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Les échos de l'Ouest
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Boost voit la mer en haute résolution

Photo : Boost TechnologiesLa jeune entreprise Boost technologies a reçu, le 17 juillet, le label Réseau national terre et espace, du ministère de la Recherche. Une reconnaissance pour la société brestoise, née en décembre 2002, spécialisée dans la surveillance océanique par satellite radar haute résolution. L'aide financière qui accompagne le label va servir pour la valorisation des données d'observations de l'environnement marin, issues d'images satellites, de bouées et de modèles numériques. L'ensemble des données sera consultable sur une plate-forme dynamique, en temps quasi réel ou en prévisionnel. Le serveur permettra la visualisation interactive des données et le suivi de l'analyse de phénomènes tels que la mesure de la houle, des champs de vents (photo) ou la simulation de dérives de polluants. Cet outil peut intéresser le Shom, le Cedre ou l'Ifremer, notamment pour la recherche ou l'observation des marées noires. Il se veut aussi grand public avec des perspectives de modules éducatifs ou de jeux interactifs. Pour ce projet qui débute à l'automne, Boost technologies s'associe aux compétences de Diateam (gestion de base de données) et Virtualys (réalité virtuelle), sur le site du technopole Brest-Iroise.µ

Rens. : Vincent Kerbaol,
tél. 02 99 00 23 02,
contact@boost-technologies.com


Technologies innovantes : Caps récompensée

Les prix du 5ème concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes ont été décernés, le 1er juillet, par la ministre de la Recherche, Claudie Haigneré. Le jury a sélectionné 193 projets sur les 1439 candidats. Parmi les 6 lauréats bretons, la société d'informatique rennaise Caps entreprise a été récompensée pour la deuxième année consécutive. La société développe des logiciels pour le calcul scientifique et pour les systèmes informatiques embarqués, tels que le téléphone portable ou le décodeur numérique. Cette technologie ajoute plus de fonctionnalités, tout en réduisant les coûts de conception des produits. L'aide financière du concours va financer le développement des prototypes, afin d'obtenir un logiciel informatique complet d'ici deux ans. Issue de l'Irisa, l'équipe de 6 employés de Caps entreprise devrait passer à 8 ou 10 en début d'année 2004.

Rens. : Caps entreprise,
tél. 02 99 27 88 56,
www.caps-entreprise.com


 Courants marins : une énergie à revendre

Photo : Hydrohelix EnergiesLa jeune société quimpéroise Hydrohélix énergies veut créer une filière industrielle pour exploiter l'énergie des courants de marée. L'idée est de plonger des turbines (8m de diamètre, 7 tours/minute) où les courants sont forts, par exemple dans le raz de Sein, pour produire de l'électricité. "C'est la même technologie que l'éolien, appliquée à la mer, explique Hervé Majastre, co-fondateur d'Hydrohelix avec Jean-François Daviau. Cela se fait sans barrage, sans modifier le paysage. Et la ressource est indépendante du climat". Une étude de l'Ifremer (Crema) a montré que cette énergie propre génère toutefois des ultrasons, répulsifs pour les poissons. L'entreprise cherche à développer les collaborations scientifiques et à financer des thèses pour étudier tous les impacts sur l'écosystème. Aidé par l'Ademe, Hydrohelix collabore notamment appuyée avec l'Ensieta de Brest, pour l'architecture des turbines. "Notre secteur est géré selon les lois de l'éolien off-shore et nous attendons que l'Etat nous précise notre marge de manœuvre, afin que les entreprises se lancent. Le marché est évalué, en France, à 6 milliards d'euros". L'entreprise y croit d'autant plus que les concurrents anglais-saxons sont en phase d'équipement. Et que les courants de Bretagne représentent le tiers du potentiel de cette énergie en Europe.

Contact : Hydrohelix énergies,
tél. 02 98 10 12 35,
e-mail :
hydrohelix-energies@wanadoo.fr