) sur le littoral français. Il observe et surveille lensemble des populations de phytoplanctons, toxiques ou non. La base de données ainsi constituée est unique en Europe.
« Depuis 20 ans nous constatons une explosion des cas de phytoplanctons toxiques dans le monde, ajoute-t-elle. Mais il reste difficile de comparer les données, car il y avait alors moins de mesures. Aujourdhui encore, de nombreux pays nont aucun réseau de surveillance ». Depuis un an, laction du Rephy sest développée pour un maximum de sécurité. Les tests sur souris sont plus sévères, les huîtres sont soumises aux tests diarrhéiques, depuis lapparition de cas douteux dans dautres pays. La coquille Saint-Jacques est également surveillée pour toutes les toxines. « Il est difficile de savoir comment cela va évoluer pour les années à venir, car les cas ne diminuent pas sur les côtes de nos voisins européens », conclut Catherine Belin. Le Rephy reste en éveil.
V.T.
(1) Chaque laboratoire a sa portion de côte à surveiller. Saint-Malo surveille, par exemple, la Bretagne Nord, et Concarneau le Finistère (lire ci-dessous).
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Les dangers pour lhomme
Parmi les espèces constituant le phytoplancton marin, seules quelques-unes produisent des toxines. Les coquillages de consommation courante se nourrissent de phytoplancton : ils concentrent les toxines dans leurs tissus, doù un danger pour lhomme. En France, les trois algues principalement toxiques pour le consommateur de coquillages sont : Dinophysis, qui produit des toxines diarrhéiques, Alexandrium, aux effets paralysants et Pseudo-nitzschia aux effets amnésiants. Le Rephy observe ces microalgues toxiques et analyse les coquillages, en collaboration avec les laboratoires vétérinaires et le laboratoire national de référence des biotoxines de lAgence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).
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Contact :
Catherine Belin,
Ifremer Nantes,
tél. 02 40 37 41 10, Catherine.Belin@ifremer.fr
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