La surveillance depuis Concarneau
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La surveillance depuis Concarneau A lIfremer de Concarneau, la traque aux algues toxiques redouble pendant lété. La lumière, la chaleur et parfois leutrophisation du milieu favorise leur développement.
L'étude préalable des échantillons d'eau permet de déterminer les sites où il est nécessaire d'analyser les mollusques.
La station Ifremer de Concarneau travaille à la détection du phytoplancton toxique dans les eaux finistériennes, tout au long de lannée. Dès larrivée de la belle saison, lorsque la température et lintensité lumineuse augmentent, les risques de bloom sont présents : les périodes de prolifération de ces microalgues correspondent ainsi à la saison touristique. La prolifération du phytoplancton est parfois telle que leau présente des tâches colorées à sa surface (phénomène des « eaux rouges » par exemple). Et si ces algues sont dangereuses pour lhomme, elles peuvent également lêtre pour lenvironnement. « Quand un site présente de manière prolongée une très forte concentration de microalgues, explique Guy Piclet, directeur de la station de Concarneau, cela peut avoir des répercussions sur les coquillages présents, qui ne peuvent pas se déplacer et qui se retrouvent dans un environnement pauvre en oxygène. On a même vu des poissons plats remonter à la surface pour tenter de trouver de loxygène ! ».
L'algue Dinophysis, qui ne mesure que 60 micromètres de long, peut être responsable de troubles digestifs après ingestion.
Afin danalyser les eaux finistériennes, des prélèvements deau sont effectués toutes les semaines sur plus dune soixantaine de sites. Si lanalyse de ces échantillons deau révèle la présence dune algue toxique, un prélèvement de coquillages est effectué. Les tests sont alors effectués sur des souris ou par voie chimique (chromatographie HPLC). Un avis est émis par la station auprès de la préfecture, qui peut prendre la décision dinterdire, ou dautoriser à nouveau, la collecte et la vente des coquillages, en se basant sur des normes européennes. Lenjeu est de taille pour les producteurs : leur activité peut être inhibée pendant plusieurs semaines durant la saison touristique. Mais comme le remarque Guy Piclet : « Ils comprennent volontiers la situation et préfèrent arrêter temporairement leur activité, plutôt que de risquer un accident qui ferait une mauvaise presse à toute la filière. ». La saison sera donc sous haute surveillance, les scientifiques veillant sur nos petits plaisirs gastronomiques estivaux ! V.D.
LIfremer effectue des prélèvements déchantillons deau pour détecter la présence de Dinophysis. Crédit : Vincent Derrien
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