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TIC à Rennes : des entreprises s'organisent en fondation
 François Bodin, fondateur de Caps Entreprise et Véronique Verdon, chargée des relations internationales de l'Irisa.
Créée en 2003 par trois entreprises rennaises, la fondation Michel Métivier, hébergée à l’Irisa, a pour but de tisser des liens durables entre les mondes de l’université et de l’entreprise. Tout un programme !
Un fait souvent reproché au monde académique est son manque d’échanges avec le monde économique et en particulier celui de l’entreprise. En 2003, trois sociétés implantées à Rennes relèvent le défi : France Télécom R&D, Mitsubishi Information Technology et Thomson R&D se regroupent autour de l’école doctorale Matisse de l’Université de Rennes 1 –mathématiques, informatique, électronique et traitement du signal -, pour créer la fondation Métivier, du nom du fondateur et premier directeur de l’Irisa (voir encadré ci-dessous).
Une première en Bretagne
« Il s’agit d’une fondation d’entreprises sous l’égide de la Fondation de France, expliquent Véronique Verdon, chargée des relations internationales de l’Irisa et François Bodin, professeur à l’Université de Rennes 1 et fondateur de Caps Entreprise, tous deux membres du bureau de la fondation Métivier. Ce label est très important pour nous car c’est une garantie de sérieux et de transparence ». Et s’il existe plus de 500 fondations de ce type sur le territoire français, tous domaines confondus, très peu sont liées à des universités. Cette démarche est donc une première en Bretagne. « En France, les relations entre universités et entreprises s’établissent essentiellement dans le domaine de la recherche, poursuit François Bodin, mais rarement en dehors de toute relation contractuelle. La fondation peut permettre ce dialogue. J’ai récemment assisté à des échanges très enrichissants ».
Un succès fondé
Pour l’heure, la fondation Métivier compte trois entreprises fondatrices et a permis l’accueil dans les quatre laboratoires de l’école doctorale Matisse[1] d’étudiants et chercheurs étrangers de haut niveau. Une jeune chercheuse chinoise est accueillie pour un an par Thomson et l’Irisa, alors qu’un chercheur coréen travaille depuis un mois à l’IETR. Toujours dans le même esprit, la fondation a décerné, pour la première fois cette année, son prix de thèse Cifre (Convention industrielle de formation par la recherche). Attribué à Nathalie Cammas pour ses travaux sur le codage vidéo avec France Télécom R&D et l’Irisa (voir article du dossier page 13), le prix lui sera remis en décembre prochain, à l’occasion de la réunion du comité exécutif de la fondation. Celle-ci soutient par ailleurs les manifestations scientifiques organisées par ses membres et les associations de jeunes doctorants. « Nous nous déplaçons en Bretagne dans les collectivités locales et les entreprises, à la recherche de donateurs, précise encore René Dabard, le président de la fondation Métivier. Nous les incitons à nous aider à poursuivre l’effort car les demandes d’aide sont là ! »
NB
[1] Les quatre laboratoires sont : Le LTSI (Laboratoire de traitement du signal), l’IETR (Institut d’électronique et de télécommunication de Rennes), l’Irmar (Institut de recherche mathématique de Rennes) et l’Irisa (Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires).
Contacts : Véronique Verdon, verdon@irisa.fr. François Bodin, françois.bodin@irisa.fr. www.fondation-metivier.org
Hommage à un grand charcheur rennais

Michel Métivier fait toutes ses études supérieures à l’Université de Rennes 1 où il enseigne ensuite. Directeur de l’unité d’enseignement et de recherche en mathématiques et informatique en 1969, il aura à cœur de faire évoluer les pratiques de recherche et d’enseignement. Il sera notamment à l’origine de la création de l’Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires – Irisa-, dont il sera le premier directeur, en 1975.
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