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Les relations socio-économiques de l'Irisa

Le rayonnement de l'Irisa en France

Christelle Garreau
Paul Le Guernic, directeur de recherche.

 

Rien de tel qu’un réseau pour marier avancées scientifiques, besoins du marché et transferts de technologie et doper l’innovation. C’est du moins ce que cherche à faire l’État en créant les réseaux nationaux de recherche et d’innovation, dans lesquels l’Irisa est très impliqué.


 
On les appelle les RNXX. Les Réseaux nationaux visent à rapprocher la recherche publique et les entreprises, dans leur intérêt mutuel. « Ça marche dans les deux sens : la recherche publique a besoin des entreprises pour transférer ses technologies et les entreprises ont besoin des scientifiques pour lever des verrous technologiques en inventant de nouveaux outils, assure Paul Le Guernic, directeur de recherche dans l’équipe Espresso (systèmes communicants). Je crois aux vertus de ces réseaux, c’est pour cela que je m’y investis ». Non seulement l’Irisa répond à de nombreux appels d’offres des RN, mais l’institut prend aussi part à leur fonctionnement. Les trois réseaux dans lesquels il est le plus impliqué sont le RNRT, le RNTL et le RIAM (voir tableau ci-contre). Paul Le Guernic est vice-président technique du RNTL. Claude Labit est le directeur du RIAM.
Tous fonctionnent de façon similaire. Ils sont indépendants les uns des autres dans leur fonctionnement et dans les choix de leurs priorités. Mais ils se concertent pour définir certains axes de recherche qui peuvent être communs aux trois. Un réseau lance en général un appel d’offres par an. En 2005, près de 150 projets ont répondu à celui du RNTL. Chaque projet est étudié par deux experts, et parfois plus. Puis, ceux qui sont sélectionnés sont proposés pour une labellisation au comité d’orientation du RNTL. Les projets labellisés obtiennent alors un financement de leur ministère de tutelle. « Toutefois, il arrive qu’un projet labellisé n’obtienne rien. En 2004, aucun projet labellisé n’a obtenu de financement, dans aucun des réseaux. Beaucoup de temps et d’énergie dépensés pour rien. On n’a pas eu d’explication. » La raison d’État sans doute…
« Pour 2005, on n’était sûr de rien. Cela s’est débloqué tardivement. Il a fallu aller très vite pour faire l’appel d’offres. Actuellement les projets sont en cours d’évaluation. Une trentaine devrait être labellisée ».
La nouvelle Agence nationale de recherche (ANR), créée en février, va peut-être changer la donne. Elle est censée financer[1] aussi bien des projets en biologie et santé, qu’en télécommunication et multimédia, aussi, la concurrence entre les différentes disciplines sera plus visible. « On ne sait pas encore très bien comment cela va évoluer, qui va définir les priorités pour les appels d’offres. Si les réseaux deviennent des ‘exécutants’ de l’ANR, ils vont perdre beaucoup de leur intérêt… »

C.G.
[1] L’ANR dispose pour 2005 de 700 millions d’euros.
 

 

Contact : Paul Leguernic, RNTL, tél. 02 99 84 72 42, Paul.le_Guernic@inria.fr