Dossier du mois : L'imagerie scientifique

ACCUEIL > Sciences Ouest > Année 2005 > 219 > Dossier du mois : L'imagerie scientifique
Europia, un regroupement de compétences rennaises en imagerie scientifique
De l'acquisition des images à leur modélisation
Quand le porc est le modèle de l'Homme
L'IRM pour aller au coeur des produits alimentaires
L'imagerie à la croisée des chemins de trois disciplines
Des molécules reporters pour voir vivre les cellules
Onis, parc technologique haut de gamme pour l'imagerie analytique
L'imagerie au service de l'environnement
Pour en savoir plus

 

 

L'imagerie scientifique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir au cœur des échantillons

L'imagerie scientifique bouge. Le grand public la connaît surtout dans son utilisation médicale. Scanner, scintigraphie, doppler, on a tous dans notre entourage quelqu'un qui a été "imagé" si on ne l'a pas déjà vécu soit même. On ne sait pas très bien comment tout cela fonctionne mais les images nous ont souvent bluffés. L'imagerie montre ce que l'œil ne voit pas. Pas seulement ce qui est caché, mais aussi les différences de composition, de température, de pH, de concentration, de densité. Tout ce qui peut faire l'objet d'une mesure peut être imagé. Et on comprend tout l'intérêt de ces images pour les scientifiques. Comment pourraient-ils ne pas rêver de voir au cœur de leurs échantillons, d'en connaître la composition sans avoir à les broyer pour les analyser, comment pourraient-ils ne pas rêver de ces ‘yeux' si performants qu'ils peuvent suivrent un phénomène biologique à l'intérieur même d'une cellule vivante. En révéler les mécanismes les plus intimes tout en la laissant vivre... Et du rêve à la réalité, il n'y a désormais presque plus qu'une question d'argent, car les équipements existent. Ils existent mais ils sont très sophistiqués et très chers. Et c'est là que l'on parle de structuration de la recherche, de réseau d'excellence, de pôles de compétences.

Sciences Ouest vous avait présenté Ouest-genopole® (n°186, mars 2002), et le Cancéropôle (n°211, juin 2004). En imagerie aussi la recherche se structure pour pouvoir se doter d'équipements haut de gamme qui profitent à tous. Dans l'agglomération rennaise, les collectivités locales, universités, organismes de recherche travaillent de concert pour équiper des plates-formes techniques d'outils de pointe dans toutes les méthodes d'imagerie : spectrométrie de masse, nanoSims, scanner X, RMN/IRM, multiphotonique, microscopie de fluorescence... Va-t-on parler d'imagerie rennaise comme on parle d'aérospatial toulousain ? Pas encore. Certes, des rapprochements se sont déjà opérés entre différentes équipes et disciplines pour répondre à un besoin en équipement d'imagerie. C'est le cas de la plate-forme Prism, opérationnelle depuis plusieurs années. Le rapprochement de physiciens, biologistes et chimistes est à l'origine de Pixel, une toute jeune plate-forme en multiphotonique. Une troisième plate-forme s'est montée, Onis, dans une démarche très différente : constituer un parc technologique haut de gamme en imagerie analytique. Trois plates-formes qui ont en commun l'imagerie scientifique et que l'Université de Rennes 1 englobe dans un ensemble baptisé Europia : Europole en imagerie analytique et fonctionnelle.

Ce dossier propose un aperçu des avancées promises par l'imagerie scientifique, une présentation des spécificités des plates-formes techniques et des questions qu'elles posent à la communauté scientifique.

Christelle Garreau