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Les relations socio-économiques de l'Irisa
Le parcours sans fautes
de Nathalie Cammas

Nathalie Cammas, jeune recrue de France Télécom R&D, travaille sur le codage vidéo.
Lors de sa thèse à l'Irisa, nathalie Cammas a bénéficié d'une bourse Cifre ( Convention industrielle de formation pour la recherche), financée par France Télécom. Une entreprise qu'elle a aujourd'hui intégrée. Son histoire montre toute l'importance des partenariats entre recherche et entreprises.
Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur informatique à l’Ifsic [1], Nathalie Cammas postule sur un sujet de thèse qui l’intéresse particulièrement : le codage vidéo. Il s’agit de réduire le volume des images vidéo en enlevant les informations inutiles ou redondantes pour pouvoir les transmettre plus facilement, notamment vers les mobiles. « Le sujet qui m'intéressait était proposé avec un financement par une bourse Cifre. Quand ma candidature a été retenue, on m'a prévenu qu'il était plus difficile de poursuivre une carrière académique après une thèse Cifre. Mais j e ne me suis pas arrêtée sur les perspectives. »
À ce moment-là, elle sait pourtant que la politique de France Télécom n’est pas d’embaucher ses thésards. Elle commence ses recherches, encadrée par un chercheur de l’équipe Temics de l’Irisa et un cadre de France Télécom. Une situation qui peut devenir délicate quand il faut répondre à des demandes parfois incompatibles des deux parties. « J’ai eu la chance que mes responsables de thèse soient géographiquement proches. Qu’ils se rencontrent, qu’ils discutent des orientations de la thèse pour que le sujet reste cohérent et intéressant aussi bien pour l’Irisa que pour France Télécom ».
Sujet d’actualité
De fait, la collaboration a été efficace et le sujet reste d’actualité puisqu’après la thèse de Nathalie, un autre thésard poursuit le sujet chez France Télécom. Autre bonne nouvelle : la politique de recrutement de France Télécom ayant changé [2], Nathalie a pu briguer un poste au sein de la R&D. « Il y avait d’autres candidats, mais le travail était dans la lignée de ce que j’avais fait en thèse, avec les mêmes applications derrière. Finalement, j’étais un thésard spécialisé, opérationnel tout de suite ».
CG.
[1]Ifsic : Institut de formation supérieure en informatique et communication.
[2]France Télécom a doublé le recrutement de thésards en 2004. Actuellement, il y a environ 250 thésards au sein de la R&D.
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